Côte-d’Ivoire : Alassane Dramane Ouattara, le vers dans le fruit ?

Publié le par revuedepressecigbagbo.over-blog.com

La Côte-d’Ivoire, longtemps considérée comme une oasis ou un havre de paix,  pays de l’hospitalité, de la prospérité où pondait  et couvait la poule aux œufs d’or, a  donc fini, sous l’action répétée  de la rébellion armée, conduite par Alassane Dramane  Ouattara, l’apatride, l’homme à la nationalité douteuse et son lieutenant, l’intrigant KIGBAFORI Soro Guillaume (ce gamin formé à la FESCI), installée  comme par pur hasard, dans la partie septentrionale du  pays, à la frontière du « Pays des Hommes intègres » (Burkina Faso),  soutenue par la France,  par  rejoindre  depuis une dizaine d’années  le peloton  des pays en guerre, défigurée, endeuillée pleurant sans cesse et sans espoir d’être consolée par ses enfants confrontés à l’exil, à  l’errance, à la faim, à la maladie, à la mort.

Cela relève bien évidement de la double responsabilité de N. Sarkozy, le guerrier[1]  français  des temps modernes dont le pays n’a pas de  pétrole et  de cacao mais qui a des idées et quia  fait de l’espace pour  Monsieur D. A. Ouattara son  filleul aux ambitions démesurées, pour« bousiller » les Ivoiriens et ceux qui habitent ce pays qu’ils aiment.   De même pour les structures afin de contrôler la route du  pétrole, celle qui doit partir désormais du golf de guinée[2] vers l’Occident, la route du golf arabo-persique étant parsemé d’embûches, et renforcer la présence française sur  le traditionnel circuit du cacao ivoirien.

C’est  donc bien à cause du contrôle du pétrole et du  cacao  ivoiriens que N. Sarkozy a humilié L. Gbagbo et la Côte-d’Ivoire et a conduit les opérations militaires, en soutien à la rébellion armée de  M. Ouattara qui éprouvait visiblement  un mal fou à « capturer L. Gbagbo » ( A. Juppé).   Elles se sont soldées par l’ignoble coup d’état  qui a  offert le pouvoir, sur un plateau en or,  à Monsieur A.D. Ouattara,  « ADO la solution »[3],  en Côte-d’Ivoire sans que celui-ci , comme à l’accoutumée ,  ait bougé le petit doigt. 

  

Les conséquences  de ce coup  d’état odieux

En ayant choisi, par méchanceté  pure comme pour laver l’affront que L. : Gbagbo lui a lancé,  d’intervenir militairement sur le terrain des opérations, sur ordre de N. Sarkozy, la France a sonné  le glas et  a entonné  le tocsin qui annoncent  la décomposition de la Côte-d’Ivoire.  Aujourd'hui infestée par de milliers de rebelles, ces voyous de grand chemin, sans loi ni foi, installés, dans toutes les villes du pays, s’adonnent à des activités diaboliques : traquer tous les Ivoiriens en uniformes, ceux que les Ivoiriens appellent les « corps habillées », qui ont servi l’Etat sous l’autorité de L . Gbagbo (Préfets, Sous préfets, gendarmes et policiers sont concernées par cette opération de nettoyage, de ratissage ), les  rattraper, les tuer, les égorger et les bruler  vifs (cf. les massacres à  Douékoué : Ouest du pays ;   Abobo dans le district d’Abidjan );  les membres de la FESCI sont recherchés activement,  comme le sont   aussi  les peuples  akye, abbeys,  bétés et didas.

 Si aux membres de la Fesci, il leur est reproché d’être des « bras » de Gbagbo,  aux peuples akye, abbey bété, dida, les troupes de M. Ouattara, ces assoiffés de sang, au service de celui prétend être le  PR de tous les Ivoiriens, Ouattara, l’assoiffé de pouvoir,  leur reproche d’avoir « massivement » accordé leur suffrage au PR Laurent Gbagbo. Tel est le crime de lèse majesté commis par ces peuples paisibles. Voilà  ce qui déclenche la colère, la haine aveugle  des troupes de Mister Ouattara, à l’égard de ces peuples et, finalement, la tuerie méchamment orchestrée pour les exterminer. 

