Africains mais citoyens français

Dimanche 12 juin 7 12 /06 /Juin 09:55




Pour marquer leur opposition à la Nuit Africaine, gigantesque manifestation festive, un groupe de militants affiliés à Africains mais citoyens français, a été interpellé.



Arborant des t-shirts évoquant les multiples guerres, massacres et génocides perpétrés en Afrique sous couvert de l'ONU et de la France, ces militants se déplaçaient en groupe devant le stade, sans pancartes et ni scander de slogans.


Après leur arrestation ils ont été conduits au commissariat de Bobigny où une vingtaine de sympathisants est allé attendre leur sortie.

 

 

 

 


Alors que la libération était en cours, tous été gazés au lacrymogène. Une jeune femme est actuellement hospitalisée pour avoir inhalé les gazs envoyés par la police.Une dizaine de personne est toujours détenue pour manifestation sans autorisation.


Revuedepresse-ci

Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Africains mais citoyens français
Dimanche 15 mai 7 15 /05 /Mai 21:58

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Linda, membre du collectif

« Africains mais citoyens français»

 

RevuedepresseCI : Bonjour Linda, vous faites partie du collectif « Africains mais citoyens français ! » que nous rencontrons régulièrement lors des manifestations pour la libération de Laurent Gbagbo. Vous intervenez lors des sitting pour présenter une pétition. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

 

Linda : Oui tout à fait, cette pétition a pour but de rassembler la diaspora africaine autour d'un seul et même vote, nous voulons vraiment créer une cohésion, une unité de manière à avoir une seule voix, qui sera la voix des citoyens français d'origine africaine.

 

RevuedepresseCI : Comment vous est venue l’idée de cette pétition ?

 

Linda : L'idée de cette pétition nous est venue tout simplement par rapport à la crise ivoirienne, suite aux difficultés que rencontre le pays. On s'est rendu compte à travers cette crise que nous n'étions pas entendus, que l'information ne passait pas. Nous avons essayé de plusieurs façons de mettre au courant les gens mais nous n'étions pas écoutés.

Finalement on s’est rendu compte qu’en France l’électorat était vraiment important et que les citoyens pouvaient faire pression, qu’agir sur les élections présidentielles pouvait être une bonne manière de se faire entendre.

 

RevuedepresseCI : Vous utilisez souvent l'expression «  franco-africain », pourtant le mouvement est bien ivoirien à la base ?

 

Linda : Effectivement on peut dire que le mouvement est ivoirien à la base. Comme je viens de l'expliquer il intervient à la suite de la crise ivoirienne et du fait que beaucoup de membres du collectif sont d'origine ivoirienne, mais il ne touche pas que la Côte d’Ivoire. C’est vrai que la Côte d'ivoire est l'exemple qui nous a motivés à rassembler les africains autour de cette idée mais il s'agit de citoyens français d'origine africaine. On est, on doit, tous se sentir touchés, interpellés et indignés par ce que vit la Côte d'Ivoire aujourd’hui. Parce que ça peut se produire ailleurs.

C'est la Côte d'Ivoire qui est touchée, demain cela peut être un autre pays d'Afrique, et dans ces pays, il y a aussi des ressortissants français qui subissent les contrecoups de la politique française. Donc le mouvement s'étend, il ne reste pas aux portes de la Côte d'Ivoire, il s'étend dans toute l'Afrique.

 

RevuedepresseCI : Comment voyez-vous la situation des bi-nationaux en France et à l’étranger aujourd’hui ?

 

Linda : Nous sommes révoltés. Nous sommes en pleine crise avec la Côte d'Ivoire et la Lybie, et nous sommes aussi en crise interne. Le fait que les politiques pensent à mettre des quotas dans le milieu du sport, le fait qu'ils suggèrent la suppression de la bi-nationalité, de nous extraire un droit. On n'est pas à moitié français, et un peu d'un autre pays. Non, on est français parce qu'on est né ici, qu'on a vécu ici, qu'on a grandi ici, on a la nationalité française mais on vient aussi d'un pays d'Afrique. Donc nous sommes entièrement français et entièrement africains. Il faut que ce soit pris en compte, personne n’a le droit de nous retirer une partie de nous. C'est vraiment révoltant.

En plus de cela il y a la politique que le gouvernement français est en train de mener. En Côte d'Ivoire, il y a des ivoiriens qui sont touchés c'est indéniable mais à côté de cela il y a de nombreux ressortissants français qui vivent dans ce pays et qui subissent totalement la politique menée par la France, et cela me peine car ce sont eux qui sont en première ligne, qui aux yeux des nationaux, représentent la France. Ils ne sont pas sensés représenter leur gouvernement, mais parfois, cela retombe sur eux, et c'est déplorable.

 

RevuedepresseCI : A ce jour avez-vous eu des contacts avec des partis politiques français?

