Pour n’avoir pas suivi l’investiture de Ouattara sur Tci, 5 familles tabassées à Yopougon

Publié le par revuedepressecigbagbo.over-blog.com

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Cinq familles, au quartier Sogefia, terminus du bus 47, dans la commune de Yopougon, à Abidjan, ont été affreusement visitées mercredi 25 mai 2011, selon des témoins, par des partisans du nouveau Président Alassane Ouattara.

 

« Les cris que vous entendez viennent des cours voisines. Les hommes de Ouattara, disons ses partisans sont entrés dans les cours pour botter les occupants. Ils leur reprochent de n’avoir pas assisté en direct à l’investiture de Ouattara sur Tci », a indiqué en riant un correspondant que nous avons eu au téléphone ce mercredi. Cinq familles. Bien identifiées.

 

On ne sait pas qui a fait le rapport aux partisans de Ouattara que ces familles ont osé ne pas regarder Tci au moment où le Président la République recevait l’onction officielle de la communauté internationale et le collier suprême de la Grande Chancellerie ivoirienne. Le passage à tabac de ces malheureuses familles à Yopougon, montre à quel point les populations de cette commune s’épient, surtout comment les pro-Ouattara mènent la vie dure au reste des résidents.

 

Il est d’information publique que depuis le retrait de Yopougon des forces résistantes, les Frci et autres forces pro- Ouattara se sont rendues coupables de nombreuses exactions et exécutions sommaires sur des populations soupçonnées de soutenir le Président Gbagbo dans cette commune. Des charniers ont été découverts, charniers que les autorités tentent d’attribuer aux « milices pro-Gbagbo ».

 

Mais si un mois et demi après la capture du Président Gbagbo, si malgré le dernier rapport d’Amnesty international incriminant directement les Frci de Ouattara et le camp Gbagbo dans les crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire depuis la présidentielle du 28 novembre 2010, l’on observe encore un tel comportement à Yopougon, on se demande quand le camp Ouattara, qui claironne la réconciliation sera vraiment prêt à adopter le comportement qui permette cette réconciliation.

 

Rosine Manso

Source: Le Temps

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