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Pour marquer leur opposition à la Nuit Africaine, gigantesque manifestation festive, un groupe de militants affiliés à Africains mais citoyens français, a été
interpellé.
Arborant des t-shirts évoquant les multiples guerres, massacres et génocides perpétrés en Afrique sous couvert de l'ONU et de la France, ces militants se
déplaçaient en groupe devant le stade, sans pancartes et ni scander de slogans.
Après leur arrestation ils ont été conduits au commissariat de Bobigny où une vingtaine de sympathisants est allé attendre leur sortie.
Alors que la libération était en cours, tous été gazés au lacrymogène. Une jeune femme est actuellement hospitalisée pour avoir inhalé les gazs envoyés par la
police.Une dizaine de personne est toujours détenue pour manifestation sans autorisation.
Revuedepresse-ci
Le procureur de Ouattara vient d’ordonner le gel des avoirs de 97 personnes proches du président Gbagbo. Cette liste qui intervient après une première liste de 148 personnes publiée en mai dernier est composée de Préfets, sous-préfet, Directeurs d’administration, journalistes, présidents d’Associations de consommateurs, hommes en tenue, etc.
Le Conseil de l’Union européenne vient donc de renouveler les mesures restrictives à l’encontre de certaines personnes. D’où la réquisition le 08 juin du Procureur de la République.
Il s'agit de:
1 – SAM Etiassé, préfet d’Abidjan
2- Georges Gnaba Gnahoré Siaba, sous-préfet de Bingerville
3- Herman ABOA, journaliste
4- Benjamin Zahui, journaliste
5- Gogui Théophile, DG SOGEPIE
6- ANOI CASTRO (Enseignant)
7- Jean Yves Dibopieu, Président SOAP
8- SIDJIRI Bakaba, Directeur Palais de la Culture
9- YOH Claude, Journaliste
11- Mme Kouadio, DRH du Port
12- LIABI Valentin (SOPIE)
13- Assie Florent
14- Gneheri Boizo Christophe (DGA du Port)
15- Claude Franck About, journaliste
16- Mme BIOT Epouse Koua Bernadine
17- Zadé Bouazo Michel
18- Sépou Kacou Anasthasie Laure,
19- Dandan Pierre
20- Gnekré, Joseph Ley Thiérry
21- Tihi Kpao Victor
22- Kouamé Bi Bli Robert
23- N’Guessan Ahepka André
24- Takassi Francis
25- Traoré Massiafi
26- Atsé Atsé Jean Claude
27- Néa Kipré (Enseignant)
28- Koné Harouna (Ministère des Transports)
29- Zingoua Kouadio Franck (Economiste)
30- Abou Touré (Ministre de l’Economie et des Finances)
31- Guehi Blé
32- Lorougnon Maurice (Economiste)
33- Maître Laoune Koita (District d’Abidjan)
34- Achy Valentin (Primature)
35- Kouamé Oi Kouamé Bernard (Ingénieur)
36- Mobio Kouedan Roger
37- Coulibaly Yacouba (Ministre de l’Economie et des Finances)
38- Coulibaly Nadia Epouse Dao
39- Gnahet Jacques (Ministère de l’Intérieur)
40-Ahekpa André (Ministre de l’Industrie)
41- Doukoua Godé
42- Assi Agnan Crepin
43- Toba Blaise
44- Ahouti André Désiré
45- Dago Djahi Lazare
47-Aké Ehouo Joel
48- Deby Dalli Gbalawoulou (journaliste)
49- Lahoua Souanga Etienne (journaliste)
50- Poble Chantal Epouse Golie (Magistrat)
51- Bohui Koué Armand
52- Béonaho Amos (Journaliste)
53- Allali N’Goran
54 – Assi Adon Amedée
55- Kokoré Kouassi
56- Gaudet Saturin
57- Adjehi Ztayé
58-Brou Komoé Marius
59- Dedi Seri (Enseignant)
60- Kacou Jacques (Ministre de l’Equipement)
61- Mme Kassi Marie-Odile
62- Beni Koffi (Ministère de l’Economie et des Finances)
63- Soro Seydou (Ministre de l’Agriculture)
64- Doin Doh Urie
65- Koudou Djagoran Constant
66- Mme Apia Née Kouassi Ahou Sophie
67- Fian Albert
68- Bancouly Yapi Jean Marcelin
69- Adja Kouassi Jules
70- Mme Bako Epouse Likikouet Odette Sauyet
71- Hubert Oulaye
72- Alexandre Assemian
73- Ble Lavry (DGA Trésor)
74- Zagbaï Tapé Arnaud (BNETD)
75- Ouattara Sié (Ministre de l’Economieet des Finances)
76-Manou Dadjet (Ministère des Mines)
77- Kipré Gnongbo (Ministère de l’Industrie)
78- Touré Aboubacar (Ministère des Mines)
79- Kodei Gnahoré (Ministère de l’Industrie)
80- Réné Déoni-Segui (Enseignant)
81- Assemian Alexandre Clovis (Cabinet 1er Ministère)
82- Michel Hebert (DG Commium)
83-Nizar Dahoul (PCA Commium)
84- Kacou Guibehi (payeur general du Trésor)
85- Antoine Nimba Kocounseu (agent comptable central des dépôts du trésor)
86- Jacques Assahoré Konan (agent comptable de la dette publique)
87- Hien Charlemagne (C.I.E)
88- Djama Pierre Edmond Jacques (Magistrat)
89- Mousso Gnamien Paul (Magistrat)
90- Tayoro Franck Timothée (Magistrat)
91- Zahui Marcelin (D.G de l’ex –CECEP nouvellement CNC)
92 – A. Félix Tyeoulou –Dyela (Ex-Secrétaire Général du Gouvernement)
93- Mme Abadi Blandine (ex-Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement)
94- Mme Dogbo Dobli Esther Desirée (ex-Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement)
95- Nokou Ange (Chef de service communication Gendarmerie Agban)
96- Gnahoré Akaï (Adjudant Chef à la Présidence)
97- Nassa Dakoury (Préfet de Yamoussoukro)
Les banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire ont été invités à empêcher tous mouvements financiers sur les comptes bancaires appartenant aux personnes ci-dessus mentionnées et d’interdire jusqu’à nouvel ordre toutes transactions sur les actions, obligations et autres titres détenus par lesdites personnes.
