Le mégasyndicat international du crime - 2e partie _CHRONIQUES DE BERNARD DESGAGNÉ

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CHRONIQUES DE BERNARD DESGAGNÉ 

Vérités officielles et légendes d’épouvante fabriquées en série par les agents de relations publiques du mégasyndicat international du crime servent à justifier les agressions contre ses adversaires économiques. Entendons par adversaires non pas des rivaux qui menacent les économies occidentales, mais bien des États qui refusent de se laisser avaler par le néolibéralisme sauvage et qui adoptent parfois même le socialisme ou le communisme, ce qui est un péché mortel. (Précisons ici que certains partis qui se disent socialistes n’en sont pas, par exemple le Parti socialiste français et le Nouveau Parti démocratique, au Canada.)

Le néolibéralisme est une doctrine qui n’a rien à voir avec la création de la richesse, qui érige la cupidité en vertu suprême et qui repose sur le parasitisme financier, le pillage et les guerres. La plupart des défenseurs du néolibéralisme, par exemple les membres du gouvernement conservateur à Ottawa, sont des psychopathes. Ils n’attachent aucune importance à la vie des autres et ont recours à des subterfuges, comme la «défense de la démocratie» ou la «promotion des valeurs canadiennes» pour tuer les gens qui leur barrent la route.

Si la diabolisation des chefs d’État récalcitrants comme Kadhafi, Gbagbo ou Assad a une importance cruciale dans la construction des légendes d’épouvantes dont le mégasyndicat a besoin pour endormir les peuples occidentaux, deux autres stratégies de désinformation sont également essentielles. Premièrement, à défaut de diaboliser le dirigeant nuisible, les agents de relations publiques s’emploient à le stigmatiser, pour lui ôter sa légitimité et sa crédibilité. C’est le cas particulièrement des personnalités ou des États qui seraient difficiles à éliminer, mais qu’on peut neutraliser en diminuant leur influence. Hugo Chávez et Vladimir Poutine en sont deux bons exemples.

Deuxièmement, la diabolisation ne peut se faire sans occulter certaines informations et sans exclure des tribunes médiatiques les gens qui en savent trop et qui ne veulent pas collaborer. L’occultation est l’un des principes de base de la désinformation. Sans occultation, personne ne serait épouvanté, parce que tout le monde se rendrait compte de la supercherie. C’est pourquoi, par exemple, Radio-Canada a systématiquement caché à son public les manifestations gigantesques d’appui populaire à Kadhafi, Gbagbo et Assad. Elle n’a envoyé aucun journaliste en Syrie, contrairement à la télévision russe, pour interviewer des manifestants sur place et voir si ce sont vraiment des personnes incitées par le «régime» à faire semblant qu’elles l’appuient, comme l’insinuent certains médias et certaines ONG.

Lorsque vous vous rendez compte que les médias cachent sciemment au public des informations déterminantes, vous pouvez être certain qu’une opération de propagande est en cours. C’est un signe immanquable.

Pour illustrer les stratagèmes de la stigmatisation et de l’occultation, quoi de mieux encore une fois que l’exemple de Radio-Canada, royaume de la perfidie, où le public est tantôt trompé, tantôt anesthésié par le divertissement? Voyons d’abord ce qu’a fait Radio-Canada dernièrement pour stigmatiser Chávez et Poutine, lors des élections au Vénézuéla et en Russie. Ensuite, nous parlerons des réalités que tous les Ivoiriens connaissent, mais qui sont criminellement camouflées par Radio-Canada.

Le regard de Radio-Canada sur Chávez 

Le 7 octobre 2012, lors de l’élection présidentielle au Vénézuéla, Hugo Chávez a encore une fois battu le grand capital apatride et les psychopathes néolibéraux de l’extrême-droite qui ne reculent devant aucun crime. Et pour cause. C’est un grand homme. Washington et ses valets ont mis en œuvre des moyens énormes pour essayer de le battre, mais ont dû s’avouer vaincus. Comme quoi il y a encore de l’espoir dans ce monde, même si on peut s’attendre à ce que le mégasyndicat international du crime récidive.