 Ouattara,  un ivoirisé propulsé au rang de PR de la Côte-d’Ivoire : son itinéraire  pour comprendre l’action de l’homme

C’est vers la fin des années 80 que le PR  Houphouët- Boigny  introduisit  par des calculs dont lui seul a la solution ou la réponse,  le fameux  économiste, le  « célèbre »  Dr. Alassane Dramane Ouattara, ancien dirigeant de la BCEAO, haut fonctionnaire du FMI, jusque-là inconnu des Ivoiriens, ses « compatriotes ». 

Le défunt premier Président, en chef traditionnel akan lui trouva abri [4](la maison des J. Boni, Père de Mme Claverie Boni, à Cocody, non loin  du village ébrié Blokhaus), compagne (l’actuelle Dominique Ouattara), subsistance et carte d’identité[5],  lui ouvrant ainsi l’accès  à la citoyenneté ivoirienne[6]. Comme il le fit jadis  pour M. Thiam Amidou( Ministre  l’information), M. Mohamed  Diawara (Ministre du Plan)  et M. Abdoulaye Sawadogo (Ministre de l’agriculture), Ouezzin Coulibaly, le cardiologue, et pour beaucoup d’enfants de l’ancienne AOF, dont les parents ont mené à ses cotés, au sein du Rassemblement Démocratique Africain(RDA), la lutte pour la libération et l’émancipation politiques .

Mais si ces derniers ont su, loin des intrigues et des pratiques politiques peu recommandables,  assumer  avec  calme  et sérénité les rôle et fonction que le « vieux »  leur a confiés, sans troubler l’ordre social, cela n’a pas  toujours été le  cas pour  M. Alassane Dramane Ouattara , appelé  par « le vieux sage »  à sortir la Côte-d’Ivoire  du marasme économique[7].

 C’est au cours de cette mission, remettre notamment l’économie en marche,  selon les exigences du Programme d’Ajustement Structurel (PAS) et à la  faveur de certains événements[8] qu’il prit conscience de la dimension politique de son rôle, en cherchant à s’investir efficacement dans un parti politique. On comprend pourquoi il quitta alors le PDCI RDA, qui l’a accueilli, pour le RDR  qui venait  de perdre  son leader,  M.  Djeni  kobina, collègue de L. Gbagbo, au Lycée Classique d’Abidjan.

 Par quelles manœuvres  le bravetchè[9] a-t-il  pu  accéder à la tête de ce parti, qu’il  n’a pas créé  et  qu’il a du reste fortement combattu en sa qualité de Premier Ministre du PR Houphouët[10] ?  Nul ne le sait.

 Ce que  l’on sait par contre,  et ce sont  les faits qui l’ont révélé,  c’est qu’il  est l’actuel  Président du Rassemblement Des Démocrates  (RDR).  Et c’est à ce titre  qu’il s’est trouvé souvent, ces dernières années, au cœur de toutes  les  intrigues sociopolitiques qui  ont conduit ce pays aujourd’hui au fiasco politique. Ceci avec le soutien des fractions de la rébellion armée présentent  sur le terrain des opérations militaires et le concours des autres membres (notamment ceux du  PDCI RDA, parti du PR H. Konan Bédié), à l’impasse  politique, à la catastrophe ;  bref  au désordre politico-social avec ce bicéphalisme stupide que la France et les Etats-Unis d’Amérique imposaient alors sans honte, au mépris des valeurs, à la Côte-d’Ivoire et  finalement à la  guerre  que la France déclencha  honteusement contre la Côte-d’Ivoire

 Normalement, la mission Ouattara prenait fin avec la disparition du « vieux sage », le 07 décembre 1993 ! Or  il n’en était  rien.  Le revoilà, après un rapide tour au FMI, aux côtés de son ami Michel Camdessus, de retour en Côte-d’Ivoire, au cœur de la rébellion armée, annonçant,  à qui veut l’entendre,  qu’il rendra ce pays ingouvernable, s’il n’était  candidat aux élections présidentielles  de  ce pays.

Le  voilà[11] arrivé au second  tour avec le PR Gbagbo, provoquant le trouble électoral en s’emparant, avec le concours de quelques Ivoiriens, ses « compatriotes », dont en particulier Y. Bakayoko, le Président de la CEI encore introuvable à Abidjan ; Yacouba Bamba, le commissaire porte parole de la CEI ;  du PR H. Konan Bédié, l’ami du RHDP, colocataire de  Dramane  Ouattara Alassane au golf Hotel[12] ; et aussi et surtout  de  N. Sarkozy et de B.H. Obama[13], ses puissants amis de la communauté internationale qui lui prêtèrent mains fortes[14], pour opérer ce dernier putsch électoral qui installa le pays dans  ce que l’on appelle maintenant la « crise postélectorale ». 

