Informations sur la famille Ouattara

Vendredi 27 mai 5 27 /05 /Mai 17:41

La nouvelle première dame de Côte d’Ivoire ne risque pas de jouer les potiches. Cette Française de 57 ans brasse en effet de nombreuses affaires en France, en Afrique et aux Etats-Unis.

Madame Ouattara, une tigresse du business

Chez Dessange International (1 000 salons de coiffure dans le monde), on marche un peu sur des œufs. Une importante partenaire, détentrice depuis treize ans de toutes les franchises de la marque aux Etats-Unis, envisage en effet de s’en séparer. Or cette business woman, qui a la réputation d’être dure en affaires, est en position de force pour négocier : il y a trois semaines, elle est devenue… première dame de Côte d’Ivoire.

Qu’on ne s’y trompe pas, Dominique Ouattara n’a pas l’intention d’en finir avec le business : juste de faire un peu de ménage dans ses multiples intérêts professionnels. Cette Française de 57 ans, qui déjeune régulièrement au Plaza Athénée, à Paris, entend notamment continuer à superviser son groupe d’agences immobilières AICI International, qui emploie plus de 250 personnes à Paris, Cannes, Abidjan, Libreville et Ouagadougou. Et conserver la tête de son cabinet Malesherbes Gestion, qui ­assure la gestion de 250 immeubles parisiens. «Elle a su faire fructifier depuis longtemps son vaste réseau de relations», assure Jean-François Probst, ancien collaborateur de Jacques Chirac et conseiller de plusieurs chefs d’Etat africains.

De fait, l’épouse d’Alassane Ouattara a une longue expérience derrière elle. Née à Constantine (Algérie) et mariée à 19 ans avec un enseignant du lycée technique d’Abidjan de vingt ans son aîné, le professeur Folloroux, Dominique Nouvian s’est lancée dans l’immobilier en autodidacte mais a brûlé les étapes grâce aux précieuses connexions politiques africaines de son époux. Le président ivoirien Houphoüet Boigny, qui appréciait la jeune femme, n’a pas hésité à lui confier la gestion de ses somptueux biens ­immobiliers en France. Et le Gabonais Omar Bongo comptait, lui aussi, parmi ses clients. Après la mort de son premier mari, en 1983, elle s’est liée avec Alassane Ouattara et l’a épousé en 1991, alors qu’il était déjà Premier ministre de Côte d’Ivoire. C’est en le suivant à Washington – il y était devenu entre-temps directeur-adjoint du FMI – que l’ambitieuse Française a eu l’idée d’ouvrir son premier salon de beauté dans la capitale américaine.

Aujourd’hui, le petit empire de madame Ouattara comprend des dizaines de filiales truffées de membres de sa famille. Son époux, Alassane, et sa sœur, Véronique Nouvian-Cornuel, siègent ainsi au conseil d’administration du groupe AICI, et son frère, Philippe Nouvian, en dirige la prospère filiale gabonaise. Quant à son fils Loïc Folloroux, aujourd’hui âgé de 36 ans, elle l’a bombardé directeur général de Radio Nostalgie Afrique (dont elle est la présidente et l’actionnaire majo­ritaire). Il est aussi «responsable Afrique» du groupe londonien Armajaro Trading Limited. Fondé par Anthony Ward, un redoutable spéculateur surnommé «Chocolate Finger», ce puissant hedge fund fait quasiment la loi sur le marché du cacao. En particulier en Côte d’Ivoire, le premier producteur mondial. Avec son beau-fils dans la place, Alassane Ouattara sera aux premières loges.

Olivier Drouin

Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara
Lundi 23 mai 1 23 /05 /Mai 14:13

En Occident, la tendance est à la lutte contre le blanchiment d’argent sale et les paradis fiscaux. Cela, pour moraliser le monde de la finance.

Couple ouattara

Getty Images

En Côte d’Ivoire, il y a pourtant un candidat à l’élection présidentielle qui a des liens avec ces réseaux mafieux qui mettent souvent à mal, les économies de leurs pays. Ouattara se dit propriétaire d’une impressionnante fortune.

Comment l’a-t-il acquis ?

Le temps vous propose un document qui vous dit tout sur la fortune de ce couple qui veut, par tous les moyens, diriger la Côte d’Ivoire. Arrivé aux affaires après avoir battu au deuxième tour de l’élection présidentielle française, la candidate socialiste Ségolène Royal en mai 2008, Nicolas Sarkozy a hérité d’un grand nombre de dossiers chauds de son prédécesseur Jacques Chirac.

Au nombre de ces dossiers, figure en bonne place la crise ivoirienne qui a, ces 5 dernières années, rendu totalement exécrables les relations entre la Côte d’Ivoire et la France. Français en qui les opposants à Laurent Gbagbo voyaient en ’’Chirac bis’’ Le nouveau patron de l’exécutif. Afin de mieux connaitre les principaux acteurs politiques ivoiriens, une enquête est ouverte sur chacun d’eux.

En somme, une carte de visite complète de présidentiable ivoirien que les barbouzes français se chargent de confectionner à l’attention du ’’grand patron’’. A l’exercice, les petites notes blanches sur Ouattara sont les plus nombreuses. Les raisons ? Nul ne le sait car le rapport des agents est muet sur la question. Mais il ressort des investigations des services secrets de l’Elysée qu’Alassane Dramane, est totalement inconnu des fichiers du fisc français et ne détient en son nom propre, aucun bien immobilier.

On pourrait croire qu’il y a erreur sur la personne de M. Ouattara. Eh bien, non ! Il s’agit bel et bien du patron du Rdr et son état civil est ainsi établi dans le document top confidentiel des services de renseignements français dont nous avons obtenu copie : ’’Né le 1er janvier 1942 à Dimbokro (Côte d’Ivoire), de nationalité ivoirienne, titulaire d’une carte de séjour privilégiée valable 10 ans. Figure également sur le registre des diplomates accrédités auprès des autorités françaises, est marié avec madame Nouvian Dominique Claudine, veuve Folloroux, née le 16 décembre 1953 à Constantine (Algérie), de nationalité française.

De statut résident étranger, il fait élection de domicile à Paris, 140 avenue Victor Hugo- Paris 16e, dans un appartement propriété de son épouse. A Abidjan où il réside régulièrement, il demeure quartier Ambassade Cocody 01 BP 1206 Abidjan – Côte d’Ivoire.’’ On ne peut s’empêcher de se demander comment une personnalité de la trempe de Ouattara, qui a résidé de longues années en France où il disposait de comptes en banque, peut-il être ’’inconnu des services fiscaux français’’.

Avec lui, son épouse Dominique Nouvian dont les contributions sont jugées nettement en deçà de ses avoirs tant en nature qu’en numéraire. Ayant trouvé cela suspect, les enquêteurs de l’Elysée ont suivi des pistes qui leur ont permis de mettre au grand jour les pratiques du couple Ouattara pour échapper au fisc français et s’enrichir de façon illicite. Les autres membres de la famille ne sont pas ignorés ; les activités et avoirs de chacun sont passés au peigne fin.

Le mythe sur les comptes de Ouattara

Avec étonnement, les renseignements se sont rendus à l’évidence que l’homme politique ivoirien n’est propriétaire d’aucun compte bancaire ni d’un quelconque bien, imposable, sur le territoire français. Ils découvrent, après un travail de longue haleine, qu’en 1993, alors qu’il était le tout puissant premier ministre d’Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara a ouvert un compte spécial dans une banque parisienne. Notamment, à la City Bank Paris.

Ce compte a fonctionné régulièrement jusqu’au 30 octobre 1999, date à laquelle le titulaire a décidé de sa fermeture et du transfert de tous les fonds qui y étaient logés, à la ’’City Bank Génève’’. A cette date, ce compte classé rouge selon le jargon bancaire, géré par le fondé de pouvoirs, était créditeur à sa fermeture d’environ 9,5 milliards Fcfa. Il était alimenté par des fonds en provenance soit des Caraïbes, soit des Antilles anglaises, les paradis fiscaux attitrés.

Mais aussi des dépôts au guichet. L’analyse des mouvements sur ce compte entre 1996 et 1999 montre que les fonds qui y logeaient ne restaient jamais plus de trois à quatre mois en place. Ils étaient transférés vers d’autres destinations, au gré des placements effectués par l’ancien gouverneur de la Bceao. Ce compte géré par un haut responsable de la City Bank Paris faisait l’objet d’une attention toute particulière et aucune information ne pouvait être livrée si ce n’est dans le cadre d’une enquête comme celle menée par les grandes oreilles françaises.

En réalité, la Citi Bank Paris, une fois le compte fermé, n’en conserve aucune archive. Tous les documents et informations y afférents sont transférés pour partie, à l’agence où le compte est nouvellement domicilié, c’est-à-dire à la Citi Bank Genève. C’est là qu’un service centralisé va se charger de leur traitement et leur conservation.

Selon les investigateurs, Ouattara n’a fait à ce jour, aucune vente de patrimoine et n’a aucun enregistrement à son nom aux services des hypothèques de Paris, du Var et des bouches du Rhône. La plupart des biens où l’on retrouve ses traces sont la propriété de son épouse Dominique Nouvian et son fils Loïc Folloroux, né le 16 avril 1975 à Buhl en ex-République fédérale d’Allemagne.

Dominique Nouvian Folloroux comme Ouattara

C’est en 1990 que Dominique Nouvian, officialise devant le maire de Paris, sa relation amoureuse avec le premier ministre de Côte d’Ivoire d’alors, Alassane Ouattara. Alors qu’elle résidait dans le pays depuis de longues années et avait même à charge la gestion des biens immobiliers de l’Etat ivoirien tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elle n’était donc pas une inconnue à Abidjan où elle s’est établie également Cocody Ambassades avant son mariage avec Ouattara.

Dans la capitale française, ’’la blanche colombe’’ habite avec son mari une résidence au 140, avenue Victor Hugo – Paris 16e. Son compte principal, de type spécial est repéré à la Société générale Paris, 29 BD Hausmann Paris 9e, n° 30003 0 3000 000 500 85 153/20, au nom de Nouvian Folloroux épouse Ouattara. Au moment de l’investigation qui remonte à quelque six mois, ce compte qui, selon toute vraisemblance, est la propriété du couple, était créditeur de plus de sept milliards de Fcfa.

Comme son époux, un compte où elle disposait de fonds énormes à la City Bank Paris, géré dans les mêmes conditions de confidentialité que celui de son époux, a été fermé. En même temps que celui-ci de Ouattara. Les fonds suivent le même trajet pour se retrouver dans la succursale de la City Bank de Genève. Pour échapper aux fiscs français. A sa fermeture, il contenait un peu plus de 4,2 milliards de francs Fcfa. Ainsi Dominique Ouattara, qui partage le rêve de son époux d’élire domicile un jour à la résidence présidentielle de Cocody, peut contribuer à forcer le destin à coups de billets de banque.

Tout en échappant à la dextérité des services de renseignements français qui ne manqueraient pas de lui demander des comptes concernant les flux financiers du compte en cas de décaissement de sommes faramineuses. La trouvaille est donc de taille et il fallait certainement être un économiste de la trempe de Ouattara pour faire tout ce montage. En outre, Mme Nouvian Folloroux Ouattara est propriétaire en nom propre de deux appartements de 126 m2 l’un et 142 m2 l’autre au 140, avenue Victor Hugo.