 

Linda : Nous avons eu des contacts avec beaucoup de mouvements, d'associations qui nous ont approchées pour que nous mettions nos idées en commun de manière à travailler et avancer ensemble. Notre mouvement est jeune, il a à peine un mois et nous nous sommes rendus compte qu'il y a un réel engouement, que les gens attendaient une initiative comme celle-la pour se réunir autour d’un concept qui parle d'unité de la diaspora africaine, alors qu'on parle toujours de diaspora d'un pays ou d'un autre. Nous avons été approchés par des associations pour les droits de l'homme ou qui luttent contre les exactions en Côte d'Ivoire ou autre, et nous nous sommes mis à travailler ensemble.

 

RevuedepresseCI : Oui, mais la question concernait particulièrement les partis politiques, notamment parce que nous savons que le 1er mai un leader du CRI (Conseil pour la Résistance Ivoirienne et panafricaine)  a appelé à manifester avec le FN.

 

Linda : Il faut savoir que la démarche est récente. Nous débutons, et essayons d'atteindre notre but qui est de fédérer un maximum d'africains citoyens français. Pour le moment il est prématuré de rentrer en discussion avec un parti quel qu'il soit, car nous voulons voir quel parti sera le plus à même de servir nos intérêts, aussi bien en France, qu'en Afrique. Il faut un parti qui se démarque des autres car au jour d'aujourd'hui aucun parti ne nous a tendu cette main, ne nous a montré qu'il était prêt à servir nos intérêts, alors que c'est ce que nous recherchons.

Pour revenir sur la question du CRI il faut savoir que c'est un mouvement que l'on supporte pour son idéologie de la résistance, il incarne le refus des pays africains de se laisser marcher dessus et effectivement nous sommes en cohésion. Mais notre mouvement ne fait pas parti du CRI. Nous sommes deux entités différentes qui travaillent main dans la main.

 

RevuedepresseCI : Combien avez-vous réuni de signatures à ce jour?

 

Linda : A ce jour nous avons recueilli environ 3000 signatures à Paris et à Caen, à savoir que ce sont les villes où il y a eu le plus souvent des manifestations et qu’actuellement nous ciblons les personnes qui y participent. Donc les signataires proviennent uniquement de ces deux villes, ce qui est très encourageant pour notre action, pour notre initiative sachant qu’en France il n’y a pas que Paris, il y a encore beaucoup de villes à explorer. On vise également les binationaux qui vivent à l’étranger. Par exemple les 8000 qui vivent en Côte d’Ivoire. C’est un potentiel énorme.

 

RevuedepresseCI : Pour l’heure la pétition n’est disponible que sur papier ?

 

Linda : Jusqu’à il y a quelques jours la pétition n’était disponible que sur papier mais désormais vous pouvez trouver la pétition en ligne sur ecmci.org.

C’est plus facile pour toutes les personnes qui sont à l’étranger que l’on ne peut pas contacter qui se sentiraient touchées par cette initiative.

 

RevuedepresseCI : Qu’est-ce qui est prévu pour la suite ?

 

Linda : Notre mouvement est fait pour rassembler, créer une unité africaine. L’unité ne passe que par la discussion, la concertation. Nous pensons donc organiser des réunions d’information, d’échange, de manière à ce que les doléances des uns et des autres soient prises en compte ; et à pouvoir réunir tout cela pour aller dans un seul et même sens.

Nous avons aussi un événement de taille prévu pour le début de l’année 2012 mais tous les signataires de la pétition seront informés en temps voulu.

 

RevuedepresseCI : Un dernier message pour nos internautes ?

 

Linda : Un dernier message tout simple, on parle d’élections, d’exercer son droit de vote, c’est bien d’avoir la nationalité mais si on n’est pas recensé, si on n’a pas fait la démarche de réclamer sa carte d’électeur, signer la pétition ne sert à rien.

Donc s’il vous plaît, allez dans vos mairies, allez vous inscrire pour jouir de ce droit de vote, pour vraiment avancer ensemble et que l’action porte ses fruits.

 

Interview RevuedepresseCI le 11 mai 2010

Par revuedepressecigbagbo.over-blog.com - Publié dans : Africains mais citoyens français
Dimanche 15 mai 7 15 /05 /Mai 16:59


Certains d'entre vous ont reçu ce jour ce SMS "Pic-nic de 14h à 18h au bute chaumont metro 7bis bute chaumont ou metro 5 laumiere, avec le pr. Coovi gomez : nouvel stratégie du sematawy, aliance avec le cri-panafricain. Mise en place ds boycott. Stratégie à adopter pr ls élections de 2012. Aporté votre cace croute svp. Faite tourné merci."

Celui-ci n'a été envoyé ni par notre collectif, ni par le CRI Panafricain, il est l'oeuvre d'anonymes qui souhaitent perturber notre mouvement.
Pour l'heure aucune rencontre n'est prévue.
Vous trouverez les informations fiables sur le mouvement sur notre page Facebook, le site d'information revuedepressecigbagbo.over-blog.com et le site ecmci.org.
Le collectif "Africains mais citoyens français"

Signez la pétition en ligne

http://ecmci.org/?q=content/p%C3%A9tition-pour-lenregistrement-des-binationaux

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