Médias français : Tout va bien en Côte d’Ivoire, massacres répression ? Nous n’avons rien vu ni entendu...

Publié le par revuedepressecigbagbo.over-blog.com

Le 11 avril dernier, grâce à l’intervention militaire de la force française Licorne en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara prenait le pouvoir par les armes. Depuis cette date, les médias français dans leur majorité nous font croire que la Côte d’Ivoire est sur le chemin de la réconciliation et de la paix.

Pourtant le bilan des premiers mois du régime Ouattara est catastrophique en matière de respect de la vie humaine, des libertés fondamentales.

Fini la liberté de presse : les journaux d’opposition comme Notre Voix ne paraissent plus, les locaux ayant été détruits par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et les journalistes menacés de mort.

Fini le multipartisme, l’opposition doit retourner à la clandestinité : des élus et membres actifs  du Front Populaire Ivoirien (FPI) sont emprisonnés au nord, placés en résidence surveillée à Abidjan ou en exil.

Fini la liberté d’opinion, les pro-Gbagbo doivent se taire, se faire discret à Abidjan ou retourner se cacher dans leurs villages pour éviter la justice expéditive des FRCI. A l’ouest, les ethnies supposées favorables au Président Gbagbo se font voler leurs terres et massacrer dans le silence.

Pourtant, nombreux sont ceux qui comme les journalistes du gri-gri international, ont dénoncé cette situation. Mais voilà ils n’ont pas accès aux mêmes moyens, puissants, de diffusion que les grands médias français.

Alors pourquoi ce silence complice des médias français ?

Quand on se souvient de la partialité avec laquelle la crise ivoirienne a été traitée durant ces derniers mois voire ces dernières années, cela n’a rien d’étonnant.

D’autant plus que ces médias sont plus ou moins dépendants du gouvernement Sarkozy.

En effet, c’est bien ce gouvernement qui détient le capital de France Télévisions (France 2, 3, 4, 5, Ô, RFO…),  il est aussi actionnaire fondateur de Euronews et France 24.

Le groupe industriel Bouygues dirigé par Martin Bouygues (parrain du fils de Nicolas Sarkozy : Louis) possède les chaines TFI et LCI. Ce groupe a aussi participé au capital de lancement de France 24.

Europe 1 et Paris-Match appartiennent à un autre industriel Arnaud Lagardère PCA du groupe Lagardère et ami personnel de Nicolas Sarkozy.

Edouard de Rothschild aussi ami de Nicolas Sarkozy, est actionnaire de référence du journal Libération.

Le Figaro appartient au groupe Socpresse : propriété de Serge Dassault sénateur UMP,  PDG du groupe Dassault et accessoirement vendeur d’armes.

A cela il faut ajouter que la plupart des titres de presse française perçoivent des subventions publiques importantes directes ou indirectes de l'État. Ainsi la majorité des grands médias français a repris en chœur l’air fredonné par le gouvernement Sarkozy : Allassane Ouattara est l’économiste aux manières policées reconnu vainqueur de l’élection présidentielle par l’Occident dont il est proche  alors que Laurent Gbagbo est le populiste, bourreau de son peuple et auteur d’un hold up électoral.

Aujourd’hui Ouattara au pouvoir,  tout rentre dans l’ordre pour le gouvernement et les grands médias français. Lorsque le sujet ivoirien est évoqué on parle de retour à la normale, de réconciliation sans évoquer la situation terrible que vivent toujours les pro-Gbagbo. Il ne faut surtout pas salir l’image de l’homme soutenu par la majorité des gouvernements occidentaux, celui que le gouvernement de Sarkozy a installé au mépris du choix des ivoiriens et des lois du pays.

Au final où est donc l’indépendance ?

Lorsque vous suivez les médias français, sachez qui se cache derrière !

Vitamine C pour RevuedepresseCI

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