C’est l’un de ces appartements qu’elle occupe avec son époux quand la seconde est habitée par son fils Loic Folloroux. Ces biens immobiliers sont évalués à neuf cents millions de Fcfa , soit 48 millions pour le premier et 52 millions pour le second. Sous le nom de Dominique Nouvian, son nom de jeune fille, Mme Ouattara est également titulaire d’une propriété dans le Sud de la France, à Mougins (06) sur le front de mer au 598 chemin Pablo Picasso, référence cadastrale CD 26. Bâtie sur une superficie de 6.495 m2 avec piscine. Cette résidence qui est une propriété privée de Mme Ouattara est estimée à plus de 12 millions FF, soit 1,2 milliard de Fcfa ; la taxe foncière à 28.306 FF (2 millions 830 mille 600 Fcfa) et la taxe d’habitation à 44.295FF ( 4 millions 429 mille 500 Fcfa).

C’est dans cette maison que réside le couple Ouattara et l’on ne peut savoir à ce jour si elle a été cédée ou non à l’ancien premier ministre. La vérité, c’est qu’il n’y a aucun document attestant qu’il en est le propriétaire. Toujours au titre des biens immobiliers, les renseignements français signalent une maison à Sanary sur mer, propriété des parents de Dominique Nouvian, qui revient à la famille Ouattara, d’une valeur estimée entre 2,5 et 3 millions, soit 250 à 300 millions de Cfa.

*Les affaires du couple

La seule entreprise de Madame Ouattara officiellement connue est l’Agence internationale de commercialisation immobilière (Aici.Sa) dont elle est le Pdg. Avec pour objet, selon ses statuts, la création et l’exploitation de tous les fonds de commerce d’agences immobilières, de négociation mobilière, immobilière et commerciale. Avec un capital de 5 millions FF, son siège est situé 124, avenue Victor Hugo Paris 16e. L’entreprise possède un compte bancaire à la Société générale également à l’avenue Victor Hugo.

Et en plus de ce compte, gros de plusieurs millions, et dont les opérations au moins à chiffres témoignent de la bonne santé de l’entreprise, Aici.Sa, qui a de nombreuses succursales à travers le monde, garde ses avoirs dans un compte secondaire logé à la banque Gallière, 38 rue Laffite, à Paris 9e. Cet autre compte est également créditeur de plusieurs millions. Le chiffre d’affaires de la société entre 1995 et 1998 montre bien qu’elle brasse des millions qui bénéficiait largement au trésor public français à travers les impôts sur le revenu et autres taxes à laquelle elle était soumise.

On note 3913 millions de FF (391,3 milliards de Fcfa) en 1995, 527,2 milliards de Fcfa en 1996, 539,1 milliards de Fcfa en 1997 et 692,0 milliards de Fcfa en 1998. Depuis 1999, date de l’ouverture de comptes bancaires à la City Bank Genève, les fonds générés à l’extérieur par Aici ne profitent plus à la France. Désormais, ils dorment dans les paradis fiscaux. Les actions de l’entreprise sont reparties entre trois entités qui ramènent unilatéralement à la famille Nouvian Folloroux Ouattara. La famille Folloroux se taille la part du lion avec plus de 50% des parts.

Alassane Ouattara, selon les chiffres, ne détiendrait que 22% des parts de l’entreprise quand d’autres Loïc Folloroux a à son actif plus de 25%. Tout naturellement, on retrouve comme administrateurs de Aici.Sa, outre Dominique Ouattara, le Pdg, Mme Nouvian Véronique épouse Cornuel qui s’est remariée le 8 août 1992 avec M. Padovany Marcel Hubert, après avoir divorcé de son premier époux.

Sur la liste, figurent également les noms de Folloroux Loïc et d’Alassane Ouattara. En somme, une affaire familiale qui emploie une quinzaine de personnes mais brasse des fonds énormes. Surtout en vendant et rachetant par des circuits détournés des biens immobiliers de l’Etat ivoirien principalement dans la période où le chef de famille était aux affaires à Abidjan.

A travers notamment l’opération de privatisation qui devrait servir à renflouer les caisses de l’Etat, des biens immobiliers de l’Etat se retrouveront en grand nombre dans l’escarcelle de M. et Mme Ouattara par le biais de prête-noms et autres sociétés écrans.

Les entreprises écrans

Il faut noter également que Aici.Sa de Madame Ouattara est propriétaire à 100% de la Sarl Malesherbes Gestion, au capital de 1 million FF, soit 100 millions Fcfa, et dont le siège est situé à 3 rue Mérimée Paris 16e. Cette société spécialisée dans la gestion d’immeubles résidentiels emploie une vingtaine de personnes avec des chiffres d’affaires largement supérieurs à ceux de Aici.Sa sur la même période de 1995 à 1998. Respectivement, on a 652,8 milliards Fcfa en 1995 ; 726,3 en 1996 ; 709,5 en 1997 et 812,6 milliards Fcfa en 1998.

Madame Ouattara dont les biens se confondent ainsi à plusieurs niveaux avec ceux de son époux est aussi propriétaire de Radio Nostalgie Afrique dont le siège est basé 22, rue Boileau Paris 16e, avec un capital de 2.500.000 FF, soit 250 millions Fcfa. De cette entreprise dont Ahmed Bakayoko, actuel ministre des Nouvelles technologies de la communication sous la bannière du Rdr de Dramane Ouattara, est l’un des administrateurs, découle Radio Nostalgie Côte d’Ivoire. Notons que cette radio, dans sa volonté de défendre la cause de l’homme politique, a souvent eu maille à partir avec les population abidjanaises.

Scoop : L’abus de carpe farcie bouffi les traits

En outre, madame Ouattara est titulaire de franchises Jacques Dessanges, des espaces très fréquentés, aux Etats-Unis et particulièrement à New York. Ces quelques structures qui ont été repérées, exerçant dans les secteurs les plus divers et ayant un lien direct ou indirect avec les Ouattara, leur permettent de blanchir des fonds provenant de pratiques illicites. Dans le même but, Dominique Nouvian a eu la géniale idée de créer l’association ’’Children of Africa’’ dont le siège est à New York avec des bureaux à Paris, dans les locaux de Aici.Sa et à Abidjan.

Cette structure humanitaire est un maillon essentiel dans le procédé assez complexe pour faire circuler, loin de tout soupçon, l’argent sale. Fait remarquable, indique le document des renseignements généraux français, c’est Dramane Ouattara en personne qui est le représentant légal de ’’Children of Africa’’ en France. Et comme par hasard ( ?) le compte principal de l’Ong est logé à la City Bank de New York.

Dans l’impossibilité de trouver des éléments de réponse à certaines questions relatives aux ramifications entre Aici.Sa, Children of Africa et l’homme politique ivoirien, la Dgse aurait décidé de poursuivre les investigations dans ce sens. Afin de mettre au grand jour les pratiques par lesquelles des fonds devant alimenter les caisses de l’Etat français lui échappent, par le bien de l’Ong.

Un Israélien comme homme lige

Renseignés sur le fonctionnement des paradis fiscaux et judiciaires, dotés de systèmes très complexes qui ont pour but d’empêcher la localisation de fonds d’origine illicites, les agents des services secrets français ont passé au peigne fin les opérations menées sur les différents comptes dont l’existence a été révélée.

Mais aussi toutes les actions menées sur des comptes soupçonnés d’avoir un lien direct ou indirect avec les Ouattara. Ils ont fini par se rendre compte, souligne une source, que Ouattara s’est offert les services d’un Israélien rompu aux arcanes de la haute finance. Du nom de carpe Simon (1), ce proche du couple, expert comptable ou avocat de formation, largement rémunéré pour ses services, est le patron visible de l’empire financier frauduleux des Ouattara.

Toujours entre deux avions, il est soit en déplacement pour exécuter les ordres de son employeur et séjourne régulièrement à Abidjan, Genève, Tel Aviv (Israël), dans les îles Caraïbes, dans les îles anglaises et aux Etats-Unis. L’Elysée et Matignon en sont persuadés, Midale Simon est le gestionnaire des avoirs de Alassane Ouattara dans les paradis fiscaux. Très discrets, les renseignements de l’Hexagone notent que l’homme a le profil de l’emploi et joue bien son rôle en tant que prête, nom. Mais pendant combien de temps encore Ouattara pourra-t-il continuer de se cacher derrière ses sociétés écrans et autres prête-noms pour continuer de ne pas payer des impôts au fisc français ?

Trois mois avant le coup d’Etat de 1999

Néanmoins, des indices existent, qui permettent d’établir un lien entre la fermeture du compte de Ouattara en France, le transfert de ses fonds dans les paradis fiscaux où la confidentialité sur les mouvements financiers est très rigide, et les événements marquants de la Côte d’Ivoire post Houphouët-Boigny. En octobre 1999, la guerre ouverte entre les héritiers Bédié et Ouattara atteint son point culminant.

En effet, courant juillet 1995, l’ancien premier ministre décide de quitter son poste de directeur général adjoint du Fonds monétaire international (Fmi). Il annonce son retour en Côte d’Ivoire où il compte disputer à Henri Konan Bédié le fauteuil présidentiel qu’il n’avait pu accaparer par la force à la mort de Houphouët-Boigny. Il s’en suit un mandat d’arrêt lancé contre lui par le pouvoir en place, pour ’’faux sur l’identité et usage de faux documents administratifs’’. Ouattara qui avait certainement mûri son idée avant d’annoncer son départ du Fmi ne se laissera pas pour autant intimider, lançant à maintes reprises des menaces à peine voilées à celui qui est aujourd’hui son allié dans le cadre du Rhdp.

’’Lorsque je déciderai de frapper ce pouvoir, il tombera’’, ne cessait-il de répéter. Le 24 décembre 1999, c’est chose faite. Bédié est renversé par le général Guéi et Ouattara se fait présenter comme étant le nouveau président de la République de Côte d’Ivoire dans l’avion qui le ramène de Paris où il vivait en exil. Les mois qui suivent, les Ivoiriens finiront par se rendre à l’évidence qu’il était le véritable commanditaire de ’’la révolution des œillets’’ version ivoirienne.

Le choix des paradis fiscaux pour loger ses avoirs en France dès octobre 1999, soit moins de trois mois avant l’entrée en scène du général Guéi et ses jeunes gens, n’était donc pas fortuit. Les renseignements généraux français qui avaient choisi jusque-là de fermer l’œil sur les activités des Ouattara indiquent même clairement dans leur rapport que ce sont ces fonds qui ont servi à fomenter le coup d’Etat. Et au- delà, la quasi-totalité des actes attentatoires à la sûreté de l’Etat, particulièrement le coup d’Etat manqué de septembre 2002 qui a engendré la rébellion. Avec le soutien de la France alors dirigée par Chirac qui vouait une haine viscérale à Laurent Gbagbo.

Enrichissement illicite !

Une manne, nous l’avons souligné, constituée parfois dans des conditions irrégulières et gardée dans les paradis fiscaux à travers le monde. Son passage à la tête du gouvernement entre 1990 et 1993 avait été déterminant pour l’ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) qui profitera de la maladie du président Houphouët-Boigny pour pomper les caisses de l’Etat.

Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances, les recettes des différentes régies financières, y compris le trésor public, convergeaient vers la Primature où le seul maitre à bord du navire Ivoire à cette époque, se servait à sa guise. Lui seul avait la maitrise du mécanisme mis en place pour la gestion de ces ressources. Une bonne partie de cet argent échappera totalement à l’Etat, transportée en Europe de façon régulière par l’ancien premier ministre.

Le prétexte était tout trouvé : l’hospitalisation du chef de l’Etat agonisant dans les hôpitaux français, puis en Suisse. Les fréquentes visites à son cheveu permettront, en tout cas, à Ouattara de disposer dans des comptes ouverts dans les banques européennes des centaines de milliards. Il avait pourtant été appelé à la rescousse par le vieux pour assainir les caisses de l’Etat.

Tous ces fonds ont été convoyés, nous le signifions, hors du pays et placés dans les paradis fiscaux. Avec les investigations menées par les renseignements français au sujet des Ouattara, on peut le dire, le voile se lève progressivement sur les origines des fonds dont Ouattara se sert pour mettre sans cesse à mal la sureté de l’Etat ivoirien depuis plus d’une décennie. Il se bat bec et ongles pour s’installer au palais présidentiel du Plateau. N’hésitant pas à combattre une rébellion qu’il a lui-même élevée contre la République.

Pourquoi maintenant ?

La célérité avec laquelle une enquête a été commanditée par le président français au sujet de Ouattara et son épouse soulève des interrogations. Surtout que Nicolas Sarkozy fut le témoin de mariage de Dramane Ouattara avec qui il a beaucoup d’amis en commun. A son arrivée à l’Elysée, le président du Rdr et le Rhdp avaient jubilé, voyant en Sarko celui qui viendrait parachever l’œuvre de Chirac.

Tout est parti du fait que l’opposant politique échappe aux fichiers des services des impôts de la France dont il se targue d’être un allié. C’est donc pour avoir le cœur net sur cette question, au moment où les élections approchent à grands pas en Côte d’Ivoire, que le président français instruit les services de renseignements français. Une tâche qui ne sera pas au-dessus des moyens des services secrets français qui avaient déjà mené pareille investigation sur Ouattara, du temps de la transition militaire du général Guéi Robert.

Le dossier avait été déposé en son temps sur la table de Jacques Chirac qui avait préféré le mettre dans le fond de son tiroir. Il est remis au goût du jour. Avec de nouvelles annotations qui tiennent compte de la réalité du moment. Et dont le contenu est clair sur le clair- obscur qui entoure les relations que Ouattara entretient avec la France. Sous le prétexte des visites donc au Bélier de Yamoussoukro dont l’état de santé préoccupait la nation tout entière, Ouattara fera sortir du pays des fonds énormes. Sans avoir à rendre compte à qui que ce soit.

Chaque semaine, il prenait la destination de l’Europe où il planquera son butin dans les paradis fiscaux. Des personnes qui ont participé à ces opérations de transferts de fonds et que nous avons pu rencontrer dans le cadre de nos investigations sont convaincues que ce sont des centaines de milliards qui ont été ainsi emportés entre 1993 et 1994. Le général Abdoulaye Coulibaly, (né à Adjamé, originaire de Banfora, Burkina, et non de Korhogo, contrairement à un autre Général Coulibaly de Korhogo, issu de la famille Gbon) qui était le pilote d’Houphouët-Boigny, à en croire ces témoins des faits dont certains travaillaient à Codival, est bien placé pour dire la destination de ces fonds.

Décembre 1993, Houphouët- Boigny décède … mais Ouattara peut désormais jouir de la manne importante dont il dispose, logée dans les banques suisses, dans la principauté de Monaco, au Luxembourg… Avec la dévaluation, les montants emportés deviennent deux fois plus importants. Du simple au double.

Dans sa tentative de faire main basse sur le pouvoir par tous les moyens, y compris les coups d’Etat, il n’hésitera pas à s’en servir”. “En dehors des fonds emportés des caisses de l’Etat, qui ont permis à Alassane Ouattara d’ouvrir des comptes dans les paradis fiscaux, Ouattara dispose de biens immobiliers et autres à travers le monde. Des biens acquis pour la plupart avec l’argent volé dans les caisses de l’Etat.

Avec le concours de Mme Dominique Nouvian Folleroux, la patronne de l’Agence internationale de la commercialisation immobilière (Aici) qui deviendra plus tard son épouse, de nombreuses réalisations du patrimoine de l’Etat passeront aux mains de Ouattara. Contre un franc symbolique ou moyennant des sommes en deçà de la valeur des biens ainsi frauduleusement acquis”. Exemple : leur appartement du boulevard Suchet à Paris appartenait à Houphouët. “Hors de la Côte d’Ivoire, il faut dire que le leader du Rdr a acheté à des millions de dollars en Haiti une vaste plantation de canne à sucre. Cela, sur conseil de son parrain, feu Grégoire Yacé Philippe.

Aussi possède-t-il des bateaux commerciaux qu’il s’est offerts après son départ de la primature, qui lui rapportent énormément. Au Burkina Faso, il détient une cimenterie rachetée et qui n’est pas le seul bien à son actif dans ce pays. Mais c’est au pays d’El Hadj

Oumar Bongo que se concentrent la plupart de ses biens. Un parc maritime et des biens de natures diverses à son nom sont dans ce pays de l’Afrique centrale où l’ex-chef de l’Etat Omar Bongo qui se présentait comme son parrain lui faisait de nombreuses faveurs.

Par ailleurs, le fonctionnaire international qui a des liens solides dans le milieu de la haute finance depuis Dakar, se livre au blanchiment d’argent. Ayant une parfaite maitrise des flux financiers à travers le monde, l’ancien premier ministre se sert de structures écrans pour se livrer à des activités pour le moins répréhensibles. Ainsi, derrière les actions de haute portée humanitaire dont l’Ong Children’s of Africa, qui est une propriété de son épouse peut se vanter, circule de l’argent sale.

Le circuit que suit ce réseau est tellement complexe et bien pensé qu’il serait impossible à n’importe quel spécialiste de la lutte contre le blanchiment d’argent d’épingler l’Ong. De nombreuses sociétés exerçant dans les secteurs les plus divers, donc beaucoup d’affaires et de sous, se cachent en tout cas derrière le choix des Ouattara de s’adonner à une activité humanitaire. Outre Children’s of Africa, il y a Jacques Desange. Et une autre structure comme l’International institute for Africa (Iia) basée à Washington, avec délusion entre Ouattara et cette société. Elle a été mise sur pied depuis son passage à la Primature et a pour mission essentielle de financer de façon subtile les activités subversives du leader politique et de faire du lobbying à son profit dans certains cercles.

Mais bien entendu, cette structure de droit américain tire ses revenus du recyclage de l’argent sale en provenance de pays sous embargo. A l’image du Liberia et de la Sierra Leone où la vente de diamant et d’or a été longtemps interdite par le conseil de sécurité de l’Onu. Au pays où il a vécu de longues années en tant qu’étudiant puis directeur général adjoint du Fmi, il a pu intégrer les réseaux mafieux de vente d’armes et c’est par des sociétés écran telles l’International institute for Africa (Iia) qu’il a armé sans discontinuer les auteurs des coups d’Etat à répétition qui déboucheront sur une rébellion après un énième échec en septembre 2002.” Le président du Rdr dispose de plusieurs comptes dans les paradis fiscaux et des pays comme la France et les Etats-Unis où il a des intérêts.

En Suisse et à Luxembourg particulièrement, on dénombre au total six comptes où s’effectuent des opérations de diverses natures. Selon qu’il s’agisse d’une activité lucrative ou d’une autre se rapportant à ses activités politiques ou subversives. Dans ce dernier cas, c’est l’International institute for Africa (Iia) qui est actionnée. Cette structure qui est sa propriété comme nous l’avons déjà indiqué plus haut, détient un compte à la Dexia Banque internationale à Luxembourg sise à 69 rue d’Esch, L-2953 Luxembourg. ’’Dexia Banque internationale à Luxembourg est une banque à vocation résolument européenne. Le compte de Alassane Dramane Ouattara dans cette banque date de juillet 1999.

Et le fait qu’il porte le nom de la société de droit américain ne doit pas étonné car il s’agit d’une société écran. Le vrai propriétaire du compte est bel et bien Alassane Ouattara comme ont pu le confirmer des hauts cadres de l’établissement bancaire qui ont réquis l’anonymat pour des raisons de confidentialité. A en juger par sa date de création, on se rend bien compte que c’est au moment où il démissionnait de son poste de directeur général adjoint du Fmi. Il annonça dans la même période son désir de rentrer en Côte d’Ivoire pour y prendre part à la vie politique. Surtout, il envisageait de se présenter à la présidentielle. Quelques mois après, soit en décembre 1999, alors qu’il venait de dire publiquement qu’il allait attenter à la sureté de l’Etat, une banale mutinerie emportera le pouvoir Bédié”.

Le couple Ouattara

Dossier réalisé par Safiatou Ouattara et Alain Pierre à Paris

Article mis à jour le 01/09/2009.

http://www.infodabidjan.net/politique/voici-un-dossier-explosif-realise-sur-le-couple-ouattara/


Getty Images

En Côte d’Ivoire, il y a pourtant un candidat à l’élection présidentielle qui a des liens avec ces réseaux mafieux qui mettent souvent à mal, les économies de leurs pays. Ouattara se dit propriétaire d’une impressionnante fortune.

Comment l’a-t-il acquis ?

Le temps vous propose un document qui vous dit tout sur la fortune de ce couple qui veut, par tous les moyens, diriger la Côte d’Ivoire. Arrivé aux affaires après avoir battu au deuxième tour de l’élection présidentielle française, la candidate socialiste Ségolène Royal en mai 2008, Nicolas Sarkozy a hérité d’un grand nombre de dossiers chauds de son prédécesseur Jacques Chirac.

Au nombre de ces dossiers, figure en bonne place la crise ivoirienne qui a, ces 5 dernières années, rendu totalement exécrables les relations entre la Côte d’Ivoire et la France. Français en qui les opposants à Laurent Gbagbo voyaient en ’’Chirac bis’’ Le nouveau patron de l’exécutif. Afin de mieux connaitre les principaux acteurs politiques ivoiriens, une enquête est ouverte sur chacun d’eux.

En somme, une carte de visite complète de présidentiable ivoirien que les barbouzes français se chargent de confectionner à l’attention du ’’grand patron’’. A l’exercice, les petites notes blanches sur Ouattara sont les plus nombreuses. Les raisons ? Nul ne le sait car le rapport des agents est muet sur la question. Mais il ressort des investigations des services secrets de l’Elysée qu’Alassane Dramane, est totalement inconnu des fichiers du fisc français et ne détient en son nom propre, aucun bien immobilier.

On pourrait croire qu’il y a erreur sur la personne de M. Ouattara. Eh bien, non ! Il s’agit bel et bien du patron du Rdr et son état civil est ainsi établi dans le document top confidentiel des services de renseignements français dont nous avons obtenu copie : ’’Né le 1er janvier 1942 à Dimbokro (Côte d’Ivoire), de nationalité ivoirienne, titulaire d’une carte de séjour privilégiée valable 10 ans. Figure également sur le registre des diplomates accrédités auprès des autorités françaises, est marié avec madame Nouvian Dominique Claudine, veuve Folloroux, née le 16 décembre 1953 à Constantine (Algérie), de nationalité française.

