Limogeages en cascade en Côte d'Ivoire

Publié le par revuedepressecigbagbo.over-blog.com

Par RFI

Le président Alassane Ouattara a démis, le vendredi 13 mai 2011, plusieurs responsables d'institutions, proches de Laurent Gbagbo. Premiers sur la liste : les présidents du Conseil économique et social et de la Cour suprême, le Grand chancelier de l'ordre et deux membres de la Cour constitutionnelle.

Le premier visé est le président du Conseil économique et social, le troisième personnage de l'Etat selon le protocole. Laurent Dona Fologo avait clairement affiché sa position en mars dernier en pleine crise électorale par ces mots : « On ne négocie pas les résultats d'une élection, il n'y a rien à négocier. » Le seul élu était, selon lui, Laurent Gbagbo.

Ce soutien à l'ex-président lui coûte son poste aujourd'hui. Laurent Dona Fologo est remplacé par Marcel Zadi Kessy, l'actuel président du conseil d'administration du groupe Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE)-Société de distribution d'eau de la Côte d'Ivoire (Sodeci).

 

Alassane Ouattara a démis également le président de la Cour suprême, Koné Tia, et le Grand chancelier de l'ordre national de la République de Côte d'ivoire, le général Issouf Koné. Les deux hommes avaient fait allégeance à Alassane Ouattara après l'arrestation de Laurent Gbagbo, mais ils n'ont pas réussi à sauver leur place. Ils sont remplacés respectivement par Mamadou Koné, un magistrat, et Henriette Dagri-Diabaté, professeur d'histoire et ancienne ministre de la Culture d'Houphouët-Boigny entre 1990 et 1993.

Enfin, deux membres du Conseil constitutionnel ont aussi été remerciés, Jacques André Daligou Monoko et Félix Tano Kouakou : ils figuraient sur la liste des proches de Laurent Gbagbo sanctionnés par l'Union européenne, le 31 décembre dernier. L'UE leur reproche d'avoir «participé à la validation de faux résultats ».

Voilà donc une série de limogeages à l'égard de personnes qui ont soutenu Laurent Gbagbo ces derniers mois. Et une nomination, une seule, celle de l’ancien Premier ministre Charles Konan Bany, comme président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, une nomination sans surprise.

 

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