L’inacceptable ingérence de la France en Côte d’Ivoire

Publié le par revuedepressecigbagbo.over-blog.com



La France n’a pas le droit de violer la souveraineté d’un Etat, fut-il africain.

Difficile d’être africain et de surcroit un jeune africain du troisième millénaire et de ne pas réagir face à la grossière ingérence de la France en Côte d’Ivoire. Difficile de se taire quand la rage, la colère et la douleur nous ronge. La France est un Etat souverain et nous Africains respectons cela. Mais aussi, la Côte d’Ivoire est un Etat souverain et il faut qu’on respecte cela. Même si le président Laurent Gbagbo, comme ils le clament partout, aurait perdu les élections, et il faudra apporter les preuves, on ne saurait violer la constitution de ce pays. Que l’on soit Obama, Sarkozy, Jonhattan Goodluck, Compaoré ou Wade. Ce manque de respect au peuple ivoirien constitue un manque de respect criard aux peuples africains. Et à quelle heure ? En 2011, soit 50 ans après les indépendances. Et il n’y qu’à voir la super puissance qu’est la France avec ses puissants médias. Alors que le gouvernement de Laurent Gbagbo n’a que la RTI. On comprend aisément que l’information ne peut que basculer en faveur de Ouattara. Heureusement, certains médias africains y compris français (LCI) ont toujours voulu donner la vraie information sur ce qui se passe au pays d’Houphouet Boigny. Et ne le cesseront jamais.

Sous le fallacieux prétexte que le président Laurent Gbagbo a perdu les élections en décembre 2010 et qu’il doit se retirer pour céder la place à leur choix ( Alassane Dramane Ouattara), la France n’a pas lésiné sur les moyens pour asphyxier tout un peuple à cause d’un seul. Cela s’appelle tout simplement du Machiavélisme. C’est-à-dire que comme Niccolo Machiavelli (1469-1527) dans son livre intitulé Le Prince, même s’il faut bombarder toute une école afin que tout le monde meurt, y compris le mauvais élève ciblé, eh bien, on le fera. Pourvu que l’objectif soit atteint. En réalité, c’est cela que la France a décidé d’utiliser en Côte d’Ivoire : embargo économique, embargo sur les médicaments, gels des avoirs, et interdiction de se déplacer librement sur le continent et en Occident. L’objectif étant de pousser les populations au soulèvement. Mais curieusement, les populations dont on dit hostile au président Laurent Gbagbo (et c’est ce qui est surprenant) ne se sont jamais soulevées. Elles n’ont jamais obéit aux appels de Alassane Dramane Ouattara qui veut à tout prix le fauteuil présidentiel. Et comme ça n’a pas marché, la France a opté pour la force. Déloger par tous les moyens un président élu et adulé de son peuple. Certains médias français (RFI et France 24) nous le cachent depuis décembre dernier, mais grâce à la RTI, LCI, et autres, on a pu avoir un autre son de cloche .

La manière dont les choses se passent en Côte d’Ivoire amène les Africains à penser qu’ils n’existent même pas sur la carte du monde. Et lorsque la France, à travers Sarkozy, son président, se permet de donner des ultimatums à un autre Chef d’Etat afin qu’il quitte le pouvoir, c’est de l’ingérence. Lorsque Obama, président des USA, se permet de donner des ultimatums à Gbagbo afin qu’il cède sa place à Ouattara, c’est tout simplement de l’ingérence. Et le peuple ivoirien alors ? Sa voix ne compte-t-elle pas ? Eh, bien, les soit disant grands présidents semblent se contredire. Car, ce sont eux qui ont passé le temps à clamer qu’on ne peut tolérer la prise du pouvoir par les armes. D’où vient-il que subitement ils soutiennent, et prennent eux-mêmes les armes, pour aider une rébellion à prendre le pouvoir par les armes ? Inacceptable, cette ingérence grossière de la France en CI. Cette ingérence est encore plus palpable et criarde qu’on voit des militaires français au contrôle de l’aéroport d’Adibjan. La RTI parle de 700 bérets verts qui y ont atterrit samedi soir. Et à travers des images diffusées sur la RTI ce dimanche 03 avril 2011, on a pu voir des tireurs d’élites ou snipers français que des hélicoptères ont déposé sur le toit des étages au cœur d’Abidjan (Commune de Marcory, Sud d’Abidjan). Ceci à cause du blocus humain que les populations ont formé sur les deux ponts de la capitale économique ivoirienne. A l’aéroport d’Abidjan, on parle d’une trentaine de chars de guerre et des armes lourdes (y compris des munitions) qui sont disposés à l’entrée de cet aéroport. Que viennent faire les soldats de la légion française en Côte d’Ivoire, si ce n’est pour « finir avec Gbagbo ? C’est la preuve que le président Nicholas Sarkozy est prêt à éliminer physiquement Laurent Gbagbo afin que Alassane Ouattra, qu’il considère comme celui ayant gagné les élections, prennent le palais présidentiel à Abidjan. Après sa réunion hier à l’Elysée, des sources affirment que Sarkozy a eu une discussion en vidéo conférence avec les Chefs d’Etats africains pour leur dire qu’il éliminera Laurent Gbagbo par tous les moyens. Après 50 ans d’indépendance, cela est inacceptable.

Comment parler de cette crise sans faire mention du rôle trouble des médias français, à savoir France 2 et autres RFI, qui se livrent ouvertement à de la désinformation. Ces médias français depuis le début de la crise n’ont cessé de peindre le président de la République de Côte d’Ivoire comme le diable incarné. Ils passent le clair de leur temps à faire la promotion des rebelles. Et nous autres jeunes africains du 21ème siècle ne saurons accepter cela. Car, ils passent le mauvais message à nos enfants. C’est-à-dire qu’en Afrique, la prise du pouvoir ne se fera que par les armes. Tant que celui qui est au pouvoir n’est pas du côté de la France. Ce qui est inacceptable ! Ces médias sont souvent les premiers, lors des séminaires internationaux, à prêcher la résolution pacifique des conflits. Aujourd’hui, ce sont eux qui font la promotion de la guerre. Mais aujourd’hui, aujourd’hui, on l’a compris. RFI, France 24, TF1, et tous les autres médias français qui mettent le feu en Côte d’Ivoire, ne sont que des machines de propagande et de soutient des intérêts d’un groupuscule d’hommes politiques en France. Car, ces milliers d’Africains tués à Duékoué à Abidjan par les rebelles de Ouattara (Forces Nouvelles), ne l’ont été parce que certains dirigeants en France ont refusé le recomptage des voix. Une proposition que n’a cessé de faire Laurent Gbagbo depuis le début de cette crise.



Joseph Roland Djotié, à Douala
Camerounlink.net

 

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