Évidemment, Radio-Canada n’a pas voulu être en reste et a affecté à l’élection présidentielle vénézuélienne son agent de désinformation attitré sur l’Amérique latine, Jean-Michel Leprince. Le 1er octobre, M. Leprince faisait une chronique à l’émission Le Monde selon Mathieu, dans laquelle il affirmait ceci:

[Henrique Capriles, l’opposant de Chávez] a la réputation de régler les problèmes dans son État de Miranda. Il a un message rassurant depuis le début de la campagne. […] Il est très, très actif. Il a fait plus de 250 rencontres à travers le Vénézuéla depuis huit mois, alors que Hugo Chávez, qui a 54 ans et qui est beaucoup moins en forme, a fait une campagne beaucoup moins visible que les autres fois. Et puis, Capriles a un discours d'unité nationale, alors que le discours de Chávez est un discours de division. C'est eux contre nous, et eux, c'est l'ennemi. […] Il y a aussi le harcèlement envers le secteur privé, l'hostilité envers les médias. […] Il faut dire qu'il y a du pétrole. […] L'argent coule à flot et [Chávez] l'utilise évidemment dans cette campagne à son aise.

Le parti-pris de M. Leprince est évident. À la fin, il utilise une formule ambigüe pour laisser entendre que Chávez utilise l’argent du pétrole pour se faire réélire, voire pour s’enrichir personnellement. Selon M. Leprince, à quoi devrait servir l’argent du pétrole si ce n’est pour permettre à l’État de faire des dépenses publiques dans l’intérêt du peuple? L’argent devrait-il servir plutôt à enrichir de grandes pétrolières étrangères, comme en Libye, en Côte d’Ivoire et… au Canada?

Voici maintenant le commentaire révélateur que j’ai obtenu d’un ancien collaborateur vénézuélien de Radio-Canada, qui connait très bien Chávez, le Vénézuéla et Leprince:

Capriles ne règle aucun problème et Leprince le sait. C’est pourquoi Leprince ne donne aucun exemple de problème réglé et parle d’une "réputation". Capriles n’est pas du tout rassurant. Depuis le début de la campagne, il multiplie les gaffes qui révèlent une méconnaissance épouvantable de son pays et de son peuple. Le père de Capriles a reçu de l’argent de M. Zingg, en cavale à Miami pour échapper à la justice vénézuélienne, qui l’accuse d’être impliqué dans une tentative d’assassinat du président de la république en 2004.

Quand Leprince affirme que Capriles est "très, très actif", il ne fait que reproduire un article d’un journal d’extrême-droite qui compare la quantité de municipalités visitées par Capriles et la quantité de municipalités visitées par Chávez, ce qui n’est pas sérieux. Chávez n’a pas besoin d’aller partout. Et s’il est moins visible, c’est qu’il ne contrôle pas les médias, contrairement à ce qu’on prétend souvent. [Des manifestations monstres d’appui à Chávez ont eu lieu à Caracas.] Capriles n’a pas un discours d’unité. C’est plutôt le contraire. Ce n’est qu’un cliché utilisé par l’extrême-droite pour faire oublier le programme néolibéral de Capriles. Leprince est personnage sans scrupule, un homme de mauvaise foi.

En outre, mon correspondant attire mon attention sur ce que Leprince et Radio-Canada évitent soigneusement de dire à propos de Capriles. Dans un article en espagnol intitulé «Capriles le despérado trouve refuge au Honduras», le journaliste hondurien Roberto Quesada a obtenu le numéro d’immatriculation de l'avion utilisé par Capriles pour se rendre au Honduras et participer au coup d'État contre le président Zelaya. En outre, dans un article fort intéressant, le journaliste belge Michel Collon nous rappelle certains agissements passés de Capriles:

En 2002, lorsqu’un coup d’Etat militaire tente de renverser Chávez, Capriles, alors maire d’un quartier riche de Caracas, participe à l’attaque très violente contre l’ambassade de Cuba. Il fait le mur pour y pénétrer et menace l’ambassadeur. Sa police ferme les yeux quand les putschistes détruisent les autos de l’ambassade, puis coupent son approvisionnement en eau et en électricité.

