Sortie de crise- Charles Blé Goudé : «Nous récusons Blaise Compaoré, il n’est pas le bienvenu en Côte d’Ivoire»

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Image d'archive - Charles Blé Goudé , leader des Jeunes Patriotes et ministre de la Jeunesse et de l’Emploi de Gbagbo
Image d'archive - Charles Blé Goudé , leader des Jeunes Patriotes et ministre de la Jeunesse et de l’Emploi de Gbagbo Crédit photo - afreekelection.com

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animé ce mardi à Yopougon, le leader des Jeunes Patriotes, Charles Blé Goudé, a récusé la présence du Président Burkinabé, Blaise Compoaré dans le panel de cinq Chefs d’Etat, composé par l’Union africaine (Ua) pour une résolution pacifique de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire.

«Il faut enlever Blaise Compaoré dans le panel, nous le récusons, et il n’est pas le bienvenu en Côte d’Ivoire» a déclaré Charles Blé Goudé. Appelant à la composition d’un panel «neutre» dans sa formation et dans l’objectif de sa mission, il a estimé que l’ancien médiateur du dialogue inter-ivoirien a déjà choisi son camp, pour avoir servi d’arrière garde à la rébellion et soutenu par ailleurs «une intervention militaire» en Côte d’Ivoire.

«Blaise Compoaré fait partie des belligérants en Côte d’Ivoire, on ne peut pas l’envoyer dans la gestion d’une affaire où lui-même est fortement impliqué. C’est la personnalité du médiateur et les intentions du médiateur qui pose problème» a indiqué le leader de jeunes patriotes. Pour lui, le Président du Faso qui «n’est pas la solution» mais plutôt «le problème», devrait s’attelé à «rendre compte» de sa mission de médiation au lieu d’en enfourcher une autre.

Charles Blé Goudé a donc  invité toute la galaxie patriotique à un grand rassemblement samedi prochain à la Place de la République au Plateau pour marquer «bruyamment» son opposition à sa venue. «Il faut que notre position soit sue de tous», a-t-il martelé.

 

Tout en félicitant cette décision de «l’option pacifique» privilégiée par  l’Ua, il a souhaité que le panel vienne «pour auditer la situation et rechercher  la vérité» dans ce conflit post-électoral. Car le règlement du conflit ne saurait se résumer en un simple départ de Laurent Gbagbo, pour installer «un ami ou un frère».

Raison pour laquelle, il a fustigé «les positions, les déclarations tapageuses et  les commentaires insipides» du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, «tendant à biaiser la noble mission des Chefs d’Etat».

 

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