De la Françafrique moderne, du Cauchemar Ivoirien et de la Traitrise Africaine

Publié le par revuedepressecigbagbo.over-blog.com

Enlisement dramatique de la crise ivoirienne : voici venu le temps de la valse des politiques et seigneurs de guerre franco-africains éternellement coupables mais jamais responsables. Les masques sont tombés : la colonisation française n’a jamais cessé, l'indépendance de la Côte d’Ivoire, elle, n'a jamais eu lieu.

Après une décennie de coups d’Etats barbouzards de l’ère Chirac, la Françafrique bling-bling a enfin les mains libres en Côte d'Ivoire pour une guerre sanglante.

Le double discours impérialiste de la communauté internationale aux faux semblants humanitaires et démocratiques a fini par payer : les capitalistes belliqueux que sont Sarkozy, Obama et Ouattara ont enfin les mains libres en Côte d’Ivoire.

Après avoir vigoureusement piétiné la souveraineté de la Côte d’Ivoire, bafoué la volonté démocratique des Ivoiriens, en encourageant puis ignorant les fraudes massives de l’élection Présidentielle 2010, et enfin, après s’être joyeusement assis sur toutes les règles du droit international et de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, la France et la communauté internationale peuvent se féliciter d’avoir réussi à mettre le joyau de l’Afrique de l’Ouest à feu et à sang.

Epilogue dramatique d’une lutte de pouvoir, déclenché après la mort d’Houphouet Boigny. C’est qu’ils sont tombés sur des Ivoiriens, Gbagbo et ses patriotes, qui ne se laisseront pas imposer un pantin occidental et ne baisseront pas la tête. Crime de lèse-majesté !

Une guerre effroyable est en marche.

Guerre de pouvoir : affrontement de civils et jeunesse ivoiriens, fraîchement enrôlés contre les sbirs-mercenaires de Ouattara, poulains du sanguinaire Compaoré le Burkinabé.

Guerre de ressources énergétiques aux enjeux capitaux : depuis la découverte du pétrole au large des côtes ivoiriennes, la recolonisation de cet ancien moteur économique de l’Afrique de l’Ouest par la Françafrique a trouvé son traitre africain parfait. Ouattara l’ivoirien.


Avec, au milieu, tous ces Ivoiriens, civils pris au piege qui ne seront jamais evacués, contrairement aux francais.

Recolonisation en sous-main, donc. Mais surtout, vieux stratagème de l’ère esclavagiste et refrain pathétique de l’africain, vendant ses frères, qui se répète sans fin.

Allassane Ouattara ou le politique africain à la fortune colossale d’origine douteuse, digne héritier du dictateur Boigny, pantin simplet et providentiel de la néo-Françafrique bling-bling, usurpateur mais surtout, chef de file de criminels de guerre en tout genre. En effet, les innombrables crimes de guerre impunis des seigneurs Soro et Cie au Nord de la Côte d’Ivoire depuis une dizaine d’années ne sont ignorés d’aucune ONG, ni ivoirien, si ce n’est de l’ONU, autre acteur majeur dans la crise ivoirienne, à la morale, elle aussi, sélective.

Créée après la Seconde Guerre Mondiale pour contribuer à la résolution pacifique des conflits modernes, l'ONU est devenue le marche pied des puissances occidentales et américaine, une vraie machine de guerre qui a vu passer sans moufter les assassinats de Che Guevara, Patrice Lumumba, ainsi qu’une pléiade de conflits sanglants dignes du Moyen Âge, tels l’Algérie, le Vietnam, la Bosnie-Herzégovine, le Sierra Leone, le Rwanda…

Organisation pour la paix dans le monde pensiez-vous ? Réseau de diplomates véreux et corrompus, responsables de non-assistance à personne en danger et de crimes contre l’humanité, surtout…

C’est ainsi que, les Rebelles ivoiriens d’hier, nullement inquiétés de leurs crimes odieux, sont devenus, par un tour de passe passe moral dont seuls les médias et hauts responsables français ont le secret, les Forces Nouvelles mais encore les Forces Républicaines ! La belle mascarade : les bourreaux sont devenus les sauveurs de la démocratie ivoirienne !

Un autre refrain de l’ère esclavagiste et coloniale : voici venue la valse des politiques et seigneurs de guerre franco-africains éternellement coupables mais jamais responsables...

Presque trop facile de déclencher une nouvelle guerre en Afrique au 21-ème siècle. Après une décennie de coups d’Etats barbouzards de l’ère Chirac, voici enfin venu le temps de la guerre ouverte et décomplexée de Sarkozy et Ouattara à la Côte d’Ivoire.