Michel Collon joint à son article une photo de Capriles en train d’escalader le mur de l’ambassade de Cuba à Caracas. Radio-Canada ne nous montrera évidemment jamais cette photo. Capriles est un homme rassurant qui règle les problèmes. Chávez est l’homme de la division. N’est-ce pas?

Radio-Canada relaie encore les accusations fabriquées contre Poutine

Les élections locales du 14 octobre 2012 en Russie venaient à peine de prendre fin que Radio-Canadarelayait déjà les accusations de fraude proférées par une ONG complice et par certains opposants, du reste battus à plate couture à cause de leur impopularité dans la population russe, qui n’est pas dupe des agents du mégasyndicat international du crime. Radio-Canada écrivait notamment ceci:

Golos, une ONG russe qui recense les fraudes électorales, a fait état de plus d'un millier d'irrégularités. Golos avance que des partisans du parti présidentiel voteraient plusieurs fois dans différents bureaux de vote.

La Presse, journal qui appartient à la famille Desmarais et dont les journalistes sont très souvent invités sur les tribunes radiocanadiennes, titrait pour sa part «Triomphe du parti de Poutine et irrégularités», au-dessus d’un article de l’Agence France-Presse (AFP), bien connue pour ses intenses activités de désinformation. La Presse et l’AFP ne jurent, elles aussi, que par les déclarations non étayées de l’opposition et par les critiques de Golos. La première phrase de l’article est la suivante: 

Le parti au pouvoir Russie unie a remporté haut la main les premières élections locales depuis le retour au Kremlin de Vladimir Poutine en mai, marquées par la défaite d'une figure de l'opposition dans la banlieue de Moscou et de multiples fraudes dénoncées lundi par l'opposition.

Selon La Presse et l’AFP, les élections sont «marquées par de multiples fraudes», que l’opposition et Golos dénoncent. La vérité est plutôt que, malgré le bon climat dans lequel les élections se sont déroulées, certains opposants et une fausse ONG au service de Washington soutiennent que de multiples fraudes ont eu lieu. Voilà qui est très différent.

À l’élection présidentielle, en mars dernier, Radio-Canada avait également cité Golos pour flétrir Poutine. Selon elle, Golos était un «observatoire électoral indépendant russe». Indépendant? Voyons voir.

En fait, Golos entretient d’étroites relations avec le Secrétariat d’État. En décembre 2011, le site Web russe Life News avait publié un échange de courriels entre Golos et le Département d’État, où il était question d’un paiement pour service rendu. Quel service? Jeter le discrédit sur les résultats électoraux en Russie. C’était écrit en toutes lettres dans les courriels.

Golos est financée par la National Endowment for Democracy, un paravent bien connu de la CIA. J’en ai déjà parlé dans un article précédent, intitulé «La guerre contre la souveraineté populaire», qu’un grand nombre de journalistes et de décideurs de Radio-Canada ont reçu. À Radio-Canada, on continue de répéter coute que coute les mêmes mensonges, même quand on se sait repéré. Radio-Canada reçoit plus d’un milliard de dollars par année en deniers publics pour abrutir le public et noyer les propos de tout contradicteur dans un océan de propagande.

Ottawa participe aux crimes de Soro et Ouattara

La venue du chef de guerre ivoirien Guillaume Kigbafori Soro à Québec, dans le cadre de la 127e assemblée de l’Union interparlementaire, du 21 au 26 octobre 2012, est la preuve du caractère criminel du régime d’Ottawa. Le baron Stephen Harper, dont le gouvernement n’hésite pas à extrader un innocent pour le remettre à un meurtrier de masse notoire comme Paul Kagame, accueille en revanche à bras ouverts un homme comme Soro, secrétaire général des Forces nouvelles, qui est une association de terroristes.