Les exactions continuent à Yopougon malgré les appels de réconciliation des nouvelles autorités ivoiriennes. Des jeunes de l’ancienne majorité présidentielle (LMP) en ont fait les frais mardi dernier au quartier « cité Bracodi » derrière Niangon-Nord. Selon les témoignages des habitants, tout est parti d’une dénonciation faisant état du retour de certains militants LMP à leurs domiciles respectifs. Ainsi, des éléments de FRCI à bord d’un cargo ont fait irruption dans ledit quartier, en grand nombre et armes aux poings aux environs de 13h. Pendant une heure, sous le prétexte de rechercher des armes, ils ont fouillé de fond en comble les habitations des militants pro-Gbagbo. Aucune maison n’a été épargnée. Si les visiteurs du jour, visiblement surexcités et inutilement arrogants n’ont rien trouvé de compromettant dans les domiciles qu’ils ont bien répertoriés, ils s’en sont en revanche pris aux jeunes LMP trouvés sur place. Emmenés de force sous la menace des armes, ces jeunes gens ont été battus à sang et torturés par les éléments de l’équipage de l’expédition punitive des FRCI. Après leur sale besogne, ils se sont retirés du quartier.
Didier Kéi
Ceci s'est passé hier dans le célèbre camp de la gendarmerie d'Agban.
Des éléments des forces pro-ouattara, en manque de carburant, font irruption dans le camp avec leurs véhicules en passant par le petit portail du côté de l'hôpital des impôts. Il faut signaler que ce portail, depuis quelques jours, reste ouvert pour mettre aux habitants de ce camp d'effectuer leurs différentes courses et d'y recevoir de la visite.
Les gendarmes qui étaient de garde ce jour-là ont d'abord pris leurs visiteurs pour des frères d'armes appartenant aux forces de défense et de sécurité de l'armée nationale (FDS). Après vérification, ceux-ci vont se rendre compte qu'il en était rien. Sans attendre, un gendarme alerte ses camarades par ces mots "ce sont des frci". La réaction sera immédiate. Comme s'ils s'attendaient à cette visite, dans les secondes qui vont suivre, les éléments des frci seront encerclés et priés de quitter immédiatement les lieux. Ce qu'ils vont faire sans insister.
Avec la rapidité de la gazelle, les éléments des forces pro-ouattara vont embarquer dans leurs véhicules et rebrousser chemin sans avoir pris le moindre carburant.
Voici une scène qui montre bien que le régime de Ouattara n'a aucune véritable assise dans l'armée nationale. c'est la raison pour laquelle il s'appuit sur sa milice et le soutien des forces françaises stationnées en Côte d'Ivoire. Mais cela durera combien de temps?
"Ouattara. L’homme n’a manifestement ni vision ni charisme, ni épaisseur ; pis, lorsqu’il parle
des Ivoiriens, on ne sent, dans sa voix monocorde de bureaucrate de la bourse mondiale, nulle présence de celui qui veut unir le passé, le présent et l’avenir. Impossible unité, impossible
liaison donc de cet homme avec cette terre, avec ce peuple de Côte d’Ivoire. On ne l’imagine pas sur le trône ; et pourtant le voilà Président. Mais comment donc ? A coup de bombes larguées par
la France sur Abidjan.