De statut résident étranger, il fait élection de domicile à Paris, 140 avenue Victor Hugo- Paris 16e, dans un appartement propriété de son épouse. A Abidjan où il réside régulièrement, il demeure quartier Ambassade Cocody 01 BP 1206 Abidjan – Côte d’Ivoire.’’ On ne peut s’empêcher de se demander comment une personnalité de la trempe de Ouattara, qui a résidé de longues années en France où il disposait de comptes en banque, peut-il être ’’inconnu des services fiscaux français’’.

Avec lui, son épouse Dominique Nouvian dont les contributions sont jugées nettement en deçà de ses avoirs tant en nature qu’en numéraire. Ayant trouvé cela suspect, les enquêteurs de l’Elysée ont suivi des pistes qui leur ont permis de mettre au grand jour les pratiques du couple Ouattara pour échapper au fisc français et s’enrichir de façon illicite. Les autres membres de la famille ne sont pas ignorés ; les activités et avoirs de chacun sont passés au peigne fin.

Le mythe sur les comptes de Ouattara

Avec étonnement, les renseignements se sont rendus à l’évidence que l’homme politique ivoirien n’est propriétaire d’aucun compte bancaire ni d’un quelconque bien, imposable, sur le territoire français. Ils découvrent, après un travail de longue haleine, qu’en 1993, alors qu’il était le tout puissant premier ministre d’Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara a ouvert un compte spécial dans une banque parisienne. Notamment, à la City Bank Paris.

Ce compte a fonctionné régulièrement jusqu’au 30 octobre 1999, date à laquelle le titulaire a décidé de sa fermeture et du transfert de tous les fonds qui y étaient logés, à la ’’City Bank Génève’’. A cette date, ce compte classé rouge selon le jargon bancaire, géré par le fondé de pouvoirs, était créditeur à sa fermeture d’environ 9,5 milliards Fcfa. Il était alimenté par des fonds en provenance soit des Caraïbes, soit des Antilles anglaises, les paradis fiscaux attitrés.

Mais aussi des dépôts au guichet. L’analyse des mouvements sur ce compte entre 1996 et 1999 montre que les fonds qui y logeaient ne restaient jamais plus de trois à quatre mois en place. Ils étaient transférés vers d’autres destinations, au gré des placements effectués par l’ancien gouverneur de la Bceao. Ce compte géré par un haut responsable de la City Bank Paris faisait l’objet d’une attention toute particulière et aucune information ne pouvait être livrée si ce n’est dans le cadre d’une enquête comme celle menée par les grandes oreilles françaises.

En réalité, la Citi Bank Paris, une fois le compte fermé, n’en conserve aucune archive. Tous les documents et informations y afférents sont transférés pour partie, à l’agence où le compte est nouvellement domicilié, c’est-à-dire à la Citi Bank Genève. C’est là qu’un service centralisé va se charger de leur traitement et leur conservation.

Selon les investigateurs, Ouattara n’a fait à ce jour, aucune vente de patrimoine et n’a aucun enregistrement à son nom aux services des hypothèques de Paris, du Var et des bouches du Rhône. La plupart des biens où l’on retrouve ses traces sont la propriété de son épouse Dominique Nouvian et son fils Loïc Folloroux, né le 16 avril 1975 à Buhl en ex-République fédérale d’Allemagne.

Dominique Nouvian Folloroux comme Ouattara

C’est en 1990 que Dominique Nouvian, officialise devant le maire de Paris, sa relation amoureuse avec le premier ministre de Côte d’Ivoire d’alors, Alassane Ouattara. Alors qu’elle résidait dans le pays depuis de longues années et avait même à charge la gestion des biens immobiliers de l’Etat ivoirien tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elle n’était donc pas une inconnue à Abidjan où elle s’est établie également Cocody Ambassades avant son mariage avec Ouattara.

Dans la capitale française, ’’la blanche colombe’’ habite avec son mari une résidence au 140, avenue Victor Hugo – Paris 16e. Son compte principal, de type spécial est repéré à la Société générale Paris, 29 BD Hausmann Paris 9e, n° 30003 0 3000 000 500 85 153/20, au nom de Nouvian Folloroux épouse Ouattara. Au moment de l’investigation qui remonte à quelque six mois, ce compte qui, selon toute vraisemblance, est la propriété du couple, était créditeur de plus de sept milliards de Fcfa.

Comme son époux, un compte où elle disposait de fonds énormes à la City Bank Paris, géré dans les mêmes conditions de confidentialité que celui de son époux, a été fermé. En même temps que celui-ci de Ouattara. Les fonds suivent le même trajet pour se retrouver dans la succursale de la City Bank de Genève. Pour échapper aux fiscs français. A sa fermeture, il contenait un peu plus de 4,2 milliards de francs Fcfa. Ainsi Dominique Ouattara, qui partage le rêve de son époux d’élire domicile un jour à la résidence présidentielle de Cocody, peut contribuer à forcer le destin à coups de billets de banque.

Tout en échappant à la dextérité des services de renseignements français qui ne manqueraient pas de lui demander des comptes concernant les flux financiers du compte en cas de décaissement de sommes faramineuses. La trouvaille est donc de taille et il fallait certainement être un économiste de la trempe de Ouattara pour faire tout ce montage. En outre, Mme Nouvian Folloroux Ouattara est propriétaire en nom propre de deux appartements de 126 m2 l’un et 142 m2 l’autre au 140, avenue Victor Hugo.

C’est l’un de ces appartements qu’elle occupe avec son époux quand la seconde est habitée par son fils Loic Folloroux. Ces biens immobiliers sont évalués à neuf cents millions de Fcfa , soit 48 millions pour le premier et 52 millions pour le second. Sous le nom de Dominique Nouvian, son nom de jeune fille, Mme Ouattara est également titulaire d’une propriété dans le Sud de la France, à Mougins (06) sur le front de mer au 598 chemin Pablo Picasso, référence cadastrale CD 26. Bâtie sur une superficie de 6.495 m2 avec piscine. Cette résidence qui est une propriété privée de Mme Ouattara est estimée à plus de 12 millions FF, soit 1,2 milliard de Fcfa ; la taxe foncière à 28.306 FF (2 millions 830 mille 600 Fcfa) et la taxe d’habitation à 44.295FF ( 4 millions 429 mille 500 Fcfa).

C’est dans cette maison que réside le couple Ouattara et l’on ne peut savoir à ce jour si elle a été cédée ou non à l’ancien premier ministre. La vérité, c’est qu’il n’y a aucun document attestant qu’il en est le propriétaire. Toujours au titre des biens immobiliers, les renseignements français signalent une maison à Sanary sur mer, propriété des parents de Dominique Nouvian, qui revient à la famille Ouattara, d’une valeur estimée entre 2,5 et 3 millions, soit 250 à 300 millions de Cfa.

*Les affaires du couple

La seule entreprise de Madame Ouattara officiellement connue est l’Agence internationale de commercialisation immobilière (Aici.Sa) dont elle est le Pdg. Avec pour objet, selon ses statuts, la création et l’exploitation de tous les fonds de commerce d’agences immobilières, de négociation mobilière, immobilière et commerciale. Avec un capital de 5 millions FF, son siège est situé 124, avenue Victor Hugo Paris 16e. L’entreprise possède un compte bancaire à la Société générale également à l’avenue Victor Hugo.

Et en plus de ce compte, gros de plusieurs millions, et dont les opérations au moins à chiffres témoignent de la bonne santé de l’entreprise, Aici.Sa, qui a de nombreuses succursales à travers le monde, garde ses avoirs dans un compte secondaire logé à la banque Gallière, 38 rue Laffite, à Paris 9e. Cet autre compte est également créditeur de plusieurs millions. Le chiffre d’affaires de la société entre 1995 et 1998 montre bien qu’elle brasse des millions qui bénéficiait largement au trésor public français à travers les impôts sur le revenu et autres taxes à laquelle elle était soumise.

On note 3913 millions de FF (391,3 milliards de Fcfa) en 1995, 527,2 milliards de Fcfa en 1996, 539,1 milliards de Fcfa en 1997 et 692,0 milliards de Fcfa en 1998. Depuis 1999, date de l’ouverture de comptes bancaires à la City Bank Genève, les fonds générés à l’extérieur par Aici ne profitent plus à la France. Désormais, ils dorment dans les paradis fiscaux. Les actions de l’entreprise sont reparties entre trois entités qui ramènent unilatéralement à la famille Nouvian Folloroux Ouattara. La famille Folloroux se taille la part du lion avec plus de 50% des parts.

Alassane Ouattara, selon les chiffres, ne détiendrait que 22% des parts de l’entreprise quand d’autres Loïc Folloroux a à son actif plus de 25%. Tout naturellement, on retrouve comme administrateurs de Aici.Sa, outre Dominique Ouattara, le Pdg, Mme Nouvian Véronique épouse Cornuel qui s’est remariée le 8 août 1992 avec M. Padovany Marcel Hubert, après avoir divorcé de son premier époux.

Sur la liste, figurent également les noms de Folloroux Loïc et d’Alassane Ouattara. En somme, une affaire familiale qui emploie une quinzaine de personnes mais brasse des fonds énormes. Surtout en vendant et rachetant par des circuits détournés des biens immobiliers de l’Etat ivoirien principalement dans la période où le chef de famille était aux affaires à Abidjan.

A travers notamment l’opération de privatisation qui devrait servir à renflouer les caisses de l’Etat, des biens immobiliers de l’Etat se retrouveront en grand nombre dans l’escarcelle de M. et Mme Ouattara par le biais de prête-noms et autres sociétés écrans.

Les entreprises écrans

Il faut noter également que Aici.Sa de Madame Ouattara est propriétaire à 100% de la Sarl Malesherbes Gestion, au capital de 1 million FF, soit 100 millions Fcfa, et dont le siège est situé à 3 rue Mérimée Paris 16e. Cette société spécialisée dans la gestion d’immeubles résidentiels emploie une vingtaine de personnes avec des chiffres d’affaires largement supérieurs à ceux de Aici.Sa sur la même période de 1995 à 1998. Respectivement, on a 652,8 milliards Fcfa en 1995 ; 726,3 en 1996 ; 709,5 en 1997 et 812,6 milliards Fcfa en 1998.

Madame Ouattara dont les biens se confondent ainsi à plusieurs niveaux avec ceux de son époux est aussi propriétaire de Radio Nostalgie Afrique dont le siège est basé 22, rue Boileau Paris 16e, avec un capital de 2.500.000 FF, soit 250 millions Fcfa. De cette entreprise dont Ahmed Bakayoko, actuel ministre des Nouvelles technologies de la communication sous la bannière du Rdr de Dramane Ouattara, est l’un des administrateurs, découle Radio Nostalgie Côte d’Ivoire. Notons que cette radio, dans sa volonté de défendre la cause de l’homme politique, a souvent eu maille à partir avec les population abidjanaises.

Scoop : L’abus de carpe farcie bouffi les traits

En outre, madame Ouattara est titulaire de franchises Jacques Dessanges, des espaces très fréquentés, aux Etats-Unis et particulièrement à New York. Ces quelques structures qui ont été repérées, exerçant dans les secteurs les plus divers et ayant un lien direct ou indirect avec les Ouattara, leur permettent de blanchir des fonds provenant de pratiques illicites. Dans le même but, Dominique Nouvian a eu la géniale idée de créer l’association ’’Children of Africa’’ dont le siège est à New York avec des bureaux à Paris, dans les locaux de Aici.Sa et à Abidjan.