Après leur tentative de coup d’État du 19 septembre 2002, les Forces nouvelles ont occupé le Nord, le Centre et l’Ouest de la Côte d’Ivoire, grâce à la protection de la force Licorne, corps expéditionnaire de l’armée française qui s’est interposé hypocritement pour empêcher l’armée ivoirienne de rétablir l’autorité démocratique de l’État sur tout le territoire. 

En novembre 2004, l’armée française d’occupation est même allée jusqu’à tirer sur des civils désarmés à plusieurs reprises, notamment devant l’Hôtel Ivoire, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés. Elle a détruit l’aviation ivoirienne au sol, prenant prétexte d’une fausse attaque contre un campement français, attaque dont les circonstances très suspectes n’ont jamais été élucidées, au grand désespoir des familles des soldats français, auxquelles les autorités françaises ont clairement menti. Des dépouilles ont notamment été interverties, et toute autopsie a été refusée.

Grâce à la protection de la France et des hauts dirigeants ultracorrompus de l’ONU, les Forces nouvelles de Guillaume Soro, qui s’appellent les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) depuis le coup d’État contre Laurent Gbagbo (enlevé le 11 avril 2011), ont instauré un véritable régime de terreur en Côte d’Ivoire et se sont livrées à d’innombrables violations des droits de la personne, y compris des actes génocidaires ayant pour but de remplacer les ethnies du Sud par des ethnies venues du Nord. Elles se sont financées par la contrebande de matières premières, l’extorsion et le recel à grande échelle.

En plus d’être le gagne-pain des guerriers analphabètes et barbares qui les composent, les Forces nouvelles devenues FRCI servent les intérêts d’Alassane Ouattara, président illégitime de la Côte d’Ivoire, et de ses parrains occidentaux, en particulier la grande entreprise française, mais également une pétrolière canadienne, Canadian Natural Resources (CNR), qui pompe goulument le pétrole du golfe de Guinée en collaboration avec Total. Fait à signaler, la société d’État ivoirienne Petroci ne détient qu’une participation de 10 % dans l'exploitation des puits en question. Fait à signaler également, deux anciens premiers ministres provinciaux, Gary Filmon (Manitoba) et Frank McKenna (Nouveau-Brunswick) siègent au conseil d’administration de CNR.

Entre décembre 2010 et avril 2011, Stephen Harper et Radio-Canada n’ont pas hésité, pour promouvoir des intérêts pétroliers privés, à participer au coup d’État contre Laurent Gbagbo perpétré par le mégasyndicat international du crime. Alors que les institutions de la Côte d’Ivoire avaient déclaré Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection, Stephen Harper a réclamé le départ du président élu et son remplacement par le laquais du grand capital, Alassane Ouattara. Radio-Canada a, pour sa part, sans cesse répété que Laurent Gbagbo, «le tricheur», «s’accrochait au pouvoir» et que Ouattara était considéré comme le vainqueur par la «communauté internationale», c’est-à-dire par le mégasyndicat international du crime. 

En fait, des fraudes massives et des actes de violence avaient été commis dans la zone encore sous l’emprise des Forces nouvelles, qui n’avaient pas été désarmées comme prévu dans les accords de paix, ce qui explique que le Conseil constitutionnel ait invalidé les résultats nettement frauduleux et qu’il n’ait pas jugé bon d’ordonner une reprise du second tour dans les mêmes conditions.

Ce qui est vraiment criminel, de la part d’Ottawa et de Radio-Canada, c’est d’avoir occulté les graves violations des droits de la personne commises par Alassane Ouattara, Guillaume Soro et leurs hommes depuis décembre 2010. Ces violations se poursuivent aujourd’hui, avec la bénédiction évidente du mégasyndicat international du crime. Alors qu’il prêche la réconciliation, Ouattara fait fermer les universités. Il pourchasse, emprisonne, humilie, torture et tue ses opposants politiques. Il fait arrêter des journalistes et intimide la presse. Ses partisans organisent des émeutes pour mettre fin aux rassemblements du Front populaire ivoirien, principal parti d’opposition. Ouattara laisse les sans-génies de FRCI faire leur loi à Abidjan et ailleurs au pays. Ces ex-rebelles sans formation errent dans les rues avec leurs armes, tandis que la police, elle, est désarmée, donc totalement impuissante face à ces malfaiteurs. Mais il y a encore pire.



