Réconciliation nationale / Un conseiller du Premier ministre crache ses vérités à Banny : Ce qu’il pense de l’attitude du Fpi

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Réconciliation
© Abidjan.net par EMMA 
Réconciliation nationale: le président de l`Alliance pour le changement (APC), Soro Alphonse à Port-Bouët 2 (Yopougon)
Samedi 4 juin 2011. Abidjan



Les populations de Yopougon Port-Bouët 2, ont célébré, le samedi 4 juin 2011, le retour de la paix en Côte d’Ivoire, et plus particulièrement dans leur quartier qui a souffert, selon eux, le martyre. A cette occasion, Soro Alphonse Tiorna, parrain de la cérémonie et président de l’Alliance pour le changement (Apc), a donné sa vision de ce que doit être la réconciliation nationale prônée par le chef de l’Etat Alassane Ouattara. ‘’Ce sont les bourreaux qui doivent demander pardon aux victimes. Et non le contraire’’, a-t-il martelé. Soro Alphonse qui est par ailleurs Conseiller spécial du Premier ministre Guillaume Soro, a interpellé Charles Konan Banny, le président de la Commission dialogue-vérité-réconciliation (Cdvr), sur sa façon de conduire le processus de réconciliation nationale. Il lui a demandé de ‘’ne pas danser plus vite que la musique’’ et de ‘’ne pas aller trop vite en besogne’’. Le président de l’Apc s’est offusqué de ce que M. Banny ait reçu à Yamoussoukro les chefs traditionnels bété, et que ceux-ci aient réclamé la libération de leur ‘’fils’’ Laurent Gbagbo (ex-chef de l’Etat en détention en Korhogo). Pour Soro Alphonse, il faut que les invités de Banny disent ce qu’a fait l’ancien président ivoirien pour se retrouver à Korhogo. ‘’Si Banny veut réussir la réconciliation, qu’il ne commence pas par demander pardon aux bourreaux. Ce sont eux qui doivent s’agenouer pour demander pardon’’, a-t-il craché ses vérités. Le président de l’Apc s’est convaincu de ce que la réconciliation nationale se fera avec ‘’ceux qui sont prêts’’ à y aller. Pour lui, le Front populaire ivoirien (Fpi) est un parti minoritaire, et son absence au Gouvernement ne freine guère la réconciliation nationale. ‘’Certains cadres du Fpi ont voté Laurent Gbagbo mais ils n’étaient pas d’accord avec sa volonté de confisquer le pouvoir’’, a fait remarquer Soro Alphonse. Qui a mis en garde les militants exilés du Fpi, contre toute velléité d’attaque armée contre le nouveau régime. Aux ‘’irréductibles’’ de l’ex-parti au pouvoir, il a indiqué que ‘’la guerre est totalement terminée’’. Soro Alphonse a dit être déçu du comportement des militants du Fpi. ‘’Quand on écoute le discours du Fpi, on a l’impression que ses responsables n’ont pas tiré les leçons de ce qui est arrivé à la Côte d’Ivoire. Il faut qu’ils acceptent qu’ils ont fait du tort au pays. Ce n’est pas normal qu’ils se comportent comme des victimes’’, a-t-il dénoncé. Non sans lancer l’appel suivant aux militants du Fpi : ‘’Ressortez de la brousse et de l’exil pour qu’on construise ensemble une nouvelle Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara n’est pas le président des Dioula, Sénoufo…Il est le président de tous les Ivoiriens’’. Par ailleurs, il a demandé aux populations de Yopougon Port-Bouët 2 de s’inscrire dans le processus de réconciliation. A la jeunesse et aux femmes de ce quartier, il a demandé de se mettre immédiatement au travail pour relever le défi du développement et du bien-être social. ‘’On ne sera pas une jeunesse de manipulation, d’instrumentalisation. 

Nous jeunes proches d’Alassane Ouattara, nous serons une jeunesse responsable et exemplaire’’, a-t-il promis avant d’ajouter : ‘’Le président de la République compte sur vous’’. 

Avant l’intervention du parrain, Bamba Ibrahim et Mariam Touré, au nom des sages et des femmes de Yopougon Port-Bouët 2, se sont réjouis du retour de la paix dans leur quartier. 

‘’L’heure est venue de se parler, de pardonner et de se réconcilier’’, a affirmé la dernière citée.

BAMBA Idrissa


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