Cette structure humanitaire est un maillon essentiel dans le procédé assez complexe pour faire circuler, loin de tout soupçon, l’argent sale. Fait remarquable, indique le document des renseignements généraux français, c’est Dramane Ouattara en personne qui est le représentant légal de ’’Children of Africa’’ en France. Et comme par hasard ( ?) le compte principal de l’Ong est logé à la City Bank de New York.

Dans l’impossibilité de trouver des éléments de réponse à certaines questions relatives aux ramifications entre Aici.Sa, Children of Africa et l’homme politique ivoirien, la Dgse aurait décidé de poursuivre les investigations dans ce sens. Afin de mettre au grand jour les pratiques par lesquelles des fonds devant alimenter les caisses de l’Etat français lui échappent, par le bien de l’Ong.

Un Israélien comme homme lige

Renseignés sur le fonctionnement des paradis fiscaux et judiciaires, dotés de systèmes très complexes qui ont pour but d’empêcher la localisation de fonds d’origine illicites, les agents des services secrets français ont passé au peigne fin les opérations menées sur les différents comptes dont l’existence a été révélée.

Mais aussi toutes les actions menées sur des comptes soupçonnés d’avoir un lien direct ou indirect avec les Ouattara. Ils ont fini par se rendre compte, souligne une source, que Ouattara s’est offert les services d’un Israélien rompu aux arcanes de la haute finance. Du nom de carpe Simon (1), ce proche du couple, expert comptable ou avocat de formation, largement rémunéré pour ses services, est le patron visible de l’empire financier frauduleux des Ouattara.

Toujours entre deux avions, il est soit en déplacement pour exécuter les ordres de son employeur et séjourne régulièrement à Abidjan, Genève, Tel Aviv (Israël), dans les îles Caraïbes, dans les îles anglaises et aux Etats-Unis. L’Elysée et Matignon en sont persuadés, Midale Simon est le gestionnaire des avoirs de Alassane Ouattara dans les paradis fiscaux. Très discrets, les renseignements de l’Hexagone notent que l’homme a le profil de l’emploi et joue bien son rôle en tant que prête, nom. Mais pendant combien de temps encore Ouattara pourra-t-il continuer de se cacher derrière ses sociétés écrans et autres prête-noms pour continuer de ne pas payer des impôts au fisc français ?

Trois mois avant le coup d’Etat de 1999

Néanmoins, des indices existent, qui permettent d’établir un lien entre la fermeture du compte de Ouattara en France, le transfert de ses fonds dans les paradis fiscaux où la confidentialité sur les mouvements financiers est très rigide, et les événements marquants de la Côte d’Ivoire post Houphouët-Boigny. En octobre 1999, la guerre ouverte entre les héritiers Bédié et Ouattara atteint son point culminant.

En effet, courant juillet 1995, l’ancien premier ministre décide de quitter son poste de directeur général adjoint du Fonds monétaire international (Fmi). Il annonce son retour en Côte d’Ivoire où il compte disputer à Henri Konan Bédié le fauteuil présidentiel qu’il n’avait pu accaparer par la force à la mort de Houphouët-Boigny. Il s’en suit un mandat d’arrêt lancé contre lui par le pouvoir en place, pour ’’faux sur l’identité et usage de faux documents administratifs’’. Ouattara qui avait certainement mûri son idée avant d’annoncer son départ du Fmi ne se laissera pas pour autant intimider, lançant à maintes reprises des menaces à peine voilées à celui qui est aujourd’hui son allié dans le cadre du Rhdp.

’’Lorsque je déciderai de frapper ce pouvoir, il tombera’’, ne cessait-il de répéter. Le 24 décembre 1999, c’est chose faite. Bédié est renversé par le général Guéi et Ouattara se fait présenter comme étant le nouveau président de la République de Côte d’Ivoire dans l’avion qui le ramène de Paris où il vivait en exil. Les mois qui suivent, les Ivoiriens finiront par se rendre à l’évidence qu’il était le véritable commanditaire de ’’la révolution des œillets’’ version ivoirienne.

Le choix des paradis fiscaux pour loger ses avoirs en France dès octobre 1999, soit moins de trois mois avant l’entrée en scène du général Guéi et ses jeunes gens, n’était donc pas fortuit. Les renseignements généraux français qui avaient choisi jusque-là de fermer l’œil sur les activités des Ouattara indiquent même clairement dans leur rapport que ce sont ces fonds qui ont servi à fomenter le coup d’Etat. Et au- delà, la quasi-totalité des actes attentatoires à la sûreté de l’Etat, particulièrement le coup d’Etat manqué de septembre 2002 qui a engendré la rébellion. Avec le soutien de la France alors dirigée par Chirac qui vouait une haine viscérale à Laurent Gbagbo.

Enrichissement illicite !

Une manne, nous l’avons souligné, constituée parfois dans des conditions irrégulières et gardée dans les paradis fiscaux à travers le monde. Son passage à la tête du gouvernement entre 1990 et 1993 avait été déterminant pour l’ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) qui profitera de la maladie du président Houphouët-Boigny pour pomper les caisses de l’Etat.

Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances, les recettes des différentes régies financières, y compris le trésor public, convergeaient vers la Primature où le seul maitre à bord du navire Ivoire à cette époque, se servait à sa guise. Lui seul avait la maitrise du mécanisme mis en place pour la gestion de ces ressources. Une bonne partie de cet argent échappera totalement à l’Etat, transportée en Europe de façon régulière par l’ancien premier ministre.

Le prétexte était tout trouvé : l’hospitalisation du chef de l’Etat agonisant dans les hôpitaux français, puis en Suisse. Les fréquentes visites à son cheveu permettront, en tout cas, à Ouattara de disposer dans des comptes ouverts dans les banques européennes des centaines de milliards. Il avait pourtant été appelé à la rescousse par le vieux pour assainir les caisses de l’Etat.

Tous ces fonds ont été convoyés, nous le signifions, hors du pays et placés dans les paradis fiscaux. Avec les investigations menées par les renseignements français au sujet des Ouattara, on peut le dire, le voile se lève progressivement sur les origines des fonds dont Ouattara se sert pour mettre sans cesse à mal la sureté de l’Etat ivoirien depuis plus d’une décennie. Il se bat bec et ongles pour s’installer au palais présidentiel du Plateau. N’hésitant pas à combattre une rébellion qu’il a lui-même élevée contre la République.

Pourquoi maintenant ?

La célérité avec laquelle une enquête a été commanditée par le président français au sujet de Ouattara et son épouse soulève des interrogations. Surtout que Nicolas Sarkozy fut le témoin de mariage de Dramane Ouattara avec qui il a beaucoup d’amis en commun. A son arrivée à l’Elysée, le président du Rdr et le Rhdp avaient jubilé, voyant en Sarko celui qui viendrait parachever l’œuvre de Chirac.

Tout est parti du fait que l’opposant politique échappe aux fichiers des services des impôts de la France dont il se targue d’être un allié. C’est donc pour avoir le cœur net sur cette question, au moment où les élections approchent à grands pas en Côte d’Ivoire, que le président français instruit les services de renseignements français. Une tâche qui ne sera pas au-dessus des moyens des services secrets français qui avaient déjà mené pareille investigation sur Ouattara, du temps de la transition militaire du général Guéi Robert.

Le dossier avait été déposé en son temps sur la table de Jacques Chirac qui avait préféré le mettre dans le fond de son tiroir. Il est remis au goût du jour. Avec de nouvelles annotations qui tiennent compte de la réalité du moment. Et dont le contenu est clair sur le clair- obscur qui entoure les relations que Ouattara entretient avec la France. Sous le prétexte des visites donc au Bélier de Yamoussoukro dont l’état de santé préoccupait la nation tout entière, Ouattara fera sortir du pays des fonds énormes. Sans avoir à rendre compte à qui que ce soit.

Chaque semaine, il prenait la destination de l’Europe où il planquera son butin dans les paradis fiscaux. Des personnes qui ont participé à ces opérations de transferts de fonds et que nous avons pu rencontrer dans le cadre de nos investigations sont convaincues que ce sont des centaines de milliards qui ont été ainsi emportés entre 1993 et 1994. Le général Abdoulaye Coulibaly, (né à Adjamé, originaire de Banfora, Burkina, et non de Korhogo, contrairement à un autre Général Coulibaly de Korhogo, issu de la famille Gbon) qui était le pilote d’Houphouët-Boigny, à en croire ces témoins des faits dont certains travaillaient à Codival, est bien placé pour dire la destination de ces fonds.

Décembre 1993, Houphouët- Boigny décède … mais Ouattara peut désormais jouir de la manne importante dont il dispose, logée dans les banques suisses, dans la principauté de Monaco, au Luxembourg… Avec la dévaluation, les montants emportés deviennent deux fois plus importants. Du simple au double.

Dans sa tentative de faire main basse sur le pouvoir par tous les moyens, y compris les coups d’Etat, il n’hésitera pas à s’en servir”. “En dehors des fonds emportés des caisses de l’Etat, qui ont permis à Alassane Ouattara d’ouvrir des comptes dans les paradis fiscaux, Ouattara dispose de biens immobiliers et autres à travers le monde. Des biens acquis pour la plupart avec l’argent volé dans les caisses de l’Etat.

Avec le concours de Mme Dominique Nouvian Folleroux, la patronne de l’Agence internationale de la commercialisation immobilière (Aici) qui deviendra plus tard son épouse, de nombreuses réalisations du patrimoine de l’Etat passeront aux mains de Ouattara. Contre un franc symbolique ou moyennant des sommes en deçà de la valeur des biens ainsi frauduleusement acquis”. Exemple : leur appartement du boulevard Suchet à Paris appartenait à Houphouët. “Hors de la Côte d’Ivoire, il faut dire que le leader du Rdr a acheté à des millions de dollars en Haiti une vaste plantation de canne à sucre. Cela, sur conseil de son parrain, feu Grégoire Yacé Philippe.

Aussi possède-t-il des bateaux commerciaux qu’il s’est offerts après son départ de la primature, qui lui rapportent énormément. Au Burkina Faso, il détient une cimenterie rachetée et qui n’est pas le seul bien à son actif dans ce pays. Mais c’est au pays d’El Hadj

Oumar Bongo que se concentrent la plupart de ses biens. Un parc maritime et des biens de natures diverses à son nom sont dans ce pays de l’Afrique centrale où l’ex-chef de l’Etat Omar Bongo qui se présentait comme son parrain lui faisait de nombreuses faveurs.

Par ailleurs, le fonctionnaire international qui a des liens solides dans le milieu de la haute finance depuis Dakar, se livre au blanchiment d’argent. Ayant une parfaite maitrise des flux financiers à travers le monde, l’ancien premier ministre se sert de structures écrans pour se livrer à des activités pour le moins répréhensibles. Ainsi, derrière les actions de haute portée humanitaire dont l’Ong Children’s of Africa, qui est une propriété de son épouse peut se vanter, circule de l’argent sale.