 Décidément avec Ouattara Alassane Dramane, on n’arrête pas le désordre ! Oh ! Que tout cela est curieux, incohérent, triste et frise le diabolique !

À quel (s)moment(s)  le «bravetchè »  a-t-il pu  échapper à la vigilance de ces  politiciens, qui, il faut l’avouer,  ont tiré bien souvent profit de son cynisme (le FPI  de L. Gbagbo pour former le fameux front républicain (FR) et le PDCI de H. Konan Bédié(son ennemi d’hier) pour le Rassemblement Des Houphouétistes pour la Paix (RHDP), pour se glisser subrepticement entre les doigts des Ivoiriens pour pénétrer et s’installer dans le fruit, la Côte-d’Ivoire, qu’il détruit  sciemment de l’intérieur  avec le concours actif de la France par le canal des forces militaires  présentes  en Côte-d’Ivoire.

 Ouattara  un homme, hostile au dialogue, à la paix.

Alors que bon nombre d’Ivoiriens,  par le canal de  la médiation conduite par le Grand Médiateur de la République de Côte-d’Ivoire, Le PR  Ekra Mathieu, et que bon nombre d’Amis de la Côte-d’Ivoire, parmi les quels le Nonce Apostolique en  Côte-d’Ivoire, en dehors des démarches biaisées du fameux panel des cinq chefs d’états de haut niveau, s’activaient pour renouer le dialogue entre les deux protagonistes de la crise, A .D. Ouattara, (r)assuré du soutien des forces onusiennes, de celles de la licorne et de celles coalisées des mercenaires, en provenance des pays voisins (B.F, Sen, Mali, Nigéria ), présentes en Côte-d’Ivoire, restait tout de marbre devant ces démarches qui l’invitent à la paix, insensible à ce qu’il considère comme relevant des «  agitations des partisans de Gbagbo », préférait plutôt dialoguer avec le sénégalais A. Wade et le burkinabais B. Campaoré, ses conseillers avec les quels ils ruminent  à longueur de journée  la haine contre L . Gbagbo et la Côte-d’Ivoire,  que de rencontrer  L. Gbagbo, celui qu’il appelle son « petit frère[15] », pour trouver une issue ivoirienne à la crise dont il l’un des principaux protagonistes. Contre toute attente Ouattara s’est remis traitreusement à l’ECOMOG, à l’UA et autres organisations terroristes de la sous régionale ouest africaine, cette option ayant  naturellement   obstrué le chemin du dialogue. 

En ayant refusé  le dialogue avec L. Gbagbo, Ouattara a foulé  aux pieds le principe directeur de « l’houphouétisme », dont il prétend curieusement être le représentant officiel (paradoxalement devant Le PR Bédié, successeur constitutionnel  du PR. Houphouet-Boigny ), le recours au dialogue en cas de conflit :  se souvenir en tout instant  que « le dialogue  est l’arme des forts » ; dialogue qui, une fois appliqué de façon sincère, conduit inéluctablement à la paix, cette dernière étant un « comportement » et non un mot.

 En bon houphouétiste, Ouattara aurait dû  suivre les chemins tracés par le  vieux sage de Yamoussoukro. Mais il n’en était rien. Ouattara  a choisi la voie de la méchanceté, de la haine, de la guerre.  Curieusement  c’est ce genre  d’homme, pétri de haine,  ennemi du peuple de Côte-d’Ivoire, que la très catholique France, qui a apporté le message d’Amour du Christ mort et Ressuscité à la Côte-d’Ivoire, encense et en diabolisant L. Gbagbo qui a fait l’effort de donner espoir au peuple de Côte-d’Ivoire[16].  

Pour  avoir  mis sous scellés ces  principes de vie, le PR de l’international complot contre la Côte-d’Ivoire, M. Ouattara, a préféré la guerre à la paix, la mort à la vie, plongeant le pays, « son pays » dans les abimes de la mort et le  gouffre du  désespoir. 