Paris débarque, brûle Abidjan, se saisit de Gbagbo et de la fumée des buchers, Ouattara s’élève Président. Ere nouvelle : droit de la force et terreur totale sur la Côte d’Ivoire. Assassinats,
enlèvements, viols, pillages. Simone Gbagbo trainée dans la poussière, martyrisée dans sa féminité ; cruauté innommable : la différence qui sépare l’homme de la bête tout simplement franchie. La
mère de Laurent Gbagbo, Mamie Koudou Gbagbo, âgée de 90 ans, arrêtée ; elle aussi ! Arrêtée, séquestrée et malmenée. Désiré Tagro, ancien ministre, assassiné : l’homme négocie la fin des
hostilités avec les troupes françaises et se présente un tissu blanc à la main ; à quoi aura-t-il droit ? A une balle plantée dans la bouche.
Et Duékoué. Les habitants de Duékoué, génocidés : les hommes, tous les hommes, y compris des gamins de deux ans, alignés massacrés à coup de fusils et de machettes. Et Yopougon, Yop l’insoumise,
bombardée, saccagée, pillée, déshabillée, violée, massacrée. Perquisitions cour après cour, parents mis à genou devant leurs enfants ; exécutions sommaires sur indication, chasse aux Guérés et
Bétés. Combien de morts ? Combien de corps ramassés par la Croix-rouge ? Combien de corps ? Et le village de Sassandra brulé ; et les villages de Abedem et de Drago rayés de la carte. Meurtres
collectifs, meurtres sélectifs, meurtres génocidaires, épuration ethnique ; rafles et torture instituées en règle de gouvernance.
Henri Dacoury Tabley, l’ancien gouverneur de la BCEA0, arrêté, tabassé, torturé ; son corps exposé nu, nié dans son humanité, l’enfer total, enfer filmé ; Affi N’guessan, secrétaire général du
FPI et tous ceux qui refusent la soumission, kidnappés, séquestrés, embastillés, frappés, torturés, bestialisés ; les militants de l’opposition traqués, traqués listes à la main, traqués jour et
nuit, battues organisées, les militants de l’opposition traqués et assassinés tous les jours ; comme si on voulait rendre impossible tout avenir à l’opposition politique.
C’est qu’il s’agit de semer la terreur ; c’est qu’il s’agit non seulement de châtier, de faire gémir les ivoiriens d’avoir voulu l’émancipation, mais aussi de faire perdre conscience à la société
ivoirienne, de la briser, de la modeler dans la terreur ; c’est qu’il s’agit de ramener les Ivoiriens à la case départ, la case esclave avec des méthodes dignes de la gestapo ; c’est qu’il s’agit
de faire comprendre à tous les Africains que la liberté est cause de malheur, de grand malheur et que seule la servitude, que seul l’esclavage est porteur d’avenir ! Ouattara plante donc son
trône dans le sang. Un trône mugissant et prompt au sacrifice humain. Les Ivoiriens sont désormais, de nouveau, bons à dévorer. A dévorer avec leur pétrole, avec leur cacao, avec leur café. Alors
à Paris, on se tait.
Jour après jour, on tue à Abidjan et Paris se tait ; et lorsque la terreur s’incruste jusque dans les corps violés de Yopougon, l’un de ces illustres quotidiens de la place parisienne, toute
honte bue, parle de « traitement de Yopougon ». C’est écrit : rayer des humains, c’est les « traiter ».
Summum d’inhumanité, insensibilité absolue face aux supplices infligés aux Ivoiriens ; silences. Lever le voile sur la nature et la barbarie du pouvoir installé à Abidjan, serait nommer les
responsabilités de la France et révéler, du coup, au monde et au citoyen lambda, ce que Paris, ce que Sarkozy a fait de la Côte d’Ivoire : une terre brutalisée, torturée, massacrée. Crime d’Etat
postcolonial.
Or pourquoi nommer ce crime ? Que vaut le destin, la vie des Ivoiriens face aux intérêts suprêmes de la France ? Pas grand-chose. Mépris cynique et vicieux de la vie humaine. Latitude totale
donnée ainsi au pouvoir de Ouattara de torturer et de tuer ! Impunité assurée d’avance pour les tueurs et les tortionnaires de l’homme installé à Abidjan. Et où, oui, où le refus inconditionnel
et universel de l’assassinat politique, de l’arbitraire, de la torture, de la dictature, de la férocité de la dictature ? Où ?
« L’école française d’Alger » est de retour sur le continent africain ; elle fait des ravages au bord de la lagune Ebrié ; on le sait, et pourtant, silences ; on fait bloc dans le silence autour
de l’homme de la France à Abidjan. Rien vu ; rien entendu.
Mais qu’importe. Qu’importe le jour, le mois ou l’année : Ouattara, l’homme de Paris à Abidjan, partira un jour. Il partira. Le temps de Ouattara finira. Il n y a pas d’avenir dans l’histoire de
l’Afrique pour ce nom là, Alassane Ouattara ; Il sera dit et rappelé que s’il a pu ainsi sévir impunément, ce fut en parti, grâce, au silence de ceux qui, à Paris, devaient parler et qui ont
refusé d’élever la voix. Il sera rappelé que non, ceux-là ne dormaient pas, qu’ils savaient et que leur silence, chacun de leur silence, fut coupable. Martin Niemöller : « Car il est des silences
coupables, plus assassins qu’aucune parole, qu’aucune arme peut-être. Car il est des silences complices dont le nombre fait la force, et la force la loi. Celle des majorités silencieuses qui sert
de caution et d’alibi aux crimes contre l’humanité. »
LILA lOMBARDO
La Majorité Présidentielle Gbagbo, vendredi 10 juin 2011
Entre les forces pro-Ouattara et la police nationale, on ne sait plus qui fait quoi.
