Lettre au Président Gbagbo pour son anniversaire

Publié le par revuedepressecigbagbo.over-blog.com

Cher président Gbagbo,

 

Des millions d'Ivoiriens savent que c'est aujourd'hui votre anniversaire, et s'en souviennent. Beaucoup d'entre eux n'ont pas la possibilité de vous exprimer leur affection et leur soutien.

 

Pauvre petit Français égaré au milieu de cette foule de vos compatriotes avec vous blessés, humiliés, méprisés par une Françafrique arrogante, manipulatrice et violente, je tiens en ce jour à vous dire combien je vous admire, et combien forte est mon espérance d'une issue heureuse à cette crise interminable.

 

Après dix années d'intrigues incessantes, les carnassiers qui s'acharnent sur vous mettent à présent tout en œuvre pour que chacun de leurs crimes vous soit imputé. Mais rassurez-vous, ils ne tarderont pas à sombrer dans le ridicule, tant leurs ficelles sont grossières, et maladroits leurs procédés. On sent la meute fébrile; sa nervosité trahit son inquiétude : dix années de mensonges, c'est à peu près le délai dont ont bénéficié les nazis, avant que leur empire ne s'écroule.

 

Sachez seulement que toute cette propagande n'a pas plus de prise sur moi qu'elle n'en a eu sur Philippe Rémond, ce frère qui a payé de sa vie sa fidélité à votre idéal.

 

Monsieur le Président, à l'aube de cette soixante-septième année de votre vie, j'ai à cœur de vous rappeler quelques versets des psaumes 66 et 67, illustrant à merveille cette charnière décisive de votre existence, pour que vive la Côte d'Ivoire :

 

"Peuples, bénissez notre D.ieu, faites retentir sa louange ! Lui qui fait de la vie le lieu de notre être, et n'a pas laissé nos pieds chanceler. Car tu nous as éprouvés, ô D.ieu, épurés comme on épure l'argent… Tu nous as amenés dans le filet, tu as mis sur nos reins un pesant fardeau; tu as fait chevaucher des hommes sur nos têtes; nous avons passé par le feu et par l'eau, mais tu nous en as tirés pour l'abondance. (…) J'accomplirai  mes vœux envers toi.  (…) Venez, écoutez, et que je raconte, à vous qui craignez D.ieu, ce qu'il a fait pour moi ! A Lui j'ai crié de ma bouche, l'exaltant de mes lèvres. Si j'avais en mon cœur envisagé la fraude, le Seigneur ne m'aurait pas entendu. Eh bien, D.ieu a entendu, il a écouté la voix de ma prière ! Béni soit D.ieu, qui n'a pas écarté ma prière, ni sa bonté d'avec moi !" (Ps. 66:8-12, 13, 16-20)

 

(…) D.ieu nous fait grâce et nous bénit; Il fait luire sur nous sa face (…) Pour que sur la terre on connaisse ta voie, parmi toutes les nations ta délivrance ! Que les peuples te louent, ô D.ieu, qu'ils te louent, tous les peuples! Que se réjouissent et jubilent les peuples, parce que tu jugeras les peuples avec droiture, et guideras les nations sur la terre ! (…) La terre donne son produit, D.ieu, notre D.ieu nous bénira. D.ieu nous bénira, et tous les confins de la terre le vénéreront !  (Ps. 67:2-5)

 

Comme Jonas au fond de l'abîme, que telle soit votre prière, illuminée par une certitude : celle de la victoire inévitable du vrai Maître de l'histoire sur les sordides calculs de vos ennemis, nos ennemis à tous, ces soi-disant "démocrates" qui n'ambitionnent, dans le sillage de leurs abominables méfaits en Côte d'Ivoire et en Libye, que d'asservir la planète entière.

 

Monsieur le Président, vous nous avez réappris le courage, l'intransigeante humilité face au caractère inflexible de la vérité; vous nous avez réappris à replacer, comme Jean Jaurès, l'exigence de la justice en tête de tous les combats de l'homme sur la terre. Vous et votre épouse avez même eu l'audace de proclamer à la face du monde, en bravant les sarcasmes, l'engagement du D.ieu vivant aux côtés de tous les authentiques rêveurs de l'impossible : un monde délivré de l'emprise meurtrière du mensonge et de son commanditaire, le profit.

 

A tous ces titres, Monsieur le Président, permettez-moi de vous dire que, fort de l'héritage de vos merveilleux prédécesseurs africains, vous incarnez l'avenir non seulement de l'Afrique, mais aussi de l'Occident; un Occident rongé à des degrés divers par cette gangrène affairiste qui, dans la politique intérieure et étrangère de la France, a atteint son stade terminal. Grâce à vous, grâce aux réalisations dont, avec l'aide de D.ieu, vous pourrez bientôt sans entraves faire bénéficier votre beau pays, ce sont beaucoup de peuples qui, partout dans le monde, retrouveront, avec la force de renoncer aux compromis mortifères, le chemin de la vraie liberté.

 

Il est enfin un pays que vous aimez, et que le témoignage de votre persévérance et de votre victoire sur les ténèbres doit aider à retrouver le chemin de sa vocation de "lumière des nations" : Israël, dont l'existence même symbolise à l'évidence le triomphe de la vie sur la mort; Israël, devenu il y a seize ans la patrie de ma famille.

 

Alors c'est de Sion, cité du grand Roi qui vient guérir les peuples de leurs maux, c'est de Sion que j'ose vous bénir, et vous confier à la protection du Berger de nos âmes.

 

Monsieur le Président Gbagbo Laurent, votre combat est devenu le mien, je vous aime et je compte sur vous. Et si D.ieu le veut –qui sait ?– peut-être pourrai-je m'honorer un jour d'être l'un de vos administrés, citoyen de ce beau pays qui, lui, s'honore de vous avoir vu naître…

 

Monsieur le Président, qu'en ce jour D.ieu vous fasse signe de sa bonté et de sa fidélité ! Veuillez recevoir, avec tous mes vœux de bon anniversaire, l'expression de toute ma respectueuse affection.

 

Eliel

Publié dans Contribution

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article