3 députés UMP dissuadés d'aller à Abidjan

Publié le par revuedepressecigbagbo.over-blog.com

Lefigaro.fr
08/02/2011 | Mise à jour : 12:25
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Un couac diplomatique a été évité de justesse entre la France et la Côte d'Ivoire. Vendredi dernier, une délégation composée d'au moins trois députés UMP avait prévu de se rendre à Abidjan, a révélé ce matin Libération. Leur programme, que s'est procuré le quotidien, prévoyait plusieurs rencontres avec le "Président de la République". Problème : il ne s'agissait pas d'Alassane Ouattara, le président élu, reconnu par la communauté internationale et soutenu par Paris, mais de Laurent Gbagbo, le président sortant qui refuse de quitter son poste depuis presque trois mois. Le signal envoyé par cette visite aurait pour le moins détonné avec le message délivré par la France depuis le début de la crise ivoirienne, Nicolas Sarkozy ayant plusieurs fois appelé Gabgbo à partir.

"Un programme de travail qui paraissait déséquilibré"

Alerté par ses conseillers, le président de la République aurait, selonLibération, "piqué une colère sainte", exigeant l'annulation du voyage. Selon un document publié par le journal, quatre députés de la majorité devaient faire partie du voyage. Il s'agit de Cécile Dumoulin, député UMP de Mantes-la-Jolie, de Jean-François Mancel, député de l'Oise, de Yves Censi, député de l'Aveyron, et de Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines. Yves Jégo, ancien secrétaire d'État à l'Outre-mer du gouvernement Fillon, figure également sur la liste, mais il aurait décliné l'invitation. 

Samedi, trois de ces députés (Dumoulin, Mancel et Censi) ont finalement annoncé l'annulation du déplacement, prétextant "un programme de travail qui paraissait déséquilibré". Ce matin Christian Jacob, le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, a confirmé avoir reçu un coup de téléphone d'un conseiller de l'Élysée : "J'ai alors appelé ces parlementaires et, après une discussion, ils ont convenu de renoncer à ce déplacement". Les parlementaires, a-t-il pris soin d'ajouter, "partaient dans l'esprit de porter un regard le plus objectif possible sur la situation ivoirienne mais il y avait un risque évident d'exploitation là-bas sur place". Après avoir reçu le soutien très médiatique de Roland Dumas et de Jacques Vergès, Laurent Gabgbo ne pourra donc pas se targuer de celui de députés de la majorité.

Publié dans Divers

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