Deux mois après être parvenu au pouvoir, le nouveau régime soutenu par la communauté internationale, peine à mettre en place une police vraiment républicaine au service des citoyens de ce pays.
Faites un tour dans les différents commissariats du district d'Abidjan, le spectacle est plus que désolant.
A la place des policiers, les vrais, nous observons la présence des dozos ou jeunes malinké qui ont pris les armes pour combattre aux côtés des rebelles venus du nord.
Dans la commune de Marcory, par exemple, les trois commissariats sont aux mains des jeunes "coxers" et des "gnambolos" issus des syndicats de transporteurs. Des jeunes, pour la plupart originaires du nord et déscolarisés, qui ne savent pas tenir un cahier de registre à plus forte raison taper un procès verbal.
A Yopougon, dans la plus grande commune de Côte d'Ivoire, on note toutefois la présence de quelques policiers dans certains commissariats. Il s'agit des 19ème et 16ème arrondissements. Dans ces deux commissariats, les chefs de guerre de la milice pro-Ouattara qui se font appeler abusivement "commandants" occupent illégalement les bureaux des commissaires de police qu'ils ne tiennent pas à lâcher.
Au 19ème arrondissement, Doumbia Moussa, celui qui se fait appeler le "commandant Djouroumou" occupe le bureau du commissaire Sanogo. Dehors, les quelques policiers qui ont répondu à l'appel pour la reprise du service se regroupent toute la journée sous un manguier à se tourner les pouces. Ils sont juste sollicités quand il s'agit d'établir des pièces ou de taper des procès verbaux.
Au 16ème arrondissement de la même commune, l'ambiance est identique. Un sergent de police qui a rallié la rébellion favorable au camp Ouattara au moment chaud de la guerre, est devenu le chef de ce commissariat. A l'instar de son compagnon de lutte Doumbia, ce sergent de police du nom de Lézou, se fait appeler "commissaire central". Empêchant de ce fait le commissaire légal de prendre possession de son bureau.
C'est pratiquement la même situation que vivent les policiers et les commissaires légaux dans les autres commissariats d'Abidjan. Devant une telle situation humiliante, la plupart des policiers ont préféré rester à la maison. D'autres ont tout simplement quitté le pays. Au 6ème arrondissement de Koumassi, par exemple, le commissaire ne s'est pas présenté jusqu'à présent à son poste. Au camp commando de cette commune, les éléments de ce corps d'élite ne sont pas du tout enthousiastes quand il s'agit de faire des patrouilles mixtes avec les miliciens de Ouattara. "Ils sont très indisciplinés", rapporte un gendarme sous couvert de l'anonymat.
On se demande bien, dans un tel cafouillage, comment le régime de Ouattara compte rétablir la sécurité. Une interrogation qui se justifie d'autant plus que l'insécurité grandissante est le fait de sa propre milice.
Une correspondance de Pierre G
GRENOBLE.
Conférence-débat sur la situation en Côte d’Ivoire à l'occasion du 1er anniversaire du Mouvement des Femmes Ivoiriennes de Rhône-Alpes (MFIRA) ce samedi 11 juin 2011, 13h30-19h, Centre de Loisirs Enfance et Famille - 53, Boulevard Gambetta. Avec la participation de Balié Topla, Directeur exécutif de Côte d'Ivoire Coalition.
Renseignements : 06 13 36 71 36 / 06 14 16 62 02 / 06 26 35 48 30 .
La Majorité Présidentielle Gbagbo, vendredi 10 juin 2011
Le procureur militaire, Ange Kessy, dans l’affaire « colonel-major Dosso Adama », incite au meurtre, par ses déclarations incendiaires contre le général Dogbo Blé, avant l’ouverture de l’instruction judiciaire.