Drame complètement occulté par Radio-Canada: Un camp de déplacés incendié à Nahibly, dans la préfecture de Duékoué, en Côte d’Ivoire, le 20 juillet 2012. L’incendie a été allumé sous la supervision de l’armée ivoirienne (FRCI), formée désormais des rebelles terroristes de Guillaume Soro et d’Alassane Ouattara, avec la complicité des casques bleus. Les agresseurs sont parvenus ainsi à faire sortir les déplacés du camp, pour en attraper et en massacrer une centaine au moins, dans le cadre d’une vaste entreprise de génocide et de remplacement des populations qui dure depuis plusieurs années. Il s’agissait aussi d’éliminer des témoins gênants des tueries précédentes.


Radio-Canada occulte les massacres des hommes de Soro 

D’abord premier ministre, Soro est aujourd’hui député et président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, ce qui explique sa présence à Québec ces jours-ci. Cette légitimité factice ne devrait pas faire oublier les crimes contre l’humanité dont l’homme est coupable, avec la complicité des barons du crime. L’Union interparlementaire, qui aime bien faire la morale à la Syrie, sans préciser que ce pays est dévasté par des terroristes à la solde du mégasyndicat international du crime, semble n’éprouver aucun scrupule lorsqu’un terroriste participe à ses assemblées.

En novembre 2011, Soro est allé au Rwanda pour rencontrer le génocidaire en chef de l’Afrique, Paul Kagame, qui lui a expliqué quoi faire avec les camps de réfugiés. Paul Kagame a beaucoup d’expérience dans l’extermination des réfugiés, comme il a démontré à Kibeho, à Goma et ailleurs. Soro a bien appris sa leçon.

Comme l’indiquent les deux reportages que j’ai inclus dans le «cinéma-vérité» ci-dessous, les Forces nouvelles ont commis, à la fin de mars 2011, des massacres à grande échelle à Duékoué, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Ces massacres sont demeurés totalement impunis, ce qui est évidemment incompatible avec une véritable politique de «réconciliation nationale», comme Ouattara l’hypocrite le sait très bien. Radio-Canada a très peu parlé de ces massacres.

Depuis ces massacres, les ethnies de l’Ouest de la Côte d’Ivoire se sont réfugiées soit dans des camps internes, sous la protection des casques bleus ou de l’Église catholique, soit dans des camps au Libéria. Des ethnies venues du Nord, notamment du Burkina Faso, en profitent pour s’approprier par la force les terres des habitants du Sud. Ces nouveaux exploitants sont autorisés à se promener avec des armes sur leurs terres et à tuer les «intrus», c’est-à-dire les ethnies autochtones, comme en témoigne un autre reportage inclus dans le «cinéma-vérité».

Le 20 juillet 2012, les FRCI ont mis le feu à un camp de déplacés (réfugiés internes). Alors que les pauvres gens fuyaient, les FRCI les ont capturés et exécutés, selon la méthode enseignée par Kagame à Soro. Comme l’indique un article du Monde diplomatique, il s’agissait entre autres d’éliminer des témoins gênants des tueries antérieures, notamment celles de mars 2011. La justice est toujours plus impartiale et la réconciliation, plus facile lorsque la partie adverse est morte. Certains médias ont dit qu’il y avait 11 morts. D’autres ont dit qu’il n’y en avait que neuf. L’ONUCI, elle, a déclaré qu’il n’y en avait que sept. En fait, il y en a eu plus d’une centaine. Pour Radio-Canada, il n’y a pas eu de morts; elle a choisi de ne même pas mentionner cette tuerie. Elle s’est plutôt contentée de diffuser, dans une de ses stations locales, une entrevue avec une immigrée originaire de l’Ouest de la Côte d’Ivoire qui habite à Sudbury

Le 22 juillet, j’ai donc écrit ce qui suit à Pierre Cavale, le journaliste qui avait réalisé l’entrevue en question et s’était bien gardé de préciser qui étaient les bourreaux de la famille de son sujet:

Vous trouverez, dans les journaux ivoiriens ci-joints, des reportages sur ce qui s'est passé dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire, près de Duékoué, le 20 juillet 2012, au moment où Radio-Canada diffusait votreentrevue avec Mme Eva Kossa.