Le circuit que suit ce réseau est tellement complexe et bien pensé qu’il serait impossible à n’importe quel spécialiste de la lutte contre le blanchiment d’argent d’épingler l’Ong. De nombreuses sociétés exerçant dans les secteurs les plus divers, donc beaucoup d’affaires et de sous, se cachent en tout cas derrière le choix des Ouattara de s’adonner à une activité humanitaire. Outre Children’s of Africa, il y a Jacques Desange. Et une autre structure comme l’International institute for Africa (Iia) basée à Washington, avec délusion entre Ouattara et cette société. Elle a été mise sur pied depuis son passage à la Primature et a pour mission essentielle de financer de façon subtile les activités subversives du leader politique et de faire du lobbying à son profit dans certains cercles.

Mais bien entendu, cette structure de droit américain tire ses revenus du recyclage de l’argent sale en provenance de pays sous embargo. A l’image du Liberia et de la Sierra Leone où la vente de diamant et d’or a été longtemps interdite par le conseil de sécurité de l’Onu. Au pays où il a vécu de longues années en tant qu’étudiant puis directeur général adjoint du Fmi, il a pu intégrer les réseaux mafieux de vente d’armes et c’est par des sociétés écran telles l’International institute for Africa (Iia) qu’il a armé sans discontinuer les auteurs des coups d’Etat à répétition qui déboucheront sur une rébellion après un énième échec en septembre 2002.” Le président du Rdr dispose de plusieurs comptes dans les paradis fiscaux et des pays comme la France et les Etats-Unis où il a des intérêts.

En Suisse et à Luxembourg particulièrement, on dénombre au total six comptes où s’effectuent des opérations de diverses natures. Selon qu’il s’agisse d’une activité lucrative ou d’une autre se rapportant à ses activités politiques ou subversives. Dans ce dernier cas, c’est l’International institute for Africa (Iia) qui est actionnée. Cette structure qui est sa propriété comme nous l’avons déjà indiqué plus haut, détient un compte à la Dexia Banque internationale à Luxembourg sise à 69 rue d’Esch, L-2953 Luxembourg. ’’Dexia Banque internationale à Luxembourg est une banque à vocation résolument européenne. Le compte de Alassane Dramane Ouattara dans cette banque date de juillet 1999.

Et le fait qu’il porte le nom de la société de droit américain ne doit pas étonné car il s’agit d’une société écran. Le vrai propriétaire du compte est bel et bien Alassane Ouattara comme ont pu le confirmer des hauts cadres de l’établissement bancaire qui ont réquis l’anonymat pour des raisons de confidentialité. A en juger par sa date de création, on se rend bien compte que c’est au moment où il démissionnait de son poste de directeur général adjoint du Fmi. Il annonça dans la même période son désir de rentrer en Côte d’Ivoire pour y prendre part à la vie politique. Surtout, il envisageait de se présenter à la présidentielle. Quelques mois après, soit en décembre 1999, alors qu’il venait de dire publiquement qu’il allait attenter à la sureté de l’Etat, une banale mutinerie emportera le pouvoir Bédié”.

Le couple Ouattara

Dossier réalisé par Safiatou Ouattara et Alain Pierre à Paris
Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara
Mercredi 27 avril 3 27 /04 /Avr 09:11

Mme Dominique Ouattara (Première dame) : “Je remercie le Seigneur d`avoir mis fin à toutes les souffrances”

Publié le mardi 26 avril 2011   |  Le Nouveau Réveil

 

A la fin de la messe, Mme Dominique Ouattara, première dame de Côte d`Ivoire, a loué le Seigneur qui a sauvé la Côte d`Ivoire du pire. Par la suite, elle a souhaité une bonne fête de Pâques à tous les Ivoiriens et à tous ceux qui vivent dans ce pays. " Aujourd`hui, c`est la fête de Pâques, je suis venue prier et surtout remercier le Seigneur d`avoir mis fin à toutes les souffrances qu`ont vécues les Ivoiriens ces derniers mois et aux calvaires que nous avons tous endurés " a-t-elle dit. Mme Dominique Ouattara, poursuivant, a exprimé sa compassion à toutes les victimes de cette crise, cette folie meurtrière " Je leur exprime toute ma sympathie et mon affection " a indiqué la première dame de Côte d`Ivoire. Pour terminer, Mme Dominique Ouattara a souhaité une bonne fête de Pâque aux Ivoiriens et les a invités à la réconciliation pour une nouvelle Côte d`Ivoire. Un pays sans haine, sans violence. Un pays de justice, de partage où il fait bon vivre. Une Côte d`Ivoire de paix réconciliée avec elle-même.

DJE KM

--------------------------------------------------------------------------------------

 

Pour rappel:

http://lemotdhumeurdejeancharlesfatiga.ivoire-blog.com/archive/2010/10/27/meme-s-il-doit-y-avoir-100-000-morts-nous-prendrons-le-pouv.html

 

« Même s’il doit y avoir 100 000 morts nous prendrons le pouvoir ! »

 

La déclaration monstrueuse de Dominique Ouattara

Après avoir eu en ligne le témoin qui a assisté à l’entretien entre Dominique Ouattara et une Française chargé de la communication d’ADO, j’ai pu le convaincre de se livrer un peu plus.

Il s’agit d’un Français, Jules Perrin, qui a fait brièvement partie des instances dirigeantes du RDR à l’été 2000. Il était alors journaliste et avait été coopté dans les instaces du RDR car il était totalement acquis à la cause d’Alassane Ouattara dans lequel il croyait voir un homme d’Etat.

Il ignore si sa participation à des réunions du comité directeur du parti a été formalisée et ne peut donc me fournir de textes à l’appui, mais les participants à ces réunions doivent se souvenir de ce journaliste de 40 ans, de taille moyenne, les cheveux châtains, avec des lunettes rondes, qui était si acquis à leur cause et qui prenait des risques pour eux dans le contexte très dur de l’Abidjan du défunt général Gueï Robert et des milices.

Il fut reçu à plusieurs reprise à la résidence somptueuse des Ouattara à Cocody Ambassades et se trouva assister à cet échange délirant entre Dominique Ouattara et son amie française : « Même s’il doit y avoir 100 000 morts, nous prendrons le pouvoir ! ». C’est alors que, profondément choqué par cette déclaration monstrueuse, il a rendu son tablier.

Voilà ce que Jules Perrin a accepté de me dire sur cet événement choc qui doit faire réfléchir.

Peux-ton décemment porter au pouvoir des gens qui se moquent de la vie de leurs concitoyens (pour autant que l’on puisse considérer Dominique Ouattara comme ivoirienne) et sont prêts à déclencher des massacres et à marcher sur les cadavres pour arriver au pouvoir ?

Poser la question, c’est donner la réponse : non , mille fois non !

 


 


Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara
Mercredi 13 avril 3 13 /04 /Avr 08:41
 

Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara sont des amis de longue date. Depuis plus de vingt ans. Les deux hommes, qui ont eu un entretien téléphonique lundi soir, s'apprécient et ne s'en cachent pas.

"C'est mon ami", confiait le président français en juin 2010 dans les coulisses du sommet France-Afrique de Nice.

"Lui et moi sommes d'abord des amis. Et nous l'étions bien avant cette crise. Quand je passe à Paris, je vais le voir. A vrai dire, si j'ai cinq ou six vrais amis dans le monde, il en fait partie", déclarait à son tour le président ivoirien à L'Express en janvier dernier.

Alassane Ouattara a confirmé cette amitié "de longue date" le même mois sur Canal +, revendiquant par la même occasion des liens amicaux avec Dominique Strauss-kahn et Laurent Fabius, noués quand il était n°2 du FMI de 1994 à 1999.

 

 


Après que la France a oeuvré à l'arrestation de Laurent Gbagbo, cette "amitié" entre les deux hommes d'Etat "donne de l'eau au moulin" des partisans de l'ancien président, explique au Post Gilles Labarthe, auteur de "Sarko l'africain" (Hugo & Cie). Cela permet en effet à ces derniers de présenter Ouattara  comme le "candidat de Paris, et d'affirmer qu'il a été installé au pouvoir par l'ancienne puissance coloniale. De quoi aussi relancer le procès en ingérence de la France en Afrique (Lire l'article: Côte d'Ivoire : "La France se retrouve prise au piège tendu par Gbagbo").

D'où vient leur amitié ?

Ouattara est devenu un proche de Sarkozy dès 1990 par l'intermédiaire de Martin Bouygues, grand ami du futur président français, selon Le Monde (édition abonnée). Cette année là, celui qui est alors Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny, le président fondateur et père de l'indépendance, confie pour quinze ans la gestion privée de l'eau et de l'électricité de Côte d'Ivoire à l'industriel français.

"Ouattara devient alors très proche de Bouygues", explique au Post Antoine Glaser, ancien rédacteur en chef de la Lettre du continent et auteur du livre "Comment la France a perdu l'Afrique" (éditions Calmann-Lévy). L'industriel étant un ami intime de Sarkozy, un lien s'installe entre les deux hommes politiques.

 Non, Sarkozy n'a pas marié Ouattara

La relation privilégiée entre Bouygues et l'homme politique ivoirien éclate au grand jour lors du mariage de Ouattara avec Dominique Folloroux, le 24 août 1991, à la mairie du XVIe arrondissement de Paris. "Martin Bouygues était au premier rang", se souvient Antoine Glaser, qui a assisté à la cérémonie.

Mais contrairement aux rumeurs persistantes qui circulent notamment sur le Web, ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui a uni les époux Ouattara. "C'est du grand n'importe quoi cette rumeur !", peste Antoine Glaser. "C'est le maire adjoint du XVIe arrondissement qui les a mariés."

C'est à partir de ce mariage que Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara vont cultiver leur relation sur fond de business et de politique. Via Martin Bouygues, Nicolas et Cécilia Sarkozy deviennent proches du couple Ouattara, indique Gilles Labarthe.

L'épouse de Ouattara, française née en Algérie, devient une amie commune de Martin Bouygues et du couple Sarkozy. Elle se révèle être une femme d'affaires très influente. Elle a bâti sa fortune en gérant le patrimoine immobilier, substantiel, de Félix Houphouët-Boigny, précise Libération.

Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara (Montage Le Post, d'après MAXPPP).



 "Ouattara est passé prendre l'apéro à l'Elysée au moins quatre ou cinq fois"

"Sarkozy a surtout connu Ouattara en 1993 au moment de la dévaluation du franc CFA", raconte Antoine Glaser. Le chef du gouvernement ivoirien a en effet aidé le Premier ministre français dans cette opération. Ouattara a alors dû traiter avec le ministre du Budget de l'époque. Un certain Nicolas Sarkozy.

"En 1997, Nicolas Sarkozy effectue son premier voyage en Côte d'Ivoire. Il y accompagne Martin Bouygues en tant qu'avocat d'affaires pour rencontrer à Abidjan Henri Konan Bédié [président ivoirien de 1993 à 1999, ndlr] et défendre les contrats noués par son ami dans le pays", raconte Gilles Labarthe. "Ouattara est alors un ami personnel de Sarkozy. Il a intégré ses cercles familiaux et il est possible qu'ils se soient vus lors de cette visite plus économique que politique."

Ensuite, entre Ouattara et Sarkozy, les liens seront de plus en plus étroits. "Quand Sarkozy était ministre de l'Intérieur, avec Cécilia, ils ont reçu le couple Ouattara à plusieurs reprises", précise Antoine Glaser. "Et depuis qu'il est devenu président en 2007, Ouattara est passé prendre l'apéro à l'Elysée au moins quatre ou cinq fois", affirme encore le spécialiste de l'Afrique.

 Cette amitié a-t-elle motivé Sarkozy à prendre parti pour Ouattara face à Gbagbo ?