Le commissaire du gouvernement Ange Kessy Kouamé vient de se comporter comme un novice dans le milieu de la justice, donc du droit. Sur la place publique, précisément sur les antennes de la télévision Tci, il a livré les confidences d’une affaire criminelle (la mort du colonel-major Dosso Adama) et fait d’un prévenu (le général Dogbo Blé), un coupable, l’exposant ainsi, lui et sa famille au meurtre. « Ce sont eux qui ont conduit le colonel-major Dosso vers le général Dogbo Blé qui a ordonné de l’exécuter. La seule motivation de ce crime c’est que ces soldats ont reçu des ordres du général Dogbo Blé pour assassiner le colonel-major Dosso Adama ». Ainsi désigne le procureur militaire, Ange Kessi les présumés assassins du colonel-major (sergent Toualy Jean Noël et sergent Lago Léo) en déclarant qu’ils ont avoué avoir reçu « l’ordre du général Dogbo Blé d’en finir avec lui ». Aucun homme de droit lucide, non manipulé par le politique ne peut se comporter la sorte dans une enquête criminelle, en désignant le coupable avant les conclusions de l’enquête. Dans une enquête criminelle, où il y a donc mort d’homme, l’on saisit forcement un juge d’instruction (l’ouverture d’une information judiciaire). Qui fait minutieusement son travail dans la discrétion. A ce stade de l’affaire, avant les preuves du juge d’instruction (attendues devant le tribunal), le général Dogbo Blé n’est qu’un mis en cause, un prévenu, un accusé et non un coupable. Le fait donc que le commissaire du gouvernement Ange Kessy Kouamé, désigne un coupable à partir de simples indices et communique cette « rumeur » à la télévision, est grave. On se rappelle que les responsables du quotidien Le nouveau Courrier avaient été arrêtés et jetés en prison pour avoir divulgué les conclusions non encore officielles (avant que le jugement ne soit rendu) d’une enquête judiciaire sur l’affaire de la filière café-cacao. Pourquoi alors Ange Kessy Kouamé se croit-il au-dessus de la loi pour lui vider tout sens ? Pourquoi désigne-t-il un coupable avant même d’avoir ouvert l’information judiciaire ? Que dira-t-il alors lorsque l’enquête dira autre chose ? Si dans la presse et sur les télévisions du monde, avant le début de l’enquête, il dit « voici tout ce que les gens m’ont raconté », quelle sera alors la confidentialité de l’instruction ? D’ailleurs que veut-il prouver à l’opinion ? Qu’il est une machine, sans état d’âme ? Qu’il peut frapper au temps du Président Laurent Gbagbo et sévir indifféremment sous le régime du Président Ouattara, sans complexe ? Mais personne ne lui demande d’être complaisant dans l’exercice de ses fonctions. La Nation attend simplement de lui d’appliquer le droit, rien que le droit. Or, en divulguant les témoignages de prévenus avant le tribunal, Ange Kessy montre qu’il a délibérément et complaisamment pris congé de la pratique du droit. Le procureur militaire devient un problème pour la cohésion nationale. Que fera-t-il et que dira-t-il si, sur la base de ses déclarations, des fanatiques s’en prennent à la famille ou à la région du général Dogbo Blé par ces temps assez sensibles ? Qu’il n’y est pour rien ? Ce n’est pas parce qu’il n’est pas un magistrat que le lieutenant-colonel Ange Kessy Kouamé va passer son temps à faire de la fanfaronnade plutôt que du droit. Depuis la chute du régime Gbagbo, c’est avec un zèle indécent qu’il s’emploie à se mettre dans les bonnes grâces des nouvelles autorités. Il n’est pas interdit de courir après une promotion ou de meilleures conditions de vie. Mais le faire dans la droiture, sans aggraver la fracture sociale, permet à l’auteur d’entrer dans les livres d’or de l’histoire. On voit que cette fanfaronnade d’Ange Kessy Kouamé n’a aucune valeur juridique, si ce n’est d’appliquer à la lettre le désir du chef de l’Etat Alassane Ouattara. Qui veut justifier coûte que coûte la condamnation de Laurent Gbagbo et ses collaborateurs, sans se préoccuper des milliers de morts à Duékoué et à Abidjan, morts (pour la plupart) mis sur le compte des Frci de Ouattara. Mais dans cette fanfaronnade, Ange Kessy Kouamé viole les droits de la défense.
Germain Séhoué
La Majorité Présidentielle Gbagbo, vendredi 10 juin 2011
Le 31 décembre 2010 a vu la fin de la prime gouvernementale dite prime à la casse, allouée aux automobilistes français afin de les inciter à se débarrasser de leurs véhicules vieux de 10 ans pour en acquérir de nouveaux. Cette mesure vieille de 16 ans a permis de maintenir à flots une industrie automobile durement frappée par la brusque dévaluation du Franc CFA en 1994.
Avant 1994, et même bien avant, les ivoiriens s’enorgueillissaient de s’offrir des voitures françaises qu’ils trouvaient plus solides que les autres, malgré leurs prix prohibitifs. Et cela faisait le bonheur de l’industrie automobile hexagonale. L’état ivoirien offrait à ses fonctionnaires des voitures françaises. Les ministres avaient de grosses berlines Citroën ; les préfets des Renault 25 ; les sous-préfets des Peugeot 504 ; les ingénieurs agronomes comme ceux des travaux publics des Renault 12. Et on peut dérouler la liste des dotations jusqu’aux nombreux techniciens de la SATMACI (ministère de l’Agriculture) qui avaient eux des Renault 4. Bref, toute la fonction publique était dotée d’automobiles français. Tout ce rappel pour dire que le marché ivoirien, voire africain francophone puisque le même schéma se reproduisait dans toutes les ex-colonies, offrait un débouché assez intéressant pour l’industrie automobile française qui jouissait ainsi d’une position monopolistique. Même ceux qui n’avaient pas droit à un véhicule de fonction préféraient les voitures françaises, question de prestige.
Fin des années 70-début des années 80, les voitures japonaises avaient fait une percée tonitruante avec la marque Datsun 120Y. Elles étaient bon marché et la crise économique, que les ivoiriens appelaient avec leur humour particulier « conjoncture », commençait à se faire sentir. Elles avaient envahi l’univers des taxis. Mais, on les vit disparaître peu à peu parce que, sous la pression de la France, les autorités ivoiriennes avaient tari la source des pièces de rechange de sorte que, dès qu’une panne sérieuse survenait, elles étaient vouées à la casse. Elles avaient cependant été remplacées par d’autres modèles dont les prix étaient plus élevés à cause de la hausse des taxes à l’importation imposée à dessein pour protéger les intérêts de l'ami français, mais elles restaient toujours moins chères que les françaises.
Avec les difficultés économiques de la deuxième moitié des années 80, les ivoiriens se tournaient de plus en plus vers ces voitures japonaises et le marché des véhicules d’occasion, sans que cela remît fondamentalement en cause la suprématie française. Et cela dura jusqu’en 1994, année où intervint la dévaluation du Franc Cfa.
La France dont la situation économique commençait à se dégrader et qui devait satisfaire aux critères de convergence de l’union européenne, voulait sans doute engranger davantage de bénéfices sur ses importations pour revenir dans les clous du taux de déficit de 3% imposé à tous. Elle procéda alors à la dévaluation de 100% de cette monnaie (certains parlent de 50% quand le Pr Mamadou Koulibaly l’estime à 100%, et je pense que c’est lui qui a raison), signant ainsi le début des difficultés de son secteur automobile. L’effet boomerang fut immédiat. Les africains de la zone Cfa, déjà en difficulté avec les plans d’ajustement structurel, ne pouvant plus du coup s’offrir des voitures françaises dont les prix avaient doublé du jour au lendemain, se tournèrent vers d’autres sans que la France pût faire quoi que ce soit pour les en empêcher puisque, de toutes les façons, ils n’avaient plus les moyens de payer.
On assista alors très rapidement, dès cette année 1994, à l’avènement de ce qu’on appela la prime Balladur. Cette prime qui avait vocation à être provisoire était destinée à l’acheteur français de voitures françaises, qui était ainsi incité à se débarrasser de son véhicule vieux de dix ans pour s’en offrir un neuf. Cette prime Balladur devint prime Juppé, puis prime Jospin, puis encore prime Raffarin et finalement, plus aucun nom ne lui était accolé. Elle avait fini par s’appeler tout simplement prime gouvernementale puisqu’elle s’était incrustée dans le paysage. On en était même arrivé à une situation où les constructeurs qui étaient aussi subventionnés par l’état se débarrassaient d’une partie de cette subvention pour rendre cette prime encore plus incitative. Et le provisoire dura seize bonnes années. Cette mesure permit tout de même de maintenir à flots le secteur, mais elle ne put empêcher une restructuration qui entraîna licenciements massifs, départs « volontaires » à la retraite et délocalisations d’usines.
Le monopole rend donc finalement dépendant et paresseux avec un marché captif. Car, pendant que les autres se battaient pour diversifier leurs partenaires, la France elle, cramponnée à une Afrique dont elle n’a pas su faire un marché viable pour son industrie, s’est retrouvée dépourvue à l’heure de la mondialisation. Car elle ne pouvait plus vendre ses voitures à des africains qu’elle avait appauvris par une politique basée essentiellement sur l’exploitation des ressources agricoles, minières et énergétiques achetées à vil prix et transformées en europe plutôt qu’en Afrique où la main d’œuvre était et reste pourtant moins chère. Cela aurait donné davantage de pouvoir d’achat aux populations locales et aurait permis à la France de se frotter les mains à l’heure des délocalisations.
Même en janvier 2011 , un mois après la prime à la casse, c’était encore la prime à la casse déclinée sous d’autres noms. Les constructeurs se démènaient tant bien que mal pour maintenir la tête hors de l’eau. Chez Peugeot par exemple, c’était l'opération la " Grande Reprise " où, selon le modèle avec lequel vous repartiez, on vous reprenait votre ancien véhicule à la côte Argus plus 1000 euros (650.000 F CFA) à 3500 euros (2.296.000 FCFA).
Chez Citroën, c’était une stratégie hardie d’avantages clients qui allaient de 3500 euros (2.296.000 FCFA) à 6500 euros (4.264.000 FCFA) selon le modèle. Renault quant à elle, proposait jusqu'à la fin février 2011, une reprise d'au moins 2.500 euros (1.640.000 FCFA) sur certains modèles. Mais toutes ces largesses devaient prendre fin en février et elles ont pris fin, replongeant le secteur automobile français dans l'incertitude. Les ventes de Renault ont aussitôt plongé en avril de 38 % et en mai de 18%. Et aujourd'hui même où je publie cet article, on annonce la fermeture probable de deux sites industriels chez Peugeot avec une menace directe sur 6200 emplois. Déjà !!!