Monsieur Cavale ne m’a pas répondu. J’ai plutôt reçu, le 30 juillet, une réponse de M. André Dallaire, directeur du traitement des plaintes concernant l’information, aux Services français de Radio-Canada. Pour s’excuser de ne pas avoir parlé du massacre du 20 juillet commis par les forces armées ivoiriennes, avec la complicité des casques bleus, M. Dallaire a invoqué un reportage diffusé le 9 juin 2012, à propos de l’assassinat de huit civils et d’une embuscade ayant fait sept morts parmi les casques bleus. Voici un extrait du courriel de M. Dallaire:

Vous saisissez l’occasion de cette entrevue sur l’intégration d’une immigrée pour faire valoir que nous ne sommes pas suffisamment attentifs à la situation en Côte d’Ivoire. Or nous avons amplement couvert le conflit entre les camps Gbagbo et Ouattara, aussi bien aux nouvelles qu’en affaires publiques. Depuis le changement à la tête de l’État ivoirien, des attaques semblables à celle que vous évoquez ont lieu régulièrement. Le plus récent écho que nous en ayons fait date du 9 juin dernier.

Le hic, c’est que le reportage du 9 juin sert à incriminer les «forces fidèles à Laurent Gbagbo», qui seraient prétendument basées au Libéria:

Plusieurs centaines de villageois fuient cette zone du sud-ouest, en proie depuis un an à des attaques attribuées à des forces fidèles à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et réfugiées de l'autre côté de la frontière avec le Liberia. Selon un rapport publié mercredi par l'ONG Human Rights Watch, ces milices auraient lancé quatre raids meurtriers sur des villages situés en Côte d'Ivoire depuis juillet 2001, faisant 40 morts au total.

Or, le rapport de Human Rights Watch (HRW) est fondé sur des conjectures pures et simples. L’enquêteur de HRW, Matt Wells, que j’ai interviewé le 13 juin, n’a jamais vu une seule arme et fonde ses allégations uniquement sur les affirmations vagues de témoins peu crédibles. De plus, j’ai visité les camps de réfugiés ivoiriens à l’été 2011, et j’y ai trouvé de pauvres gens démunis, qui vivent sous la tente, sans matelas de sol, avec les serpents. Rien à voir avec des camps d’entrainement militaires. Je publierai sous peu un article plus détaillé à ce sujet.

Nous avons affaire à une organisation criminelle internationale qui se comporte exactement comme toute organisation de ce genre. Elle est régie par la loi du silence, la complicité, la violence extrême et le mensonge. Les médias font partie intégrante de cette organisation, en particulier Radio-Canada. Le bon peuple n’arrive pas à concevoir qu’on puisse mentir à ce point. Pourtant, il n’y a rien de plus normal, vu la gravité des crimes. Ne vous attendez pas à ce que, demain matin, les criminels avouent; ils ne le feront jamais.

Lire le premier article


Suggestion de cadeau de Noël pour les adultes et les adolescents: Côte d'Ivoire, le pays déchiré de mon grand-père, éditions de l'Harmattan.


Cinéma-vérité


La Révolution ne sera pas télévisée: documentaire à voir ou à revoir en hommage à Hugo Chávez, réélu démocratiquement le 7 octobre 2012. On voit, dans cette oeuvre remarquable ne faisant évidemment pas partie du répertoire radiocanadien, les extrémistes de droite amis de Jean-Michel Leprince et de Radio-Canada se faire déculotter, alors qu’ils tentent un coup d’État, le 11 avril 2002, mais que le peuple remet Hugo Chávez au pouvoir deux jours plus tard.