"Il ne faut pas surestimer le poids politique de leur proximité", avertit Antoine Glaser. Au début de sa présidence, Nicolas Sarkozy a d'abord noué des relations détendues avec Gbagbo. Il a adopté une attitude pragmatique vis-à-vis de celui qui présidait la Côte d'Ivoire depuis 2000 pour ne pas insulter l'avenir au cas où gagnait la présidentielle de novembre 2010, expliquent les spécialistes.

"Si Gbagbo avait gagné, Sarkozy aurait fait avec", estime Antoine Glaser. "D'autant qu'avant la présidentielle de 2010, l'ancien président ivoirien faisait beaucoup de business avec Bolloré et Bouygues", deux amis du président français. En 2008, Gbagbo a en effet attribué à Vincent Bolloré un nouveau terminal à conteneurs au port d'Abidjan. De son côté, le groupe Bouygues a noué de nombreux contrats dans les secteurs du gaz et de l'électricité.

Une fois que Ouattara a été reconnu internationalement comme le vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010, "l'amitié a repris ses droits", constate Antoine Glaser.

À partir de ce moment là, Nicolas Sarkozy prend clairement partie pour Alassane Ouattara. Les intérêts politiques et les liens amicaux se rejoignent.

 "Ouattara convient mieux à Sarkozy que Gbagbo"

"Le profil de Ouattara, qui est un économiste libéral, avec une formation de diplomate et de fonctionnaire rompu à l'économie de marché, correspond parfaitement aux intérêts de la France et des Etats-Unis en Afrique de l'Ouest", observe Gilles Labarthe. "Il convient mieux à l'Elysée que Gbagbo, qui est difficile à gérer, imprévisible... Et en plus, Sarkozy et Ouattara ont des liens amicaux donc c'est encore mieux."

Si les deux spécialistes s'accordent pour dire que la proximité entre Sarkozy et Ouattara ne va pas forcément plomber la présidence de ce dernier, ils sont d'accord pour dire qu'elle ne va pas lui faciliter la tâche.

"Ouattara va déjà commencer à gouverner dans les pires conditions : il est vu par une grande part d'Ivoiriens comme le candidat de la France et des Etats-Unis", souligne Gilles Labarthe.

Selon ce dernier, Ouattara devra montrer qu'il n'est pas sous la tutelle de la France, des Etats-Unis et d'institutions comme le FMI ou la Banque mondiale. Il a également tout intérêt à former un gouvernement d'ouverture, qui tiendra compte des 45 % d'électeurs ayant voté pour Gbagbo. Et faire en sorte que les ressources du pays soient redistribuées au grand nombre.

Vaste programme...

 

http://www.lepost.fr/article/2011/04/12/2463606_sarkozy-ouattara-leur-amitie-de-longue-date-a-t-elle-favorise-la-chute-de-gbagbo.html

Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara
Mardi 12 avril 2 12 /04 /Avr 08:13

12 avril 2011


Visage rond, chemises roses, yeux bleus, Anthony Ward, 51 ans, grand amateur des pistes de ski alpines, est considéré comme l’un des meilleurs traders de sa génération.

 

 

Au début des années 2000, alors que tous les analystes se montrent optimistes sur l’avenir de la Côted’Ivoire après l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir, le fondateur de la société londonienneArmarajo est persuadé que le marché du cacao va se trouver en déficit…et se met à stocker dans des entrepôts européens des dizaines de milliers de tonnes de fèves. Deux ans plus tard, une rébellion éclate. Ward a 400 000 tonnes de cacao entre les mains. Il ne reste qu’à attendre le moment où les cours seront élevés pour les revendre et empocher un bonus considérable. Acquérant ainsi son surnom de « chocolate fingers ».


Huit ans plus tard, rebelote. Anthony Ward renouvelle son exploit. Quatre mois avant les élections ivoiriennes de 2010, tablant sur les difficultés politiques futures du pays, il achète d’un seul coup 240000 tonnes de cacao qu’il revendra... la semaine dernière… juste avant l’offensive des forces rebelles du candidat malheureux à la présidentielle Alassane Ouattara contre le président Laurent Gbagbo.Le prix du cacao venait d’atteindre son plus haut sommet depuis 32 ans.


De quelle bonne fée dispose donc ce fils de militaire sans diplôme, converti dans le négoce international pour prévoir avec autant de justesse les évènements politiques en Côte d’Ivoire ?


Détail, son beau-père n’est autre qu’un certain... Ouattara, champion de la communauté euro-nord américaine ! Celui-là même qui a déclenché les deux guerres sans lesquelles le prix du cacao n’aurait aussi augmenté. Curieusement, on retrouve un autre proche du président de la communauté internationale à la tête de la direction Afrique d’Armajaro, un certain Loïc Folloroux, le fils de Dominique Nouvian, la deuxième épouse de…Ouattara ! Le monde est petit !

 

Source : Le gri-gri international

http://michelcollon.info/Les-liens-familiaux-de-Ouattara.html

Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara
Vendredi 8 avril 5 08 /04 /Avr 13:11
Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara
Jeudi 7 avril 4 07 /04 /Avr 10:42

La face cachée d'Alassane Ouattara

Le chercheur Michel Galy, spécialiste de la Côte d’Ivoire, présente le "côté obscur" d’Alassane Ouattara, à la tête d'une armée de « chefs de guerre sanglants », qui, selon lui, pourraient bientôt piller Abidjan.

La Rédaction |  RMC.fr  |  06/04/2011
71
réactions
La face cachée d'Alassane Ouattara
 
© ReutersAlassane Ouattara
Sur RMC ce mercredi matin, le politologue et chercheur au Centre d’études sur les conflits, Michel Galy, auteur de Guerres nomades et sociétés ouest africaines (édition L’Harmattan), dresse un portrait duel du président ivoirien.
« Ouattara a plusieurs facettes… »
Selon lui, Ouattara n'est pas seulement le président très occidentalisé que la communauté internationale a adoubé : « Alassane Ouattara a plusieurs facettes. C’est un homme très policé, qui a fait ses études au Etats-Unis, qui a été directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI) pour l’Afrique.
Mais c’est aussi celui qui depuis 2002 a été derrière la rébellion qui tenait les deux tiers de la Côté d’Ivoire et qui est arrivée au pouvoir par les armes, avec le massacre de Duékoué, une petite ville dans l’ouest où ses troupes ont massacré un millier de personnes il y a quelques jours, selon Caritas et d'autres ONG. »
Ouattara est en effet arrivé au pouvoir par la grâce de Félix Houphouët Boigny. A la mort de ce dernier, il a gouverné le pays et réprimé des manifestations de façon très violente. A cette époque-là, il met notamment Laurent Gbagbo, son épouse Simone et son fils Michel en prison pendant six mois.
« Appuyé par des conseillers occidentaux »
Des troupes pro-Ouattara dans lesquelles se cache selon Michel Galy, une dérive ethnico-régionale très dangereuse : « Ses soldats sont les guerriers qui, en 2002, étaient un millier, et depuis se sont "multipliés". Il y a des chasseurs traditionnels, des conseillers, voire des forces du Burkina et du Nigéria, et au minimum un appui logistique de conseillers occidentaux – sans doute français et américains –, qui explique cette sorte de guerre éclair en 3 jours où l’armée de Ouattara est descendue de Duékoué vers Abidjan. »
Selon Le Canard Enchainé, la France aurait même fourni des armes aux forces de Ouattara. Un membre des services du renseignement français y affirme : « On a fourni des conseils tactiques aux FRCI » (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) mais aussi « des munitions et des Famas » (fusils d’assaut).
« Les militaires risquent de se payer en pillant, violant, tuant… »
Inquiet pour la capitale ivoirienne et ses civils, Michel Galy ajoute : « Tous ces chefs de guerre du nord vivent de rackets, de pillages depuis 2002, et ils observent un système de violence continue sur les populations, tel qu’à mon avis les élections au nord sont très contestables.
Les chefs se payent sur les rackets, mais les petits militaires de base ne sont pas payés et risquent de se payer en pillant Abidjan, en violant, peut-être en tuant les partisans de Gbagbo ; c’est un grand risque dans les jours à venir. »
Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara
Mardi 5 avril 2 05 /04 /Avr 11:00

Le côté obscur d'Alassane Ouattara

Alassane Ouattara n'est pas que le très occidentalisé président ivoirien reconnu par la communauté internationale. Le politologue Michel Galy revient sur le versant plus "sombre" de celui qui est à la tête d'une armée de "chefs de guerre sanglants". Par Céline Lussato.

  • Agrandir la fonteRétrécir la fonte
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Traduire
  • Réagir (21)
Alassane Ouattara à l'Hôtel du Golf, à Abidjan, le 5 mars (c) AfpAlassane Ouattara à l'Hôtel du Golf, à Abidjan, le 5 mars (c) Afp

Alassane Ouattara a deux versants et il m'arrive pour illustrer cela de parler de Docteur Ouattara et Mister Alassane. L'un est très occidentalisé, formé aux Etats-Unis. Il a été directeur Afrique du FMI, est anglophone, toutes choses qui plaisent aux USA d'autant qu'il est néo-libéral d'idéologie économique. Ceci dit, le système politique ivoirien n'a pas cela comme référence. Personne ne vote pour lui parce qu'il est néo-libéral de même que très peu votent pour Laurent Gabgbo parce qu'il est social-démocrate.

L'autre versant, plus sombre, est mis en exergue par ceux qui disent que la Côte d'Ivoire est à feu et à sang depuis qu'Alassane Ouattara est arrivé par la grâce de Félix Houphouët-Boigny. A la mort de ce dernier c'est d'ailleurs Alassane Ouattara qui gouvernait et qui réprima des manifestations de façon très violente. Il mit notamment à cette époque-là Laurent Gbagbo, son épouse Simone et son fils Michel en prison à la maison d'arrêt d'Abidjan durant six mois. Et ce sont des choses qui ne s'oublient pas.

Ensuite, tout va, même si on n'a pas de preuve, dans une responsabilité politique d'Alassane Ouattara dans le coup d'Etat de 2002. Une tentative de coup d'Etat qui a essaimé dans tout le pays, mais qui échoua à Abidjan. Deux tiers du pays étaient alors tenus par la rébellion rebaptisée par la suite Forces Nouvelles et qui sont aujourd'hui l'essentiel des forces militaires pro-Ouattara.

 

Cette dualité dont vous parlez est-elle visible encore aujourd'hui?

- Actuellement cette dualité persiste. D'un côté Alassane Ouattara est cet homme à la stature revendiquée d'homme d'Etat adoubé par la communauté internationale, avec une répartition des rôles avec Guillaume Soro à qui est donné le commandement militaire. Et de l'autre, dans le côté obscur, et que souvent l'Occident ne voit pas, il y a les forces qui portent Alassane Ouattara et la dérive ethnico-régionale qui s'y cache. Car dans ses forces on trouve les dioula, c'est-à-dire les Nordistes et ceux qui viennent du Mali, du Burkina, du Niger, et d'ailleurs peut-être qu'il y a des conseillers de ces pays qui l'ont amené à mettre en place cette guerre éclaire qu'il vient de mener ces derniers jours. Et si on prend en compte la vision autochtone, les Sudistes se sentent le dos à la mer devant cette vague dioula qui dure depuis une centaine d'années.

