AFRIQUE : NOS MILLIARDS DE DEVISES QU’ON NOUS PRETE

Publié le par revuedepressecigbagbo.over-blog.com

L’Afrique est encore victime de la cupidité de ses dirigeants et fossoyeurs.

AFRIQUE : NOS MILLIARDS DE DEVISES QU’ON NOUS PRETEComme d’habitude, certains africains trouveront que nous sommes les germes de nos propres malheurs. Soit ! Mais  cela nenlève rien à la complexité et la gravité du problème. Les relations Nord-Sud sont un jeu à dé pipé dont l’issu est d’avance programmé en faveur des nordistes. Cette révélation m’a été longtemps faite par mon père. Très jeune dans ma réflexion, j’y opposai des observations suivantes : les blancs nous éduquent en créant des écoles, des hôpitaux des autoroutes des jardins publics et surtout des « églises. Ils font l’effort de parler nos langues, de manger nos nourritures, de pratiquer nos danses et même, ils adorent nos vêtement traditionnelles etc. Mon père riait, tapotait mon épaule en disant : fils tu es trop jeune. Un jour tu comprendras.

Oui aujourd’hui je commence à comprendre ce que mon père me disait. A travers ce qui arrive à l’Afrique et à son peuple, je comprends la supercherie contenu dans ces rapports Nord-Sud. Pour faire tourner leurs économies les occidentaux à grand renfort de publicité, de lobbying et de menaces, exhortent et encouragent nos hauts cadres, hommes d’affaires et leurs proches à épargner leurs dus, leurs pots de vin ainsi que le butin de leurs détournements de fonds publics, dans les institutions financières nordistes.

Ces sommes le plus souvent obtenues comme prêts remboursables au taux d’intérêts faramineux auprès de ses mêmes institutions sont ainsi redistribuées selon le niveau d’implication des membres appelés à les gérer, dans leurs comptes privés. Chaque fois que les populations là d’attendre le bout du tunnel ont essayé de dénoncer ces détournements et exigées la publication des états des comptes des personnes incriminées, ses institutions nordistes ont toujours brandis la notion du secret bancaire. Fort de cela, ces épargnants douteux et privilégiés se sont sentis protégés pars ses institutions au point où la plupart ne se donne plus la peine de respecter les règles de discrétion qui régissent le monde des voleurs. A longueur de journée, ils narguent le peuple avec leurs ‘’richesses’’, à travers des grosses mécaniques et d’immobiliers bâtis à coup de milliards. Tout prétexte en bien ou en mal est une occasion d’organiser des cérémonies grandioses à dépenses faramineuses. Aucune occasion n’est ratée pour offrir des vacances hexagonales à leurs progénitures et leurs proches.

Depuis des années le peuple africain s’est habitué à cette catégorie de riche tapeur de dos, au point de l’intégrer dans la pratique de la vie courante. On s’étonne de ce qu’un homme arrivé dans le cercle très fermé du pouvoir ne soit pas fortuné, quelques mois seulement après sa prise de fonctions. Tous ceci se passe sous le regard de l’Occident chez qui toutes ses fortunes sont dissimilées et consommées.

Mais ce qui blesse aujourd’hui est que ce même Occident qui s’érige en donneur de leçon et en model d’intégrité morale, nous martèle depuis un certain temps, le gel des avoirs des uns et autres dans leurs institutions financières. J’avoue être surpris par cette attitude car, cela traduit leur implication dans les détournements des revenues africaines ainsi que la misère que celles-ci engendre constamment sur le continent, ceci entrainant cela.
Loin d’être juriste je sais qu’il existe dans le code pénal, des dispositions qui permettent de poursuivre toutes les parties impliquées dans des cas de vol et de détournements.

Celui qui garde le butin d’un vol n’est-il pas lui-même complice de ce vol ? Pourquoi l’Afrique n’attaquerai-t-elle pas ses institutions qui servent de chambre de stockage de deniers publics à ses gestionnaires indélicats.
Il y a
quelques semaines, je demandais aux juristes africains de bouger un peu leurs têtes pour trouver les voies et moyens d’ester en justice tous ceux qui contribuent par leurs actes à assombrir davantage notre continent. Je pense fermement que cela est possible.

 

Par un jeu de passe-passe, l’occident détient arbitrairement des milliards de devises africaines dans son économie. C’est d’ailleurs avec cela qu’ils se développent et narguent le peuple africain tout entier. La méthode est très simple. On ruse avec nos dirigeants, en les emmenant à détourner et à thésauriser dans les banques occidentales les deniers publics. Ces détournements leur sont présentés comme nécessaire pour assurer leur lendemain ou celle de leurs familles au cas où le vent venait à tourner à leur désavantage.  Mais en réalité au vu des derniers développements survenus dans la crise tunisienne et ivoirienne, l’on constate que ce sont plutôt des moyens de chantage et d’intimidations que se constitue l’Occident, pour faire plier tout dirigeant éclairés ou assoiffé de rupture, ou tout dirigeant victime de disgrâce de son peuple car devenu, citoyen ordinaire.

Ainsi, par principe de machiavélisme, le Nord annonce à grand renfort de publicité, le gel des avoirs de l’indélicat épargnant. Ils n’ont jamais faut-il le remarquer, informé l’opinion publique africaine quand ses épargnants viennent ouvrir les comptes chez eux ainsi que le contenu dédits comptes. Alors ils sont seuls à savoir le montant gelé et le montant dégelé. 

http://www.camer.be/UserFiles/Image/Franc_Cfa090209250.jpgCes derniers jours, on nous parle des avoirs des membres de la famille Gbagbo, de son équipe et de lui-même qui seraient gelés dans les institutions financières nordistes. Je voudrai y ajouter, les avoirs des feux- présidents Houphouët Boigny, Ahmadou AHIDJO, BONGO, MOUBOUTOU, EYADEMA, Idi AMI NDADA ou d’Hussein ABRE, BOKASSA, des milliers de hauts cadres africains pour ne citer que ceux-là. Où sont partis ses milliards ? Pourquoi les nordistes ne les retournent-ils pas aux africains, légitimes propriétaires de ses fonds ? En imaginant l’impact de ce retour dans notre économie, on se rend compte que la vie serait beaucoup plus agréable à vivre dans notre continent.

Certains citoyens avertis ont porté plainte contre des dirigeants africains qui détournent au su et au vu de tous, des fonds issus du bradage du sous-sol de l’Afrique. Ces plaintes sont aujourd’hui utilisées comme le bâton pour rappeler à l’ordre les dirigeants incriminés d’où leur lenteur d’exécution ou des rebondissements spectaculaires saisonniers.

Il n’a pas fallu une semaine pour faire le point sur les avoirs de Ben ALI président déchu de TUNISIE. Mais il y a près de cinq années que l’on recherche des preuves d’existences de biens et de comptes bancaires pour incriminer certains Présidents poursuivis par leurs peuples pour détournements de fonds. Je pense qu’il est temps que le peuple africain exige de droit à ces occidentaux, le rapatriement de nos fonds. Au cas où il serait impossible de le faire je pense que nos experts pourront faire le point et déduire ses sommes sur les dettes fictives que l’on nous fait payer sans cesse depuis des années.

Maurice TCHASSO
Washington

 

http://www.camer.be/index1.php?art=13010&rub=30:27

Publié dans Sortie de crise

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