 Que le sang versé des jeunes Ivoiriens et ceux de leurs bourreaux sur la terre ivoirienne fécondent  et fertilisent cette terre. Et que naisse  une Côte-d’Ivoire nouvelle plus forte, prospère, où de nombreux africains viendront trouver refuge, réconfort, fortune  et paix.  

Adahinakun

[1] Le terme est  employé par les français eux-mêmes  lors des débats sur la situation  ivoirienne sur les chaînes  de télévision .

[2] On  nous apprend  que la région renferme une quantité incroyable  de pétrole , c’est ce  qui attise l’appétit des Occidentaux, grand consommateurs  d’énergie.

[3] Le slogan  du candidat Ouattara

[4] M. Ouattara a annoncé de façon arrogante à la nation ivoirienne  qu’il a déboursé 300.000.000 f ca pour acquérir  cette résidence qu’il a ensuite abandonnée on ne sait pourquoi.

[5] Voir  J.M Adiaffi, édition CEDA

[6] Tous les débats  autour de la nationalité du premier Ministre  de feu Houphouet-Boigny,  Alasane Dramane Ouattara, sont symptomatiques du fait  qu’il  est un imposteur, « un voleur de nationalité (les patriotes).

[7] « Quand vous n’aurez  plus besoin de moi, M. le Président, je m’en irai », disait-il,  au Président Houphouët.

[8] La fin attendue  du long règne  du PR  Houphouët-Boigny, le mécontentement de M.  Yacé Philippe Grégoire, l’inamovible Président de la très illustre Assemblée Nationale d’alors , devant l’article 11 de l’ancienne  constitution, et celui  des militaires dont l’un des  leurs fut   nommé chef d’état major alors qu’il n’avait que le grade de colonel major devant le parterre  de généraux de haut niveau  de l’époque  ;  la grande incertitude  qui planait  sur la Côte-d’Ivoire et la sous-région avec  le projet diabolique  de  la dévaluation du franc cfa ;  la prise  de conscience  du grand nord  qui se retrouve autour d’une charte dite  Nord),le  réveil  tardif du PR  H. Konan Bédié pour occuper le poste  que la constitution lui octroie légalement et qui lui fallait légitimer en prenant immédiatement , sans tarder,  fonction au moment venu. 

[9]  C’est le nom de caresse  qu’il reçut  au moment   il venait en héros  sauver la Côte-d’Ivoire aux bords de l’effondrement, de la  banqueroute. 

[10] Les interventions tonitruantes et peu élogieuses ( à son égard)de son  ancien ami du RDR, J.J  Béchio, ancien  Ministre du PR Houphouët-Boigny, et l’ actuel Président de « pour la CI » ,  à la  télévision  ivoirienne,  sont instructives à cet égard.

[11] Sous la pression de Mbeki thabo, alors médiateur dans la gestion de la crise ivoirienne, le  PR Gbagbo en 2005, signa, pour la paix,  le décret qui lui permit d’être  candidat  aux élections présidentielles de 2010

[12]  Un hôtel, un banal lieu de rencontre et de divertissement, inapproprié  pour ces choses  sérieuses, qui leur sert  de République où se prennent les décisions  contre  la République de Côte-d’Ivoire.   

[13] L’ambassadeur des Etats-Unis en Côte-d ivoire, dans une interview  accordée à ONU CI FM , dans la semaine du 8  au 15 janvier  2011, dit  s’être retrouvé par hasard pur au Golf au moment de la proclamation des résultats du  second tour et  n’avoir jamais aidé Y. Bakakyo à rejoindre l’hôtel du Golf, le QG du RDR ( pour répondre à l’accusation du PR. Gbagbo). Quelles  heureuses  coïncidences,  M. Le Diplomate américain ?

[14] Si l’on en croit le PR Gbagbo (cf. : la rencontre qu’il eut avec les chefs traditionnels), ce sont les Ambassadeurs de la  France et des Etats Unis  qui conduisirent Y.  Bakayoko  à l’Hôtel du Golf, QG du candidat Ouattara, à publier  les résultats du second tour. Que tout cela est curieux et triste ?

[15] L’expression est de Ouattara (cf. Débat télévisé animé par Brou Aka pascal avant  le premier tour des présidentielles)

[16] Le monde marche vraiment sur la  tête, à l’heure   N. Sarkozy et  B. H. Obama, ces deux  fils  immigrés, sont  aux commandes des grandes nations  que sont  la France  et  les  USA.

 

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