 



 


Jill Stein, candidate du Parti vert à l’élection présidentielle aux États-Unis, explique que son pays ressemble à une dictature. Le peuple a le choix entre le parti bleu et le parti rouge de l’oligarchie financière et militaro-industrielle. Une critique qu’on n’entendra jamais à Radio-Canada, qui est trop occupée à relayer les ragots sur les élections russes en provenance des fausses ONG comme Golos, à la solde de la CIA.

 



Comparez ce reportage d'un journaliste russe sur la crise du terrorisme en Syrie avec le reportage bidon de Michel Ouimet. Merci à SC de m’avoir signalé ce reportage russe, que ni Radio-Canada, ni La Presse, ni même Le Devoirne diffuseront, parce qu’ils font partie d’une organisation criminelle où l’omerta est la règle. Si les députés et les sénateurs de l’opposition, à Ottawa, avaient un minimum de sens moral, ils poseraient les questions suivantes au gouvernement Harper: «Comment se fait-il que vous persistiez, encore aujourd’hui, à condamner le gouvernement syrien, comme s’il était responsable des attentats terroristes commis depuis mars 2011 et comme s’il n’avait pas l’appui de la majorité de la population? Comment se fait-il que vous ne condamniez pas les crimes abominables des terroristes en grande partie étrangers que vous présentez comme des "opposants"? Comment se fait-il que vous ayez coupé tous les liens avec le gouvernement de la Syrie, que vous ayez imposé des sanctions économiques cruelles au peuple syrien, mais que vous ayez des relations cordiales avec des opposants en exil associés aux terroristes? Comment se fait-il que vous financiez les terroristes en leur envoyant de l’argent pour les loger, les nourrir et les soigner dans les pays voisins de la Syrie?» Le Canada étant un État voyou, où le peuple n’est pas souverain et où le mensonge règne sans partage, personne ne sera autorisé à poser ces questions au Parlement.

 


Premier reportage montrant le résultat des massacres de Duékoué, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, en mars 2011. Alassane Ouattara a emprisonné Gbagbo à plusieurs reprises et a dit ouvertement, en 1999, qu’il allait rendre la Côte d’Ivoire ingouvernable. Depuis qu’il occupe illégitimement la présidence, il passe son temps en France, en vrai sous-préfet. Il a effectivement rendu la Côte d'Ivoire ingouvernable, et elle l’est encore aujourd’hui.



Deuxième reportage sur les massacres de Duékoué. Radio-Canada ne diffuse pas ce genre de reportages.

 




Charniers à l'ouest de la C I, le rôle de... par legrigriinternational


Des casques bleus jettent des corps dans une fosse commune pour effacer les traces des crimes de masse commis par leurs protégés des Forces nouvelles, dirigées par Guillaume Soro. Ce comportement des casques bleus est typique: voir le documentaire sur Laurent Nkunda de Patrick Forestier et le reportage sur Luvungi de Sophie Langlois.

 



Des ethnies venues du Nord amies des FRCI s’emparent des terres des ethnies du Sud, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

 



Les ethnies autochtones de l’Ouest de la Côte d’Ivoire ont tout perdu et essaient de survivre tant bien que mal dans le camp de déplacés de Duékoué.

 


Images de l’incendie du camp de déplacés de Duékoué le 20 juillet 2012

Le 20 juillet 2012, Les FRCI ont incendié un camp de déplacés et, pendant que les gens prenaient la fuite, les ont massacrés. Récemment, on a commencé à déterrer des cadavres dissimulés par les FRCI. Radio-Canada ne parle pas de ce genre de choses.


 


La Francia in nera - C'era una volta: «Il était une fois la France en noir», un documentaire italien très intéressant sur la crise ivoirienne. Il s’agit d’une version aux sous-titres français plus ou moins amateurs. Si vous comprenez l’italien, vous trouverez la version originale dans le site de la RAI.

 

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