On voit bien finalement que, sauf à délocaliser toutes leurs usines ( en Afrique ? ) avec le risque d’accentuer le chômage en France, les constructeurs automobiles français sont obligés, avec le pessimisme qui s’est durablement emparé de leurs compatriotes, de consentir d’énormes efforts pour tenir leur rang longtemps assuré par leur position monopolistique en Afrique.
Alexis GNAGNO
La Majorité Présidentielle Gbagbo, vendredi 10 juin 2011
Informations trouvées sur Facebook :
Le 1er ministre Pascal AFFI N'GUESSAN se porte très bien. Il a le moral très haut. Il a reçu cette semaine la visite de ses avocats dans sa prison de Bouna.
Les policiers n’ont pas été payés jeudi pour défaut de liquidité qui n’est pas arrivée durant toute la journée, ont révélé plusieurs témoins sur place à l’école de police où les paiements ont lieu. «Je suis arrivé ce matin (jeudi, ndlr) à 5h du matin pour percevoir mon salaire. Jusqu’à cette heure (15h) où je vous parle, personne n’a été payé durant cette journée. Ils nous disent qu’il n’y a pas d’argent ; finalement, nous sommes obligés de rentrer chez nous pour revenir demain», nous a confié une de nos sources. Heureusement, pour la journée d’hier, les paiements ont repris au grand soulagement des bénéficiaires. Mais, c’est le signe des difficultés de ce pouvoir imposé par l’extérieur à coup de canon et qui ne compte que sur la générosité de «bienfaiteurs» pour faire face aux salaires des fonctionnaires ivoiriens. Là où, malgré les sanctions, le chef de l’Etat renversé payait sans apport extérieur.
Koukougnon Zabril
URGENT. Le village de Yakasse-Me (sous-préfecture d’Adzopé), pro-gbagbo, attaqué par les FRères CIssé (FRCI) de Ouattara le week-end du 4/5 juin dernier. Le chef de terre a été abattu d’une balle et une dizaine de villageois ont été grièvement blessés à l’arme automatique.
URGENT. Nakia, le village de Bohoun Bouabré, situé dans la sous-préfecture de Saïoua a été incendié et pillé par les Frères CIssé (FRCI) le 8 juin. La résidence de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances du Président Gbagbo a été détruite. Les villageois, battus a sang, sont en fuite.
Magdalena Anita • URGENT : LE VILLAGE DE NAKIA (ETHNIE BETE DE LA S/P DE SAIOUA) DE BOHOUN BOUABRE (MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES DE GBAGBO) INCENDIE ET PILLE PAR LES FRCI LE 01/06. SA RESIDENCE DETRUITE. LES VILLAGEOIS BATTUS A SANG EN FUITE (08/06) • URGENT: LE CHEF DU VILLAGE DE SAÏOUA, GUEDE ZEPHIRIN, SON COUSIN ORO AHIBO ET 4 AUTRES PER...SONNES, BATTUS A SANG ET ENLEVES LE 01/06 NUIT PAR LES FRCI DE OUATTARA, POUR UNE DESTINATION INCONNUE (08/06) • URGENT: LE VILLAGE DE YAKASSE-ME (SOUS-PREFECTURE D’ADZOPE) PRO-GBAGBO, ATTAQUE PAR LES FRCI DE OUATTARA LE WEEK-END DU 4 ET 5 JUIN DERNIER. LE CHEF DE TERRE ABATTU D’UNE BALLE, ET UNE DIZAINE DE VILLAGEOIS GRIEVEMENT BLESSES A L’ARME AUTOMATIQUE • URGENT: LE CHEF DU VILLAGE DE TEZIE (SOUS-PREFECTURE DE SAÏOUA) BATTU A SANG PAR LES FRCI DE OUATTARA, LE 04 JUIN POUR UNE AFFAIRE DE TERRE. ALERTES, LES SOLDATS DE L’ONUCI ONT ABATTUS A BOUT PORTANT, 6 SOLDATS FRCI QUI REFUSAIENT D’OBTEMPERER • URGENT/AMBASSADES IVOIRIENNES A L’ETRANGER: SUR 42 AMBASSADES ET MISSIONS PERMANENTES IVOIRIENNES A L'ÉTRANGER, SEULEMENT UNE QUINZAINE ONT PERÇU LES SALAIRES DE LEUR PERSONNEL DIPLOMATIQUE AU MOINS JUSQU’EN AVRIL 2011 (06/06) • URGENT/AMBASSADES IVOIRIENNES A L’ETRANGER: ENVIRON UNE TRENTAINE D'AMBASSADES ONT LEURS PERSONNELS SANS SALAIRES DEPUIS PLUSIEURS MOIS TANT EN AFRIQUE, EN EUROPE QU'EN ASIE ET EN AMÉRIQUE ( 06/06) • URGENT/AMBASSADES IVOIRIENNES A L’ETRANGER: CERTAINES AMBASSADES TANT EN AFRIQUE, EN EUROPE, EN ASIE ET EN AMÉRIQUE, ONT DES ARRIÉRÉS DE 4 MOIS (FÉVRIER A MAI) D'AUTRES 3 MOIS • URGENT/AMBASSADES IVOIRIENNES A L’ETRANGER: LES LOYERS DU PERSONNEL DIPLOMATIQUE ACCUSENT DES ARRIERES DE PAIEMENT DE 6 MOIS. CES HAUTS FONCTIONNAIRES IVOIRIENS NE SAVENT PLUS COMMENT FAIRE POUR ASSURER LE QUOTIDIEN • URGENT : Massacre et épuration ethnique contre les pro-Gbagbo à Bettié ( située à 55 km d’Adzopé) par les FRCI de Ouattara. Le jeune Kablan kouao kidnappé par les FRCI dans la nuit du 01 juin dernier vers 2h du matin (04/06) • URGENT: Djédjé Boli Eric, arrêté parce que bété et pro-Gbagbo par les FRCI de Ouattara, fait l'objet de torture au 11ème arrondissement de Williamsville, après avoir pourtant versé la rançon de 100.000 FCFA (152€) demandée à sa pauvre mère
