Choi Young-Jin : Le nouveau "chef de l'état" de Côte d'Ivoire

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http://frindethie.wordpress.com/2011/01/19/une-video-du-complot-de-choi-young-jin-serait-en-circulation-m-frindethie/

 

Côte d’Ivoire : Choi nie avoir subi la pression des Etats-Unis et de la France et d’avoir été empêché de se rendre à Abobo.

Par Matthew Russell Lee

 Les Nations Unies, le 18 janvier – Etant donné qu’une opération militaire en Côte d’Ivoire parait improbable, du moins pour le moment, Choi Young-Jin, l’émissaire des Nations Unies, a révélé mardi dernier à la presse d’autres moyens de chasser [le président] Laurent Gbagbo du pouvoir, tels que la suspension du salaire des 140.000 fonctionnaires du pays.

Inner City Press a interrogé Choi pour savoir si l’émissaire était personnellement impliqué dans ce projet et s’il subissait la pression de certains membres du Conseil de Sécurité.

Choi a insisté qu’il ne lui revenait pas de suspendre les salaires, et que seul Ouattara avait fait pression sur lui pour que soit annoncée aux Nations Unies le verdict initial qui déclarait sa victoire. Choi dit qu’il l’avait refusé, demandant plus de clarifications sur le sujet.

De nombreuses personnes au Conseil de Sécurité disent avoir vu la vidéo d’une session à huis clos au cours de laquelle l’ambassadrice des Etats-Unis Susan Rice et l’ambassadeur français Gérard Arnaud intimaient à Choi de certifier avant toute décision du Conseil Constitutionnel les résultats provisoires annonçant Ouattara comme vainqueur des élections.

Par deux fois Choi a nié l’existence d’une telle conférence. Il a aussi nié avoir jamais été empêché de se rendre dans le quartier d’Abobo où des civils avaient été tués pour constater les faits de lui-même. Cependant, même le haut fonctionnaire des Nations Unies Alain Leroy admet que le convoi de Choi a été bloqué pendant un moment, mais qu’il est important de retracer correctement les faits.

Il y a une dizaine d’années Choi a travaillé à un poste de logistique pour une opération de maintien de la paix des Nations Unies, où il se plaignait souvent d’être isolé et d’avoir très peu de responsabilité. Plus tard, en tant que représentant permanent de la Corée du Sud, il fut de ceux qui firent campagne pour porter Ban Ki-Moon à la tête des Nations Unies. Dans les couloirs des Nations Unies, il se murmurait que Choi retournerait à New York préparer la campagne pour un second mandat de Ban Ki-Moon, ou pour remplacer Vijay Nambiar comme émissaire au Myanmar – une éventualité que les récentes postures de Choi sur la démocratie rendent désormais problématique.

L’administration Ban Ki-Moon a fait du départ de Gbagbo son affaire personnelle. Pour certains, elle s’est même égarée. Suspendre le salaire de 140.000 fonctionnaires est contraire à ce que l’on attend des Nations Unies. En outre, les Nations Unies sont censées être un médiateur, pas un protagoniste dans un conflit.

L’équipe de Ban Ki-Moon qui s’est révélée par son exaltation particulière pour la démocratie [en Côte d’Ivoire] saura-t-elle également prôner la démocratie en Tunisie, en Corée du Nord ou ailleurs ? L’avenir nous le dira. 

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