Les masques sont tombés : la colonisation française n’a jamais cessé et à même repris de plus belle. Les indépendances de la Côte d’Ivoire et anciennes colonies françaises, elles, n’ont jamais eues lieu.

Un sournois glissement s’est donc effectué de la colonisation française du 19ème-20ème siècles vers la néocolonisation moderne. La France garde le contrôle économique et politique des anciennes colonies, en plaçant à leurs têtes des dictateurs malléables.

Les méthodes : coups d’état militaro-barbouzards des services secrets français, guerres pseudos-démocratiques avec enrollement de mercenaires, élimination systématique des opposants, tels Sankara, Olympio ou Lumumba, baillonnage de la presse locale, maintien de la population dans l’illettrisme, le chômage et la misère. Il est bien connu, celui qui ne sait rien ne peut rien contester, et se croit heureux avec son rien.

Les dictateurs africains d’hier étaient Omar Bongo, Mobutu, Eyédema, Déby ou Compaoré. Aujourd’hui ? On reprend les mêmes et on les conjugue aux mandats infinis, en les démultipliant par leurs fils, de sang ou spirituels. De véritables clans africains qui gardent jalousement le pouvoir, étroitement mêlés aux politiciens babouzards français dans une nébuleuse françafricaine mafieuse mais opaque pour le commun des mortels.

Quant à ceux qui savent parce qu’ils y ont vécu, en Afrique, j’ai nommé les politiques français, diplomates, les militants et humanitaires de tous bords, tous sont gaillards pour parler du génocide rwandais ou étaler leurs graaande expérience de l’Afrique, cette terre de misère et de corruption, en fiers baroudeurs qu’ils sont. Courage qui ne vaut que pour le passé, car, dans le présent, d’un consensus général, tous ont subitement perdus leurs froques et les lambeaux de principes qui leurs restaient face à l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, éminence grise et paillasson hors pair de l’impérialisme américain.

Ainsi, les perroquets qui criaient encore hier au scandale de la guerre de pétrole des States en Irak, ont de concert rabattus leurs caquets au début de la crise ivoirienne. Pour répandre la fausse information sur la situation complexe et la vraie propagande de la néo-Françafrique.

Alors, morale française à deux vitesses ? Que reste-t-il des héritiers de la Révolution française et de la Déclaration des Droits de l’homme ? Rien. Si ce n’est des guenilles, de la lâcheté et une dette publique faramineuse qui plongera bientôt, comme celle des Etats Unis avec sa guerre en Irak, avec les nouvelles guerres du gouvernement Sarkozy en Libye et en Côte d’Ivoire, manigancées par une élite politico-financière ne servant que ses propres intérêts.

Avec au bout de la chaîne capitalistique, le paillasson humain sanglant – les africains, éternels esclaves de la cupidité moderne.

Les ivoiriens se retrouvent donc seuls aujourd’hui face à leur destin : le déchaînement de la barbarie dans l’indifférence générale de l’opinion publique.

Silence assourdissant.

Nous sommes tous témoins et complices de cette guerre. Responsables par notre silence et notre désengagement politique, signes d’approbation involontaires mais odieux.

Plus ignoble encore : l’absence des africains de France. Où sont-ils ?

Des millions d’africains de la diaspora, profitant de la manne occidentale pour un unique silence de trahison, condamnant leurs frères du continent africain à la mort et à la souffrance. Hier c’était le Libéria, Sierra Léone et Rwanda qui s’embrasaient, aujourd’hui - la Côte d’Ivoire. Mais entre hier et aujourd’hui, les africains d’Occident sont restés ces atomes égarés et désengagés des luttes de leur Continent.

Terrez-vous donc, chers africains de France, dans votre petit confort consumériste. Et n’oubliez pas d’augmenter l’application quotidienne des crèmes blanchissantes. Qui sait, peut-être qu’un jour, à force de persévérance, en vous mirant dans la glace, finirez-vous par y apercevoir un blanc ?

Dans le miroir de l’Histoire, en revanche, vous resterez ces Noirs qui ont trahis et vendus leurs frères du continent.

Oubliant le sens de la solidarité et de l’entraide africaine.

A tous ceux qui sont touchés par cette tragédie, politiques, citoyens, noirs, blancs, citoyens francais, citoyens du monde, je lance un appel de mobilisation et de solidarité pour honorer les ivoiriens, victimes de cette guerre, et de ceux, encore vivants, condamnés à l’horreur.

Mobilisons-nous pour les ivoiriens et étrangers, pris au piège en Côte d’Ivoire. Mobilisons-nous contre cette violence sans nom pour reconstituer les débris de notre Humanité qui se fait chaque un peu plus inexistante.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/de-la-francafrique-moderne-du-91726

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