Par : Patrick Cohen
Dabou : Un gendarme abattu dans son refuge
par La Majorité Présidentielle Gbagbo, vendredi 10 juin 2011, 15:44
Les populations d’Ira, petite localité située entre Dabou et Grand-Lahou, sont sous le choc. C’est que dans la nuit du vendredi 3 au samedi dernier 4 juin 2011, l’un des habitants, de surcroît un gendarme, en la personne de Bédo Delphin, a été tué par des hommes armés. De fait, à en croire les renseignements, ce jeune gendarme était précédemment en service à la brigade de Duékoué. Mais au plus fort de la crise post-électorale, avec les tueries massives, il a dû gagner ce village avec sa femme et leurs trois enfants. C’est donc dans cette localité que le gendarme, incognito, essaie de se refaire une santé morale et, au dire des témoins, tout se passait bien. Ce d’autant qu’il est adopté par ses hôtes avec lesquels il n’a pourtant rien en commun. Le vendredi 3 juin, après avoir devisé avec des amis, le gendarme et sa famille regagnent leur chambre. Mais alors que tout le village est endormi, à une heure très avancée de la nuit, des individus armés de kalachnikovs viennent frapper à la porte du Mdl-chef Bédo. Le gendarme reste prudent et hésite à ouvrir la porte aux inconnus dont les voix se font de plus en plus menaçantes. Bédo finit par céder. Mais alors qu’il s’active à leur ouvrir la porte, une puissante détonation se fait entendre. Le gendarme, atteint d’une balle en pleine poitrine, s’écroule au salon et meurt sur le champ. Les inconnus abandonnent le corps sans vie et disparaissent dans la nature sans toucher aux autres membres de la famille du malheureux. En outre, aucun objet n’a été emporté dans la maison du gendarme. Toute chose qui laisse penser à un assassinat bien élaboré et mis à exécution. Les éléments de la gendarmerie informés se sont rendus sur les lieux pour un constat d’usage. Une enquête est ouverte. Celle-ci va éclairer sur toutes les circonstances de ce crime.
Norbert NKAKA
Les exactions des bouviers de ouattara continuent à abidjan:3 jeunes tués gratuitement
par La Majorité Présidentielle Gbagbo, samedi 11 juin 2011
Tué dans un kiosque à café
Le jeune Théophile Tiéro se sera caché pendant longtemps pour rien.Après plusieurs semaines passées en dehors de son habitation de Koumassi Sogefiha,il a décidé un jour de rentrer chez lui.Puis, jeudi 2 juin dernier, il s’est rendu dans le kiosque à café du bled pour prendre un petit repas.C’est là que les FRCI qui le recherchaient depuis longtemps l’ont retrouvé et l’ont abattu froidement.On lui reprocherait d’avoir érigé dans le temps, des barrages avec ses camarades. Il est donc pro-Gbagbo.
Exactions : assassiné devant ses parents
M. Néméhou Victor est un guéré âgé de 29 ans vivant à Yopougon Sogefiha I.Le jeudi 9 juin dernier(avant-hier),il a été torturé avant d’être abattu par les miliciens de Ouattara sous les regards perdus de ses parents. Selon ses bourreaux, il est pro-Gbagbo.
Son fils a été tué sous ses yeux
M. Guibé, habitant à Yopougon Nouveau Quartier, est en pleur:«Les FRCI ont tué mon fils au barrage de Mossikro en ma présence.Ils sont partis avec son corps.Toutes mes recherches jusqu’à ce jour sont restées vaines.Que la presse et les organisations humanitaires m’aident à retrouver le corps de mon fils pour lui donner une sépulture».
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