Les dioulas ont tendance à dire "le pays est à nous" et les sudistes disent "on n'a plus rien à perdre" et risquent de résister très longuement à l'offensive de Ouattara.

 

Dans cette bataille, si vous confirmez que Guillaume Soro a la charge militaire, c'est bien Alassane Ouattara qui est à la tête des opérations?

- C'est une répartition des rôles politique et médiatique. Mais ils sont en accord. Alassane Ouattara est responsable de ce qui se passe. Et là, en ce moment, ce sont des chefs de guerre sanglants comme Wattaoo, qui dirigeait la garde de Ouattara à l'hôtel du Golf et a été déplacé dans l'Ouest il y a quelques temps, qui arrivent sur Abidjan avec des militaires de base dépenaillés, sans salaire, qui ont l'intention de se payer sur la conquête d'Abidjan. Ces derniers pratiquent une guerre traditionnelle où les pires massacres sont admis et c'est ce qu'on a vu à Duékoué au lendemain de l'offensive des pro-Ouattara où entre 800 et 1.000 civils selon Caritas et d'autres ONG ont été tués.

Donc on est inquiet pour Abidjan. On ne peut pas parler de génocide car il y a 50% de la population qui soutient Gbagbo et 50% Ouattara. Mais on peut craindre ce que Jacques Sémelin appelle des "massacres de masse" entre les deux camps. On redoute que, bientôt, on s'en prenne aux civils, voir que les civils s'affrontent directement comme à Brazzaville en 1991

Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara
Samedi 19 février 6 19 /02 /Fév 08:03

 

>
Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara
Mercredi 2 février 3 02 /02 /Fév 09:55

Crise Ivoirienne

ou comment l'ONU prend la démocratie en otage

 

 

Les traits de la nébuleuse apparaissent...

 

janvier 20e, 0:39

Le conflit post-électoral de Côte d’Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien. On connaît les amitiés internationales d’Alassane Ouattaradont DSK, Sarkozy et tout le gratin politique français. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien: George SOROS.

Selon la lettre du continent du 25 novembre 2010 relatif au financement de la campagne d'ADO:

"ADO", qui se prépare à cette échéance depuis quinze ans, a pu compter sur sa fortune personnelle accumulée depuis plus de deux décennies. En outre, le milliardaire américain George Soros aurait mis à sa disposition un Grumman 4, rebaptisé "RHDP Solutions"

Mais George Soros a donné bien plus qu’un jet privé à Ouattara. Pour savoir quels sont les objectifs de George Soros - multimilliardaire né en Hongrie en 1930, chantre de la globalisation dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives – il faut lire cet excellent article de Léandra Bernstein  «La guerre secrète du misanthrope George Soros» dont les premiers paragraphes sont édifiants:

 

« La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l’extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l’ingérence extérieure. (…) Certes, il est difficile de s’ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème. »

- George Soros, “The Deficiencies of Global Capitalism”, in On Globalization, 2002

 

Depuis fort longtemps, l’action et l’argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats,en remplissant les caisses d’organisations « philanthropiques » ou« droitdelhommistes ». Nous examinons brièvement ici un des aspects de cette opération.

 

Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le Open Society Fund, destiné à « ouvrir des sociétés fermées ».

Aujourd’hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que « les Etats ont des intérêts, mais pas de principes », Soros explique qu’une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu’une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens. Ceci explique son admiration sans limites pour les Nations Unies (surtout le Conseil de sécurité), l’OMC et la Banque mondiale, et sa collaboration avec eux.

 

Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui «achètent» ensuite d’importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir une « société fermée ».

Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c’est une société fermée. Si une nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l’aide de tarifs douaniers et de régulations, c’est une société fermée. Toute nation qui rejette la mondialisation (c’est-à-dire l’impérialisme du libre-échange) est condamnée au même titre et fera l’objet d’attaques de la part des organisations de Soros et de son organisation secrète.

 

Parmi les organisations de renseignement de style britannique sous la supervision de Soros, on trouve l’Open Society Institute (OSI), Human Rights Watch, la Fondation Soros, et l’Initiative relative à la transparence des industries extractives.

 

En 2002, Soros reconnut avoir déboursé plus de 2,1 milliards de dollars en cinq ans dans ces entreprises philanthropiques. Il écrit à leur propos : « Elles travaillent avec le gouvernement lorsqu’elles le peuvent et indépendamment du gouvernement lorsqu’elles ne le peuvent pas ; parfois elles sont carrément dans l’opposition. Lorsque les fondations peuvent coopérer avec le gouvernement, elles peuvent être plus efficaces ; lorsqu’elles ne le peuvent pas, leur travail est d’autant plus nécessaire et apprécié, car elles offrent une source de financement alternative pour la société civile. En règle générale, pire est le gouvernement, mieux est la fondation car elle jouit de l’engagement et du soutien de la société civile. »

 

George Soros a versé 100 millions de dollar à Human Rights Watch depuis 10 ans pour s’acheter les services de cette ONG, dont les enquêtes  sur la Côte d’Ivoire ont un eu un impact médiatique crucial dans l’œuvre de diabolisation du président Gbagbo, permettant à Ouattara de recruter ses « rebelles » grâce à la propagande des charniers de Human Rights Watch

 

La dernière manœuvre de George Soros est la sordide attaque contre les producteurs de cacao ivoiriens par le groupe de lobbying Avaaz, intimementlié à George Soros selon le ministre canadien John Baird. George Soros n’a pas jeté son dévolu que sur la Côte d’Ivoire, mais sur de nombreux autres pays africains qu’il déstabilise afin de les laisser aux griffes des spéculateurs anglo-saxons.

 

ADO n’est pas le seul homme politique redevable à George Soros, qui a aussi financé la campagne de Barack Obama!

 

 

 

 

 

 

Ivorian crisis

or how the UN is taking democracy hostage

      

The features of the nebula appear ...

criseivoirienne

January 20th, 0:39

 

The post-election conflict in Côte d'Ivoire far exceeds the Ivorian political microcosm. We know the international friendships of Alassane Ouattara, among them DSK, Sarkozy and the French politician “who's who”. One should however not forget a name very seldom mentionned in the Ivorian peace process: George SOROS.

According to “the letter of the continent” of 25th November 2010 relating to the financing of the campaign of ADO:

"ADO", which has been preparing for this deadline for fifteen years, has relied on his personal wealth accumulated over two decades. In addition, the American billionaire George Soros has made available a Grumman 4, renamed "RHDP Solutions.

 

But George Soros has given more than a private jet to Ouattara. To know what are the goals of George Soros - multibillionaire born in Hungary in 1930, champion of globalization, whose fortune comes from speculative maneuvers – one should read this excellent article by Leandra Bernstein "The Secret War of misanthropic George Soros” whose opening paragraphs are instructive:

 

"Democracy and open society can only be imposed from outside, because the principle of sovereignty precludes external interference. (...)While it is difficult to interfere in the internal affairs of sovereign countries, but it is important to recognize the problem. "

- George Soros, "The Deficiencies of Global Capitalism", in On Globalization, 2002

 

For a very long time, action and money from George Soros became tools to dismantle the national sovereignty of states, filling the boxes of "philanthropic" or "droitdelhommistes” organizations. We briefly discuss here one aspect of this operation.

 

At the time of the first criminal investigation against him for manipulating stock prices in 1979, George Soros launched the Open Society Fund, intended to "open closed up societies."

Today he is active in 29 countries. Affirming that "States have interests but no principles," Soros said that an ideal open society eliminates the specific national interests, while a political structure and financial crisis would take responsibility for the defense of many people. This explains his admiration limitless for the United Nations (especially the Security Council), WTO and World Bank, and collaboration with them.

 

To this end, Soros philanthropies provide its financial liquidity, which "buy" then large segments of the population, which in turn unleashed to bring down any government that tries to maintain a "closed society".

If a nation wants to control their own natural resources, is a private company. If a nation wants to develop its economy and its labor force by using tariffs and regulations, it is a private company. Any nation that rejects globalization (that is to say, the imperialism of free trade) is convicted in the same way and will be attacked by organizations of Soros and his secret organization.

 

Among the intelligence organizations of British style under the supervision of Soros can find the Open Society Institute (OSI), Human Rights Watch, the Soros Foundation and the Initiative on the Extractive Industries Transparency.

 

In 2002, Soros acknowledged that he paid more than $ 2.1 billion in five years in these philanthropic companies. He writes about them: "They work with the government when the government can and regardless of when they can not, sometimes they are squarely in opposition. When foundations can cooperate with the government, they can be more effective when they cannot, their work is especially needed and appreciated because they provide an alternative source of funding for civil society. In general, the worse the government, the foundation is better because it enjoys the commitment and support of civil society. "

 

George Soros has poured 100 million dollars at Human Rights Watch for 10 years to engage the services of the NGO, whose investigations into the Ivory Coast have had a crucial impact on the media in the work of demonization of President Gbagbo allowing Ouattara to recruit rebels through the propaganda of mass graves of Human Rights Watch

 

The latest move by George Soros is the sordid attack against Ivorian cocoa farmers by the lobby group Avaaz, intimately tied to George Soros as the Canadian Minister John Baird. George Soros has not set his sights on the Cote d'Ivoire, but in many other African countries that allow them to destabilize the clutches of speculators Anglo-Saxon.

 

ADO is not the only politician beholden to George Soros, who financed the campaign of Barack Obama!

Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara
Samedi 8 janvier 6 08 /01 /Jan 21:58

 

 

« C’est à Neuilly, en 1990, que le maire de l’époque, un certain Nicolas Sarkozy, célèbre leur mariage et le couple aura deux enfants. Par la suite, Dominique Ouattara, qui est aussi très proche des milieux israéliens, progresse dans le monde des affaires. »

Alors que la Côte d’Ivoire traverse une crise politique très grave, Colette Braeckman, la spécialiste de l’Afrique du quotidien belge Le Soir, dont on connaît l’hostilité radicale pour tout ce qui concerne Israël, publie un article intitulé « les actrices Simone et Dominique : les deux femmes puissantes d’Abidjan », dans lequel elle donne ces informations forts utiles sur Mme Alassane Ouattara, la “blonde et radieuse” “rivale” de Simone Gbagbo. Extraits :

« Moins connue mais tout aussi puissante, Dominique Ouattara, née Novion voici 56 ans, soutient son mari avec la même fermeté que sa rivale Simone et presque depuis aussi longtemps. Alors qu’elle était encore Dominique Folloroux, épouse d’un Français, l’ambitieuse et ravissante jeune femme prit, en 1979, les rênes de la société immobilière Aici, gérant les propriétés immobilières du vieux président Houphouët-Boigny et de son collègue Omar Bongo du Gabon. Comment la présidente d’honneur de la Chambre syndicale des syndicats immobiliers de Côte d’Ivoire n’aurait-elle pas rencontré le jeune et brillant Premier ministre du « Vieux », Alassane Ouattara, chargé de remettre le pays sur la voie de la rigueur et de « faire atterrir » la dévaluation du CFA ?

C’est à Neuilly, en 1990, que le maire de l’époque, un certain Nicolas Sarkozy, célèbre leur mariage et le couple aura deux enfants. Par la suite, Dominique Ouattara, qui est aussi très proche des milieux israéliens, progresse dans le monde des affaires [... ]. »

 

vendredi 24 décembre 2010

Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Informations sur la famille Ouattara

Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2014
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés